31/08/06
Billets de Mars 2006
Note de l'auteur : Les billets sont classés par ordre déchronologique. Si vous avez une question ou un problème, écrivez-moi. Si vous voulez savoir pourquoi tout est grisé comme ça et d'où tout ça vient, et pourquoi tout est compilé de cette manière, c'est que manifestement vous n'avez rien lu du titre de ce Blog, ni les billets avant celui-là... Mais soit, je réexplique. Ceci est al compilation d'un mois de billets publiés sur mon ancien Blog, avec la mise en page à peu près respectée, mais sans les photos (doù, parfois, quelques incohérences quand le billet y fait allusion, mais rien de grave). C'est classé du plus récent au plus vieux parce que c'était comme ça sur l'ancienne page. Tout bêtement. A bon entendeur...
08/03/2006 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Tu seras un homme, ma fille | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Aujourd'hui, c'était la journée de la femme. A ceux qui s'insurgent qu'il n'y a pas de journée de l'homme, vous n'aurez qu'à répondre que ce sont les 364 autres... Oui, même si les droits des femmes sont archi-reconnus partout dans nos pays civilisés (enfin, admettons...), elles ont encore besoin de leur jour dédié pour rappeler au monde que, pas si loin que ça, il y a des femmes défigurées, mutilées et tuées au nom de pas grand chose. A part ça, ces histoires de voile islamique c'était du vent, du moins en France. A mon avis, privez de scolarité les petites filles qui le portent et elles n'auront aucune chance d'apprendre pourquoi elles ont le choix puis de décider en connaissance de cause... On en a fait tout un plat, et, rétrospectivement, ce très petit nombre de jeunes filles voilées monté en épingle par les médias préfigurait les tensions religieuses qui nous secouent aujourd'hui. Au sujet des femmes battues, car il faut en parler : C'est innommable, évidemment, mais on ne parle jamais des hommes battus. C'est pourtant le fond de très nombreux cas de violences conjugales. De même, on imagine la violence conjugale comme rarement réciproque, alors que c'est le cas pour beaucoup de couples: ils en viennent aux mains... Et à tout âge ! Si, si, ça arrive aux vieux aussi. Et les coups font plus mal passé un certain âge. Mais il faut bien le dire, en cette journée de la femme, que peut-on dire sur ce sexe qui ne soit pas d'une affligeante banalité ? C'est vrai, je suis de parti pris, vu que sexuellement je n'ai jamais trouvé les femmes très intéressantes. Nous avons déjà parlé des clichés rebattus dans un précédent billet, ainsi que de l'anatomie féminine (le "pénis inversé"...), et franchement, tout ça date aussi un peu. Oui, que dire ? La femme est l'avenir de l'homme ? Je suis contre les femmes, tout contre ? Demain sera féminin ? Femmes, je vous aime ? Où sont les femmes ? Femmes, femmes, femmes ? Femme des années 80 et femme jusqu'au bout des seins ? Être une femme libérée, tu sais, c'est pas si facile ?... Ce sont ces phrases toutes faites qui le sont, faciles, et leur sens est devenu politiquement correct même s'il ne l'était pas au départ. Certes, il est tout de même un peu étonnant qu'on ait attendu jusque là pour s'apercevoir que 52% de la population mondiale, ce n'était pas une minorité, mais bien quelque chose de ridiculement banal. On appelle encore ça le "sexe faible", mais à mot couverts, sans doute parce qu'elles n'arrivent pas toujours à ouvrir les pots de confiture du premier coup, mais à vrai dire ça m'arrive aussi, alors... Quant au terme "beau sexe", alors là, je m'insurge... Et j'aimerais répondre, avec le large soutien de nombreux congénères masculins, à celles qui ont trouvé le slogan "ni putes, ni soumises", un fort et clair "ni macs, ni machos", parce qu'aujourd'hui une femme a le droit d'être féminine ET d'avoir une carrière, voire d'être hommasse, mais qu'on regarde encore bizarrement les drag queens et les travestis. Sans parler des Trans. Enfin, on n'a pas trop à se plaindre, nous, les mecs : Ici, la Vénus de Milo a retrouvé ses bras et le David de Michel-Ange n'a pas perdu son sexe. A quand la même chose partout dans le monde ? | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Avalez la fumée | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Avez-vous vu la dernière publicité pour les meilleures tables parisiennes ? Bon, quand je dis "meilleures tables", c'est subjectif. Certaines sont excellente,s d'autres sont très bonnes, toutes ou presque sont hors de prix, et un bon ami à moi s'est fait refouler à l'entrée de l'une d'elles... Et, pour ma part, je ne suis pas très "nouvelle cuisine", donc je raye d'office un certain nombre de soi-disant grands restaurants de ma liste personnelle. La publicité en question est un petit guide distribué dans les restaurants qui y sont mentionnés (en général il est sur une table près du vestiaire ou apporté discrètement au moment de l'addition, il y a tout de même un certain standing à respecter...) avec les restaurants de l'association "best restaurants in Paris". Un resto par page, la photo du chef et du propriétaire à chaque fois, classés par thème, avec plusieurs index pour s'y retrouver. Ce qui est génial, c'est la présentation : On dirait un paquet de Gitanes. C'est bleu foncé, large, ça s'ouvre comme un paquet de cigarette et le logo fait penser à une quelconque marque de tabac. Le plus fort, ce sont les messages en grosses lettres façon faire-part de décès qu'on trouve sur les vrais paquets, mais détournés : "Bien manger ne tue pas" et "Bien manger contribue à votre plaisir et à celui de votre entourage". Rien que pour avoir paraphrasé les slogans hypocrites au nom si noble de la bonne chère, allez voir leur site. Il n'y est pas fait mention de cette publicité, ce n'est rien d'extraordinaire, mais ça vaut le coup d'y aller... Si vous aimez bien manger et que vous êtes en fonds. Oui, je sais, il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. Mais c'est à l'Avare Harpagon que Molière le fait dire, et je gage que vous n'êtes pas aussi pisse-vinaigre ! | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
07/03/2006 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Bon sang, mais c'est bien sûr ! | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Si vous allez aux Lilas, banlieue parisienne dont je parlais l'autre jour, vous trouverez peut-être une sinistre ruelle boueuse, étroite, ou se profile un arbre mort qui surplombe le microscopique panonceau qui indique un musée. Si vous trouvez le chemin, c'est que, comme moi, vous aurez réservé par téléphone au propriétaire de ce musée privé, le musée des vampires. Il est unique, et son propriétaire est Jacques Sirjent (Sirgent pour la presse). Unique au monde, il 'est, mais pas parce que c'est le seul musée sur le vampirisme... Une seule pièce ("mais je suis en tarin d'en aménager d'autres", nous dit Jacques, un homme entre deux âges plutôt quelconque) et pas de visite, rien de rare ni précieux... Mais une marée de gris-gris forains, farces et attrapes, peintures fluorescentes, affiches de vieux films de vampires, photos d'acteurs et objets en résine vaguement gothiques. Ici et là, des photos dédicacées ornent les murs, ainsi que des masques en caoutchouc d'un goût douteux. Un collage de diverses images du diable et de Vlad Tepes, indistinctement mêlées, vous montre le niveau du lieu : la maternelle. Pire: le mur du fond affiche d'indicibles croûtes, mauvais portraits de Brad Pitt et de Tom Cruise dans Entretien avec un Vampire et "visions romancée" de la comtesse Bathory. Ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler un musée, mais l'antre d'un terroriste culturel. Il vous recevra sur de vieux canapés (il fait ça chez-lui, pourquoi se gêner...) et vous offrira un kir à la cerise (parce que c'est rouge, ça fait genre "Dracula"). Puis, il vous assommera pendant environ deux heures et se fera payer la modique somme de 6 euros : assez cher pour un kir et le déplacement. La différence avec moi c'est que j'assomme gratis, et je ne mens pas. Lui vous abreuve de contrevérités historiques pas tant sur les vampires que sur l'occulte en général, sortant sans honte des études peu sérieuses, des statistiques du style "on peut multiplier les chiffres par trois parce que visiblement, c'est plus", une histoire des Balkans complètement fantaisiste, tout en éludant les faits qui ne l'intéressent pas, tant sur le plan biologique qu'historique ou anthropologique. Pour se justifier, il montrera du doigt une toute petite pile de livres poussiéreux : des dictionnaires datant du XVIIe siècle dans lesquels il a trouvé l'évolution du mot "vampire" depuis ce temps là. C'est très intéressant, mais ça se fait en quelques minutes avec un Littré et une bibliothèque. Des cas rapportés de vampirisme en Roumanie, de la porphyriose (le "vampirisme biologique"), des suceurs de sang de l'antiquité ? Il les ignore. Au lieu de vous parler de religion, de mythes païens et d'ethnologie sérieuse, il vous montrera sans doute son chat mort pris dans de la résine (dans une bassine bleue de salle de bain, de loin, pour éviter qu'on voie les détails). Il dit l'avoir trouvé dans des circonstances hautement occultes, de même que d'autres vagues bouts de trucs qui en ressemblent à rien et n'en prouvent pas plus, et extrapolera quelque conspiration à la mode. Il vous dira qu'il a trouvé des preuves "il y a quelques mois, dans un bazar au pied de la Tour St Jacques, et le bazar a brûlé juste après..." alors qu'il n'y a pas eu d'incendie ni de bazar là-bas depuis au moins dix ans si ce n'est plus. Ajoutez aussi à cela les traces de messes noires trouvées au Père Lachaise (rien que de très normal, si vous voulez mon avis, et rien à voir avec les vampires sauf peut-être via le jeu de rôles...). En sus, il vous fera le coup de la numérologie : dates, chiffres, additions débiles, coïncidences entre les numéros des tombes du père Lachaise, noms des caveaux montés en épingle... Quelques références anticléricales primaires, du conspirationnisme, beaucoup d'allusions sans rien derrière du genre "mais non, ils sont forcément au courant de la profanation de cette tombe, donc c'est eux !", vous voyez le topo. Après ce pathétique propos, il fera passer des classeurs contenant "la plus grande collection de jaquettes de films de vampires d'Europe". Super. Et même si c'était intéressant, on n'a que sa parole, et on a vu ce qu'elle valait. Il termine par des références tellement prévisibles au fait que "les vampires sont gentils, ils ne sont pas obligés de tuer, mais méfiez-vous des vrais vampires d'aujourd'hui, les vampires économiques !". Ben voyons. Entre ça et ses histoires de fantômes soi-disant vécues, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Mais d'où lui vient cette science vampirique ? De nulle part : Ce n'est qu'un ancien professeur d'anglais ("avec des livres en préparation...") avec une formation en histoire de l'art (et, non, savoir analyser un tableau ou une sculpture ne permet pas de se dire historien...). Rien ne dit qu'il est seulement agrégé ou même qu'il a obtenu un diplôme... Et visiblement, avec ma maîtrise d'histoire de la Sorbonne, j'en sais plus que lui. Voyageur qui ne savez pas quoi faire un soir ou une nuit, ne vous égarez pas dans les chemins écartés et bourbeux vers la ruelle maudite, le château incongru de ce bossu mental... Fuyez ce lieu de perdition, vous n'y trouverez qu'une demi pensée aussi mâchée que le papier dont il se sert pour décorer son macabre chez-lui, avec un mauvais goût certain. Fuyez, oui, fuyez ce vampire qui vous pompera... l'air. |
06/03/2006 |
Centuries |
Considérez les quatrains suivants, juste par plaisir... Ils ne sont pas de Nostradamus, mais ils se sont tous révélés exacts les uns après les autres, sauf les deux derniers. Pas mal, hein ?
Non certes, elle n'est pas bâtie Sur du sable, sa dynastie Il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Il peut dormir, ce souverain, Sur ses deux oreilles, serein. Il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Je, tu, il, elle, nous, vous, ils, Tout le monde le suit, docile. Il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Il est possible au demeurant Qu'on déloge le shah d'Iran, Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Qu'un jour on dise "c'est fini" Au petit roi de Jordanie Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Qu'en Abyssinie on récuse Le roi des rois, le bon Négus, Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Que, sur un air de fandango, On congédie le vieux Franco, Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Que la couronne d'Angleterre Ce soir, demain, roule par terre, Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Que, ça s'est vu dans le passé, Marianne soit renversée, Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
("Le Roi", Paroles et musique de George Brassens) |
... Le rut animal ! |
J'ai retrouvé le fil de ma pensée, perdu au détour d'un palindrome piégé : Les films d'horreur animaliers. Oui, vous savez bien, il y a un certain nombre de genres de films d'horreur qui mettent en scène des bébêtes, et l'un d'eux est le film avec un criminel/alien/monstre/animal qui tue tout le monde façon "dix petits nègres", souvent en huis clos. Sinon c'est l'inverse : les humains sont en minorité et doivent fuir ou se retrancher, ou les deux. Dans les deux cas, l'intérêt est le suspense et les variantes du déroulement de l'histoire ne sont pas infinies, même si les protagonistes et le monstre-prétexte sont constamment renouvelés. Depuis que la formule de base du premier de ces films a été établie, presque chaque animal ou plante a bénéficié de sa propre oeuvre, plus ou moins heureuse, et souvent tout à fait incongrue... Au début, ils se limitaient aux créatures considérées comme effrayantes ou un nuisibles : rats, araignées (Arachnophobie, par exemple, loin d'être le premier ni le dernier : on se souvient de La Femme araignée...), serpents, scorpions, piranhas, requins... Puis ça a été les abeilles tueuses, les sangsues, les crocodiles (alligators et autres caïmans compris), fourmis anthropophages, termites... Ou des versions extraterrestres ou géantes de ces animaux. Au bout du compte, on en est arrivé au point ou le manque d'idées était tellement cruel que serpents divers, scorpions variés et chauves-souris exotiques n'ont plus suffi. Les scénaristes des séries B s'en sont pris (souvent mal) à des bêtes parfaitement innocentes mais à mauvaise réputation : les limaces (comme dans Slugs), les cafards, les grenouilles, que sais-je encore... Même les mites ont eu "Mothra", la mite géante des Godzilla. Toujours présents, les aliens, momies, robots, vampires, loups-garous, créatures de Frankenstein ou d'un lagon d'une couleur à déterminer font encore recette. Buffy, La Momie, Van Helsing, tous ceci renouvelle le genre... J'ai dernièrement eu le bonheur de voir le très imaginatif mais pathétique Metal Beast, une série Z avec un loup-garou chirurgicalement et génétiquement altéré pour avoir une peau blindée. Le loulou est un ancien espion/assassin qui s'est injecté du sang de lycanthrope pour un projet top secret (comme d'hab...), et qui est très énervé parce qu'on lui greffe une peau métallique sans son accord. Il tue (presque) tout le monde en bon psychopathe, puis se fait abattre grâce à un obus explosif (seule chose capable de percer le blindage) à pointe en argent fait en dix minutes à partir d'une collection de médailles. Les végétaux ne sont pas en reste, et les plantes extraterrestres façon gros cerveau avec un bec ont fait place à de nouveaux défis pour nos héros éternellement soumis aux clichés les plus pathétiques. Voyez La petite boutique des horreurs et sa plante carnivore, le guerrier écologique et humide de Swamp Thing, et Killer Tomatoes (avec George Clooney !) pour le côté parodique... Mieux encore, Tou Gigantaïou Moussaka. Dernièrement, les progrès de la génétique et des effets spéciaux ont apporté de l'eau au moulin de la série B, et les monstres des profondeurs, dinosaures, clones et mutants divers arrivent en renfort : hommes-requins, dinosaures, carnosaurs, vers géants au cycle improbable de Tremors, mutant amazonien de Relic, insectes chasseurs de Bugs ou de Mimic... Des bêtes de plus en plus réalistes et de moins en moins vraisemblables apparaissent. Tout récemment, le film "La Crypte" (en fait c'est The Cave, mais ça sonnait mal en français, et quand on voit le film ça colle à peu près) est sorti, dans lequel la bête est n'importe quel humain ou animal mutant sous prétexte d'un parasite qui l'adapte à un milieu cavernicole. Et ça fait genre démon-vampire-monstre horrible. Mais l'animal utilisé ici, en dehors de l'apport des légendes judéo-chrétiennes et vampiriques, est assez inoffensif. Il s'agit d'un petit lézard primitif blanchâtre et sans yeux, doté de branchies externes, le protée, qui vit dans certaines cavernes en Roumanie et nulle part ailleurs : c'est un écosystème très fermé, et le pauvre s'est adapté. Ces petites choses ne sont pas dangereuses mais fragiles et en petit nombre, pourtant le film (par ailleurs très marrant) invente toute une faune aveugle, blanchâtre et meurtrière, mutée de la même manière. Il faut aller chercher super-loin, finalement, pour retrouver l'idée originale, mais au bout du compte, si on retire toutes les fioritures, le scénario est simple : les héros vont dans la grotte habitée par des protées (en l'occurrence des mutants dangereux et contagieux) et ils se font tous tuer sauf deux, qui ressortent. L'un est sauf, mais, fin à tiroir prévisible, l'autre se révèle un mutant à la dernière scène. Ils sont vraiment à courts d'idées. Vraiment. C'est le même scénario à tous les coups. Depuis les dents de la mer, il n'y a rien eu de vraiment transcendant dans le genre, à part un ou deux films de serial killers (mais ce ne sont pas des animaux, ceux-là, ça ne compte pas). Bien sûr, ils arrivent à distraire, voire même à étonner, mais le genre est tellement codifié qu'on s'attend à presque tout. Et c'est tellement contraire au genre. Ne l'oublions pas, la série B est à l'origine la désignation des films dont les producteurs n'étaient pas certains du succès... Ceux tournés avec moins de moyens dans le studio "B", pas le "A". C'était donc le domaine de jeunes réalisateurs qui avaient carte blanche pour expérimenter (d'où le fait que la SF soit souvent reléguée à la série B) et se "faire la main", se former... Le domaine même de l'originalité, non du conformisme actuel. Grandeur et décadence ! |
05/03/2006 |
L'ami naturel... |
C'est par ce palindrome que je souhaitais commencer ce billet d'humeur léger, rompant avec les derniers sujets quelque peu dépressifs qui occupaient cette page ces derniers jours. Vous aurez aussi remarqué que la production s'est faite moins régulière, du moins si vous êtes un lecteur assidu... Mais je n'ai pas de comptes à vous rendre. Et puis une seule personne m'a souhaité spontanément ma fête le 28, alors ça vous fera les pieds. Les gens les plus perspicaces en auront déduit mon prénom, ils auraient tout aussi bien fait de me le demander: comme disait l'autre, what's in a name ? Mais revenons à mes élucubrations habituelles. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un palindrome (Si, si, il y en a... Je vous vois, au fond, n'ayez aucune honte !), c'est un mot ou une phrase qui donne la même chose lue à l'envers. Le titre de ce billet est donc un demi-palindrome, ou anacyclique. Plus précisément, c'est un texte dont la succession de lettres est la même, qu'on la parcoure de la droite vers la gauche ou de la gauche vers la droite. Autres exemples de palindromes : Non, Sexes, Ressasser, Rêver, Kayak, élu par cette crapule, mais aussi des lieux communs tels C'est sec, l'âge légal... On en doit beaucoup à Louise de Vilmorin, mais ils existent dans toutes les langues et de grands auteurs s'y sont essayés avec brio. Bref, c'est un petit jeu littéraire infaisable, mais vous pourrez apprendre une liste par coeur et en ressortir des exemples choisis dans vos conversations les plus mondaines, comme un méprisable petit sycophante. Au moins ça servira à autre chose qu'à vous griller les neurones en tentant de faire les vôtres : George Perec a déjà composé le plus long (et lourd...) en langue française, en 1969, et s'il est grammaticalement correct, il n'a que peu de sens. De quoi je voulais vous parler, déjà ? Bah, ça me reviendra un autre jour. |
03/03/2006 |
Et mon derrière, il a la grippe ? |
Dans la série "j'ai appris un nouveau mot inutile", une fois n'est pas coutume, à la télévision... Le mot "rotoluve". C'est comme un pédiluve, sauf que c'est pour les roues. Diablement astucieux, non ? En substance : Les voitures roulent dans de petites rigoles qui mouillent leurs pneus d'une solution sans doute désinfectante, le tout étant mis en place pour maintenir un périmètre de sécurité sanitaire face aux vilains germes. En l'occurrence il s'agit du H5N1, mais ils nous avaient fait le coup avec le prion et la fièvre aphteuse, déjà. C'est merveilleux ! les automobilistes qui rouleraient par mégarde sur un oiseau grippé avant de manger les pneus de leur véhicule sont à présent à l'abri de la maladie. Ce sont les voitures qui transmettent les virus, c'est bien connu, et d'ailleurs ce désinfectant est complètement pur avec toutes les voitures qui y passent dedans. Et tous les microbes sont instantanément tués : même les guanos sur le capot, les plumes sur les jantes et le sang de pigeon sur le pare-choc des automobilistes les plus sanguinaires. Non, franchement, c'est génial. La contamination se fait par des oiseaux (qui volent, si, si...) et on met des petits bains pour les roues en guise de contrôle. Si ça les arrête, c'est pas du désinfectant, ce truc, c'est l'eau de la grotte de Lourdes ! Tout le monde ment dans cette affaire. Le gouvernement nous répète que les oiseaux contaminés ne nous menacent pas en dépit des cas français qui apparaissent, les médias soufflent le chaud et le froid en essayant de sympathiser avec les éleveurs tout en étant alarmistes, les politiciens tentent de se placer en vue de 2007, et les ventes de volailles chutent en dépit du fait que tous les quidams interrogés "mangent du poulet comme avant". Question médications, rotoluves ou pas, ce n'est pas encore au point. Les immunisations de volailles ? Même si ça marche, on n'est pas sorti de l'auberge s'il y a un cas humain qui se déclare, vu que le vaccin humain n'est pas encore prêt et qu'il aurait fallu faire des injections avant de toutes façons. Reste le Tamiflu, réputé "seul remède efficace" (encore que pas tellement...) qui, malheureusement, se fait rare. Quant à l'autre épidémie, celle imprononçable due aux moustiques tropicaux, elle a déjà fait plus de morts en moins de temps. Quand je pense que Greenpeace a le culot de dire que l'homme est le plus grand destructeur de la planète, alors même que les tremblements de terre, les tsunamis, les ouragans et autres catastrophes ravagent les villes du monde entier, rivalisant à peine avec les épidémies, le SIDA en tête... Heureusement, nous voilà bien prémunis, grâce à nos fantastiques rotoluves. |
01/03/2006 |
Schizophrénie mondiale |
Tu ne cèdera pas au péché, à la tentation de gourmandise... Et tu ne mangeras pas de cet animal parfaitement comestible mais tabou même si tu es affamé ! Tu honoreras ton père et ta mère, tu ne blasphèmeras point... Et tu mutileras le prépuce de ton fils avant qu'il puisse se défendre ! Tu feras de jolies fêtes... Et tu exciseras ta femme pour qu'elle ne jouisse jamais ! Tu respecteras l'ordre social et les prêtres... Et tu éviteras certaines personnes qui sont "nées impures", les intouchables ! Tu te souviendras des exploits passés... Et tu battras tes femmes car ce sont des objets ! Tu ne seras pas oisif... Et tu feras des sacrifices humains pour que le soleil se lève ! Tu seras loyal au combat et tu entretiendras ton corps... Et tu feras brûler des gens dans une structure de bois et de paille une fois l'an ! Tu aimeras ton prochain et tu tendras l'autre joue si on te frappe... Et tu tortureras les hérétiques jusqu'à ce qu'ils avouent avoir conspiré avec le Diable ! Tu vénèreras un seul Dieu et son prophète... Et tu trucideras les infidèles au mépris de ta propre vie ! Tu ne prendras aucune vie humaine ou animale... Et tu apprendras à endurcir ton corps et tuer sans armes de douze façons différentes ! Tu seras poli, sobre et hospitalier... Et tu interneras les homosexuels pour leur laver le cerveau !
Cela fait quelques temps maintenant, et ça devient sérieux, le monde souffre de trop de religion et pas assez de Dieu. |
29/08/06
Billets de Février 2006
Note de l'Auteur : Comme toujours, ces billets sont présentés de manière déchronologique. Attention, pour certains billets, il eut été opportun d'avoir la photo qui les accompagnait... Mais j'ai eu la flemme de toutes les remettre. J'en profite donc pour lancer un message à ceux là, rares, qui voudraient obtenir ces photos : Démerdez-vous pour deviner... Et si vous ne pouvez vraiment pas survivre une seconde de plus sans ça, écrivez-moi en précisant bien de quel billet il s'agit (date, titre, peut-être le sujet...), et je vous répondrai courtoisement en vous envoyant la photo (si je l'ai encore) ou en vous disant de quoi il s'agit, sans même vous traiter de sale petit bout de rectum fétide et distendu de babouin hémorroïdaire.
P.S.: J'adore le billet sur les Schtroumpfs. C'est celui qui ets tout en bas.
06/02/2006 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Un classique... Sinon tout ! | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Quelqu'un m'a demandé il n'y a pas longtemps de lui recommander un livre. Ne connaissant pas ses goûts, et me disant qu'avec un tel ouvrage on ne pouvait pas se tromper, je lui recommandai "Les neuf Princes d'Ambre" de Roger Zelazny (il est dans l'une de mes listes si vous êtes curieux). Il n'en avait jamais entendu parler, je lui ai donc dit que le genre était quelque part entre la SF et la Fantasy. Et là, comme on peut s'y attendre, j'entend le sempiternel préjugé contre la science-fiction... Le "Je ne juge pas, mais je ne suis pas très SF" de ceux qui n'en ont jamais lu. Certes, c'est un droit, même si Jules Verne et Herbert George Wells se retournent probablement dans leur tombe en entendant cela... Je répond : "Essaie, au moins, si ça ne te plaît pas cesses de le lire, c'est un classique". Qu'est-ce que je n'avais pas dit là ! Il me regardait comme si j'étais un néo-nazi. L'explication est la suivante : Figurez-vous que pour qu'un livre soit considéré comme un classique par les bibliothécaires, libraires, éditeurs et autres gens de l'écrit, il faut qu'il ait été écrit et édité il y a plus de cinquante ans et qu'il soit à l'heure actuelle régulièrement réimprimé. C'est authentique. J'aurais au moins appris un truc dans cette histoire. Mais c'est quand même assez douteux. Oui, beaucoup de livres qui sont considérés comme "classiques" collent à cette définition. Cela dit, prenez Marcel Proust... Il est toujours édité, mais qui l'a lu ? Je veux dire vraiment lu, pour son plaisir, pas pour l'étudier. Une minorité, tout au plus, même si tout le monde en parle. A ce compte là, autant considérer le bottin, le dictionnaire ou un livre de maths comme un classique : le contenu change autant que celui d'un classique retraduit. Si on respecte vraiment cette définition du puriste, on jette au panier les trois quarts de la SF, à commencer par la majorité de l'oeuvre de Philip K. Dick, et tout ce qui a été écrit après 1956... Y compris ce que tout le monde considère comme un classique, Narnia, le Seigneur des Anneaux, et tant qu'on y est la moitié de Asimov et Van Vogt, l'écriture de Fondation et du cycle d'Isher étant à cheval autour de la date charnière ! On rejette en bloc tous les livres plébiscités par le public, ceux qui ont été adaptés au cinéma et ont fait des millions, ceux qui ont un noyau de fans particulièrement inexpugnable, au profit, certes, de grands auteurs, mais aussi d'un tas de bouses qui n'en appellent qu'à trois intellos moribonds qui se tirent la ficelle en pensant au sous-texte et à combien les élèves des écoles vont souffrir, forcés d'acheter lesdits volumes. Comprenez-moi, je lis les classiques avec plaisir, mais qu'on ne me traite pas d'hérétique inculte parce que j'ose dire que beaucoup de ces bouquins, tout comme beaucoup de la production de chaque époque, ne me plaisent pas. Et j'ose même dire qu'une partie de ces livres sont objectivement chiants. Leur seul intérêt est souvent qu'ils ont plu, ou qu'ils ont été importants, qu'ils ont déclenché quelque chose... C'est bien, mais c'est tout. Par un concours de circonstance, parfois même parce que les éditeurs et les responsables des programmes de l'éducation nationale sont gâteux et s'entendent sur la réimpression pas cher de tel ou tel livre, prétendument à cause de la crise de l'édition ou je ne sais quoi, ces livres sont sacro-saints alors que d'autres tout aussi méritants et de toutes les époques sont inconnus au bataillon, victimes de quelque mode. Certes, ce n'est pas parce que c'est de la SF que c'est bien, ou parce que c'est neuf que c'est mieux, mais ce n'est pas parce qu'il y a marqué "classique" que c'est intéressant. Contrairement à la croyance, on ne découvre pas la lecture par les classiques, ou très peu : le style est souvent trop lourd pour de jeunes cervelles. Entre Harry Potter et Phèdre, les gosses ont fait leur choix... Incidemment, Harry Potter est plus épais et paraît moins long. On ne doit lire que les classiques, disent certains Diafoirus de la littérature, qui veulent amputer les plus vives de nos pages, s'arrogeant le titre de médecin des lettres sous prétexte qu'ils ont un doctorat. Si l'on avait suivi ce conseil, la lecture et les idées qu'on en tire retarderaient de cinquante ans, et nous ne serions sans doute pas allés sur la Lune... Mais soit, techniquement et officiellement, un classique reste un classique. Laissons leur, à ces vieilles barbes qui n'ont jamais rien écrit et qui n'ont rien lu de neuf depuis les cinquante ans de marge qu'ils ont peur de sauter, leurs catégories sans âmes. Qu'ils continuent d'avoir un catalogue de Dewey à la place de la tête, au moins c'est pratique. Qu'ils ne cessent de soigner leurs livres alités sous perfusion plutôt que de s'occuper de leurs successeurs, dignes héritiers des grandes oeuvres du passé. Un vrai classique n'a pas besoin de perfusion, son contenu traverse le temps, nouveau à chaque lecteur, vigoureux et plein de sens. Des clichés ? Oui, mais s'ils ne marchaient pas, ce ne seraient pas des clichés. Continuons de nous gorger des bons livres, des livres ouverts et non fermés sur eux-mêmes, de toutes les époques, et ne boudons pas notre plaisir en nous embarrassant de règles et de décrets... Laissons à l'hospice les aigris du verbe. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
05/02/2006 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Parent couille | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Une fois de temps en temps, il faut bien parler d'un sujet sérieux. Aujourd'hui, si on parlait de l'adoption ? Alors je le dis tout de suite, je veux des enfants. J'adore ces petites larves, j'ai très envie de leur donner de l'amour, de leur apprendre des choses, de leur montrer le monde, de leur faire faire des voyages, de les protéger, de les laisser choisir leur voie... Tout. Donc je suis naturellement en faveur de l'adoption par les couples gays, et de procédures plus faciles. C'était juste pour remettre les pendules à l'heure et donner mon avis personnel, parce qu'on ne parle pas des gays en particulier mais de l'adoption en général. Quand on y pense, c'est très difficile d'adopter, pour qui que ce soit. Et c'est normal, on ne va pas donner un gosse à n'importe qui si on peut éviter qu'il tombe entre les mains d'un odieux, d'un fâcheux, d'un méchant pédophile ou un mort en sursis. Mais c'est quand même très dur. Pensez à la pléthore de couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants, qui rament, qui remplissent des papiers sans fin, qui doivent sans cesse prouver leur bonne foi avant, pendant et après l'adoption alors que tout ce qu'ils veulent c'est un petit bout de chou (peu importe la couleur) et une vraie famille... Alors que des infectes raclures pondent des gosses à tire larigot et les envoient faire la manche... On ne compte plus le nombre de parents indignes, d'histoires de famille horribles, alcoolisme, viols, violence, abandon, parents malades qui font un enfant sans pouvoir s'en occuper par la suite... Mais il y a tellement peu de parents adoptifs qui font ce genre de choses, c'est vraiment l'exception : Ils se sont battus pour avoir leur enfant, et en plus il y a un suivi, il ne manquerait plus qu'ils lui mènent la vie dure ! Cela tombe tellement sous le sens que c'en est parfaitement incongru que nous n'ayons pas mis ça en place : il faudrait le même examen de conscience pour devenir parent que pour adopter. Hélas on ne peut pas réglementer la sexualité et la contraception, déjà parce que c'est immoral, ensuite parce que c'est infaisable... Si on pouvait faire ça, ça ferait longtemps que les maladies vénériennes auraient été vaincues. Tout ce qu'on peut faire c'est essayer de rééquilibrer un peu les choses en transférant les enfants pris aux mères et pères indignes pour les donner à ceux que l'on juge méritants, même si parfois ça rate, même si les parents indignes regrettent, même si tel couple ou tel autre est mal jugé... La compassion et la justice, ordinairement incompatibles, doivent pourtant se mêler ici. C'est un palliatif, mais que faire d'autre ? Ah, comme disait l'autre, monde de merde, tiens. |
04/02/2006 |
Encre antipathique |
Tout le monde a déjà fait des sauvegardes sur CD, ou DVD pour les mieux équipés, de ce qu'il avait sur son disque dur. Pourquoi supposez-vous que ce soit si difficile d'écrire sur un disque ? Enfin, ce n'est pas très dur, mais il faut avoir le stylo approprié. N'en ayant pas, j'ai tenté plusieurs expériences avec les CD et les feutres que j'avais, et ça n'a donné que ce que la NASA aurait appelé un "échec réussi"... J'ai d'abord essayé avec un feutre pour tableau blanc, type Velleda, mais ça s'efface, comme de bien entendu. J'ai essayé avec un marqueur, et non seulement ça pue encore plus mais en plus ça s'efface aussi... Et ça laisse des grosses traces de loches infectes sur mes beaux CDs ! Après j'ai arrêté les frais et j'ai réfléchi cinq minutes... Ayant déjà tenu un marqueur pour CD entre les mains, je me suis souvenu que son encre était soluble dans l'eau. Euréka ! pensais-je. J'ai fouillé un peu partout et réuni tous les feutres que j'ai pu. La plupart des feutres de coloriage de mon petit neveu font soit des traces dégeulasses soit n'adhèrent carrément pas. Comme l'encre de stylo à plume, cela s'accumule en de petites gouttelettes et ça n'écrit pas. Les feutres à bille et autres "Pilot" fins n'écrivent pas non plus, et si on appuie on risque de rayer l'objet. Même les marqueurs à alcool capables d'écrire sur du verre et du métal entre les mains des taggeurs du métro ne font que laisser de grosses traces moches. Pas moyen, sans LE marqueur qui peut écrire sur CES surfaces lisses là, rien à faire. La mort dans l'âme, j'ai dû inscrire la contenu de mes sauvegardes sur des post-it ou sur les jaquettes des boites des CD, en attendant le lendemain ou j'ai fait l'emplette du feutre requis. Et tant que j'y étais, puisqu'il semble que ce soit une denrée rare à la maison, j'en ai pris pour tous ceux qui, chez-moi, utilisent un ordinateur. Oui, parce que cette saloperie, ça s'use vite, ça sèche encore plus vite, et ça n'est pas disponible dans toutes les papeteries. Et ça coûte cher. A plus d'un euro le feutre (en gros dix francs !) et vu la soudaine demande pour ce type de feutre uniquement, ce sont les papetiers qui vont être contents. Peut-on les blâmer, eux ou les multinationales, d'avoir fait exprès de faire des CD sur lesquels on ne peut pas écrire, ou de contrôler le marché des feutres spéciaux (il en existe de plusieurs marques dont certaines ne font QUE des marqueurs pour CD et des CD vierges, notamment disponibles dans les FNACs) ? Bof. J'aurais fait la même chose. Ce n'est pas plus honteux que le prix au détail des CD par rapport au coût de production. La prochaine fois, n'étant plus pris au dépourvu, je m'approvisionnerai autrement. |
02/02/2006 |
MIB est mol |
J'ai revu il y a peu les deux films des Men In Black, coup sur coup. Ne me demandez pas pourquoi, sans doute une idée eue à cause de l'affiche de Chicken Little, c'était un truc entre copains, parfois on prend de mauvaises décisions quand on est jeune... Bon. Eh bien j'étais déçu. Déçu déçu déçu. J'avais bien aimé le premier lors de sa sortie en salle et je l'avais revu en VHS (eh oui, à l'époque...) avec un grand plaisir, et là je trouve qu'il a vieilli. A l'époque j'avais même fait une affiche truquée des MIB : je les avais revêtu de blouses blanches et je leur avais mis la tête de deux des professeurs de physique de mon lycée (oui, j'étais au lycée, il faut bien en passer par là, non ? CESSER DE ME HARCELER SUR MON PASSE HONTEUUUUX !) pour en faire les "Men in Blouses", expérimentant timidement les anciennes versions de Photoshop à des fins à peu près drolatiques. MIB II est évidemment une resucée du I avec la même intrigue, à peu de choses près, et des effets spéciaux suractivés. Les gags y sont assez nuls et faciles (« Oh, un Alien avec des couilles sur le menton... Oh, des scènes bédéesques incongrues... Oh, des méchants parachutés et une scène bizarre ou Z fait du Kung Fu... Oh, un cameo du réalisateur et de Michael Jackson... »). Beaucoup de glaçage, pas beaucoup de gâteau. Et puis l'arrogance et la vanité sans bornes de Will Smith, faut avouer, ça va cinq minutes. Déjà, il commence à ne plus avoir l'âge, heureusement qu'il s'est lancé dans des rôles plus sérieux que l'éternel black sexy de Wild Wild West... Et le parler black américain sans les gros mots (version politiquement et filmographiquement correcte tout-public-rose-bonbon oblige) ça fait légèrement ridicule, tout comme le rap commercial. Tout ça pour dire que si MIB restera culte et classique, il sera quand même vu avec dérision par les générations futures. Ce qui serait drôle c'est que les générations futures contactent effectivement des extraterrestres, ça, ça gâcherait l'effet de plein de films instantanément, sans parler de tous les rêves que ça briserait. Avec toutes les théories sur les extraterrestres, il y en a maximum une ou deux qui sont juste, et minimum zéro... Oh, et soit dit en passant, OUI, ce billet n'était là que pour accompagner le calembour vaseux du titre. |
01/02/2006 |
Ce rêve bleu ? |
A la demande générale d'une seule personne (mais qui m'a fait très plaisir) je vais aujourd'hui vous faire une petite conférence sur les Schtroumpfs, ces petites créatures bleuâtres et mièvres apparemment faites seulement pour amuser les enfants, et la trame hautement idéologique et propagandiste qui sous-tend leurs aventures. Point de sous-entendus sexuels et freudiens aujourd'hui, c'est du Grand Capital qu'il nous faut causer. Oui, on parle tout le temps des manipulations mentales et des messages pro-yankees des dessins animés américains, de la violence des dessin animés japonais, du modèle capitaliste promulgué par les comics venus d'outre-atlantique (ce qui a cessé depuis longtemps, les comics se faisant maintenant de plus en plus underground et contestataires, allant jusqu'aux extrêmes divers et même à l'anarchie). Jamais des belges. Car les Schtroumpfs, pour tout dire, fruit de l'esprit hypocrite de Peyo (qui s'est fait des couilles en or avec !), sont la représentation exacte de la société communiste idéale, telle que la décrit l'idéologie Marxiste et Trotskyste... Et le plus étonnant c'est que leurs aventures exhibent aussi les défauts inhérents aux régimes communistes que la Terre a connu (en tentant de les présenter sous un jour positif) comme le racisme et les théories du complot ! Bien sûr, dans la bande dessinée ou le dessin animé de Hanna Barbera (et quelle ironie que ce soit une compagnie aussi américaine et pro-américaine qui aie repris les droits...), les Schtroumpfs n'ont jamais, ô grand jamais, abordé directement un quelconque thème politique, pas plus qu'ils ne poussaient des jurons ni ne se montraient nus, ou ouvertement subversifs. Soit... Mais commençons par le commencement... Les Schtroumpfs sont exactement cent. Chacun possède un métier, une activité bien définie, et on s'adresse à lui non pas par son nom (il n'en a pas) mais par son occupation ou sa caractéristique principale. A part lorsqu'ils portent les accessoires nécessaires à leur métier, les Schtroumpfs sont TOUS identiques. Et ils chantent TOUS la même chanson. Les Schtroumpfs partagent TOUT. A peine récoltées, les ressources, salsepareille ou autres, sont aussitôt entreposées et redistribuées selon les besoins de chacun ! Il n'y a pas de propriété privée. Ils sont tous heureux sans changement, sans mobilité sociale, et l'argent n'existe pas pour eux. Ils ne changement pas de métier : quand ça arrive, tout va de travers. Moralité : garde le rôle que t'a désigné la société, petit mouton. De plus, le village des Schtroumpfs vit entièrement en autarcie. Ils subviennent à leurs propres besoins en exploitant la nature sans excès, sans augmenter ni diminuer leur population (ils sont immortels, il n'y a jamais d'accidents ni de morts et ils ne se reproduisent pas, donc c'est facile). Personne ne sort, personne ne rentre, et les humains sont refoulés à la frontière "par magie". Et PERSONNE ne pose aucune question sur l'extérieur. Ils suivent un chef, le Grand Schtroumpf, un patriarche avec une barbe (comme Marx ?), un petit père des Schtroumpfs (Comme Staline ?) qui n'a pas d'activité définie si ce n'est qu'il est vieux et sage et qu'il est leur chef adulé : ils ne font rien sans le consulter, et quand ils le font, il leur arrive malheur. Qui plus est, le Grand Schtroumpf est le seul à être habillé en rouge (communiste...) et seul à décider de l'avenir du village. "Grand Schtroumpf" est un titre, le seul (avec le Schtroumpf à Lunettes, le cas de la Schtroumpfette étant spécial, voir plus loin...) à ne pas être un corps de métier : ce n'est pas le Schtroumpf Chef, c'est le Grand Schtroumpf... Cette forme de culte de la personnalité est d'autant plus subtile que ce Schtroumpf est présenté comme n'ayant aucun défaut à part son âge (mais il est immortel), et sachant tout faire, connaissant tout ou presque. Il arrive d'ailleurs malheur au moindre Schtroumpf qui essaie de lui prendre sa place, que ce soit le Schtroumpf à lunettes ou "L'apprenti Schtroumpf", ou un autre : Ce Schtroumpf profite toujours subrepticement d'une absence ou pire, d'une maladie du Grand Schtroumpf pour prendre le pouvoir sans y avoir été habilité par qui que ce soit... Et c'est toujours son orgueil, même si les intentions sont bonnes, qui est mis en évidence. Cela devrait suffire à vous convaincre que nous avons affaire à un régime totalitaire et non démocratique (pratique : nous sommes au Moyen-Âge, belle excuse pour ne pas introduire ce concept, et les Schtroumpfs pratiquent de temps à autres le "consensus" autour des décisions du Grand Schtroumpf...), mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin : Parlons des activités des Schtroumpfs... Les corps de métier manuels sont les plus répandus, et les Schtroumpfs les plus souvent mis à contribution sont le Schtroumpf bricoleur et le Schtroumpf paysan, c'est à dire l'ouvrier et le laboureur, décrits comme ne songeant qu'à leur travail, les piliers de la société Schtroumpf, deux personnages qui ne sont JAMAIS présentés sous un jour négatif... Comme le cuisinier et le costaud (soldat/policier), ils travaillent pour tous. Plus représentatif encore... Lorsqu'un Schtroumpf de plus fait son apparition grâce à un miroir magique dans "Le Centième Schtroumpf", il est finalement chassé du village car il n'a pas d'activité qui soit utile aux autres Schtroumpfs ! Et c'est aussi du fait de son absence de contribution à la société, en plus de son absence de queue, que le "faux Schtroumpf" (Gargamel transformé pour les noyauter) est reconnu, puis ostracisé. Les Schtroumpfs comptent quelques personnages "gags" comme le musicien (qui joue mal, donc présenté sous un jour négatif, mais toléré...) et le poète, quant à lui carrément présenté comme un pédé total (sous un jour négatif, puisqu'on se moque de lui et que ses poèmes sont minables). La raison de la négativisation de ces Schtroumpfs est qu'ils n'ont pas de "vrai" métier qui soit utile et productif aux Schtroumpfs. Le Schtroumpf vaniteux, celui avec la fleur dans le chapeau et qui se parfume, est présenté négativement comme l'homosexuel, et peu toléré par les autres. Le Schtroumpf gourmand non plus ne contribue à rien, et il est négativisé aussi. Le Schtroumpf grognon joue le rôle de la "minorité statistiquement improbable mais pourtant prévue par le système" qui ne se réjouit pas de la vie en communauté... Le Schtroumpf farceur est gênant mais toléré... Pourquoi l'appelle-t-on farceur ? Car il aime faire exploser des paquets. C'est sa seule farce. Pas de coussins péteurs, par de poissons d'avril, rien que des paquets piégés. Mais on le tolère, car ses paquets font bien rire les Schtroumpfs quand il les utilise contre les méchants... C'est donc le Schtroumpf aux Attentats contre les Ennemis du Peuple, un important rouage du régime ! Le Schtroumpf à Lunettes est l'économiste, celui qui planifie tout, bref, le technocrate. C'est lui qui est considéré comme le plus intelligent après le Grand Schtroumpf. Pourtant, il arrive un malheur à chaque fois qu'il utilise son intelligence... Les Schtroumpfs devant être égaux, si l'un pose des questions, il est catalogué comme dissident : c'est l'Intelligentsia bourgeoise dans une société du nivellement par le bas. Qui plus est, le Schtroumpf à Lunettes, moralisateur en diable, présente une ressemblance frappante avec Léon Trotsky dans sa jeunesse. Comme lui, à chaque fois qu'il questionne trop les idéaux du Grand Schtroumpf (Lénine, Staline...) il se retrouve exilé ou il arrive une péripétie. Même sans cela, le Schtroumpf à Lunettes est l'un des seuls Schtroumpfs à être malheureux régulièrement, rien que parce qu'il estime que ses idées ont de la valeur. Les Schtroumpfs ont parfait leur régime totalitaire au fil de nombreuses aventures comme "le Schtroumpfissime" (pendant l'absence de leur Chef, les Schtroumpfs passent en Monarchie, et c'est mal), ou "Le Schtroumpf Financier" (l'idée de l'argent et de la spéculation, de l'économie de marché, est introduite chez les Schtroumpfs, le capitaliste s'enrichit brièvement mais fait vite face à une révolution et au lobbying du Grand Schtroumpf...). Quantité de petits détails renforcent les similitudes entre les Schtroumpfs et le communisme, trop pour que cela soient des coïncidences. Par exemple, l'aventure du "Cosmoschtroumpf"... Cosmo, et pas Astro, comme les Russes et pas comme les Américains. Les Schtroumpfs Noirs (noirs... comme les anarchistes) sont présentés comme malades, dangereux et contagieux, avant que le Grand Schtroumpf ne les guérisse ! On peut remarquer l'absence chez les Schtroumpfs de minorités raciales : ils sont bleus. Soit, admettons que ce soit par tolérance. Mais ils sont absolument athées, croyant en la magie du Grand Schtroumpf et rien d'autre : il n'y a pas de Schtroumpf religieux, alors que c'est quand même un thème omniprésent de l'époque médiévale dans laquelle ils se trouvent. Vive l'autarcie et les forêts féeriques... Les Schtroumpfs sont aussi particulièrement misogynes. Au départ, il n'y a PAS de femelle Schtroumpf. La Schtroumpfette est en fait une création de Gargamel (le méchant dont on va reparler) conditionnée et envoyée pour appâter, séduire et espionner les Schtroumpfs par la luxure... Ce qui ressemble fort à une tentative de l'Occident pour, au delà du mur de Berlin, tenter ceux de l'Est par la libéralisation des moeurs. Mais Gargamel rate son coup : sa Schtroumpfette est moche. Ce n'est qu'après avoir adopté les idéaux et la façon de vivre des Schtroumpfs qu'elle sera acceptée au village et transfigurée par le Grand Schtroumpf (grâce à la chirurgie esthétique) en une blonde sexy. Et après ça, elle ne fait RIEN. Elle n'a aucun métier, aucun rôle si ce n'est d'aguicher. Pire. De temps en temps elle cuisine ou recoud quelques pantalons. Et Gargamel, parlons-en, du méchant. Qui est-il ? Un homme au nez crochu et au nom qui sonne comme Gargantua et Pantagruel, qui représente la gloutonnerie et l'avarice. Il veut attraper les Schtroumpfs pour en faire de l'or : C'est le capitalisme qui veut prendre les gentils ouvriers, chosifiés, et les exploiter pour obtenir de l'argent, quitte à les tuer jusqu'au dernier. Il habite aussi un labo gris, entre manoir et usine... Il habite avec un chat marron (basané...) dont le nom est Azraël (Israël ?), et, on l'a dit son nez est crochu. C'est lui-même un alchimiste... Vous décodez ? Bravo, vous avez gagné, il s'agit bien entendu du complot Judéo-maçonnique, toujours un grand succès auprès des fascistes de droite comme de gauche. Gargamel ne rechigne pas lui-même à avoir de mauvaises fréquentations, notamment criminelles (la Mafia ?)... Mais le vice de Gargamel est aussi son point faible : C'est toujours grâce à son avarice qu'il est piégé, bêtement, alors que les Schtroumpfs savent résister à la tentation de l'or. Leurs autres ennemis reflètent toujours cette avidité que les Schtroumpfs ignorent : le Cracoucass, un genre de vautour, mais aussi l'ogre Grosse-Bouffe (peut-être une "bombe atomique", puissance brute qui peut être "retournée" contre l'agresseur). Je n'ai parlé ici que des aventures les plus connues des Schtroumpfs, et uniquement de celles qui ont été imaginées par leur auteur original, avant que celles-ci ne cèdent à la mode et se mettent à introduire des concepts modernes et de nouveaux personnages en pagaille. J'aurais pu vous parler de "L'oeuf et les Schtroumpfs", qui montre la valeur du travail (un oeuf qui exauce les souhaits est en définitive mauvais...). J'aurais pu aussi vous parler de "Schtroumpf vert et vert Schtroumpf", une aventure ou, à cause de différents sémantiques du langage Schtroumpf, les villageois se divisent en plusieurs factions qui en viennent aux mains, faisant fuir le Grand Schtroumpf... Un message d'unité pour vivre ensemble, certes, mais derrière une seule doctrine, celle du guide, du Führer ou du Petit Père, qui lui seul connaît tout ! Il y a d'autres exemples. J'aurais aussi pu développer les nombreux crossovers avec les aventures de Johann et Pirlouit, du même auteur, aventures dans lesquelles à chaque fois, sans exception, le mal vient d'une histoire d'argent (même quand il s'agit d'une damoiselle à sauver, c'est un méchant qui veut l'épouser pour sa dot... Ou bien c'est un prince maudit par un usurpateur... Ou encore un souverain rançonné, et le traître a gardé l'argent pour lui...). Et je ne parle pas de la "poussière magique" qui rend tout le monde heureux. Mais bon, il y a des limites, ce billet est déjà très long... Cette thèse des Schtroumpfs-communistes n'est pas neuve, loin de la. Elle a été explorée sur Internet et ailleurs de nombreuses fois depuis les années 80. Et quand on y pense, c'est évident ! Même le village des Schtroumpfs, avec ses toits étranges, ressemble à l'église St Basile de Moscou... Si le coeur vous en dit, avant d'offrir des bédés à vos enfants, relisez-les vous-même sous cet angle insoupçonné et voyez si vous voulez vraiment conditionner vos bambins a la propagande d'une époque où l'oeil de Moscou se cachait partout. Mais ne vous inquiétez pas trop quand même, j'ai été élevé aux Schtroumpfs (même si je les ai trouvé niais très vite) et je suis de droite jusqu'au bout des ongles... |
Billets de Janvier 2006
Note de l'Auteur : Ces billets, classés par ordre déchronologique, comportent la suite et la fin du gran dconcours de Noël ou on ne gagne rien, le Jeu de la Haine... Il s'agissait de sélectionner les personnalités les plus ignobles dans plein de catégories différentes. Le début se trouve évidemment à al fin du moins de Décembre. Un jour, je republierai peut-être les images faites maison des différents prix attribués...
27/01/2006 | ||||||||||||
Gênons manquants | ||||||||||||
Il existe des gens à l'heure actuelle dans les pays développés, et même aux Etats-Unis et en France, qui ne croient pas à l'évolution. Vous savez, ce truc, là, l'homme qui descendrait du singe... Oh bah si, quand même. L'évolution, Darwin, Lamarck, tout ça... Vous ne voyez pas ? Allez, je suis sûr que ça vous reviendra lorsque le prochain X-Men sortira. Bref, tout ça, ils n'y croient pas. Et ça gêne, ça fait tache. Et puis zut, tant pis ou tant mieux pour eux. Oh, je ne me réjouis pas que les personnes auquelles je pense s'appuient uniquement sur leur version toute personnelle des textes bibliques sans analyse ni réflexion au delà de savoir combien il y a de Z à Ziggourat. J'ai même l'espoir que, pendant que, eppur si mueve, le monde continue de tourner, leurs enfants aient la chance d'être mieux au fait de la réalité... Mais tout ça est délicat. Il y a des choses qu'on est obligé de laisser à la croyance. L'évolution n'est plus une hypothèse, bien sûr, même si c'est seulement en tant que théorie qu'elle a démarré, au XIXe siècle; de nombreuses preuves ont été apportées et beaucoup d'eau a coulé par ce petit moulin, à tel point que les scientifiques se disputent pour savoir laquelle de leurs versions de l'évolution se rapproche le plus du vrai... Il y en a même pour dire que la sélection naturelle, finalement, n'a pas la place prépondérante que Darwin lui accordait, et que le hasard et les mutations, ou encore d'autres choses plus étranges, sont pour beaucoup dans l'aspect actuel de notre biosphère. Les chercheurs travaillent même sur des théories holistiques et beaucoup moins impitoyables que la sélection naturelle "manger ou être mangé". Mais peu importe, on a encore moins de preuves, et celles-ci peuvent être interprétées de tant de façons différentes... Et il faut de toutes façons laisser la liberté de croire, sinon que serions-nous si ce n'est des intégristes encore plus intransigeants ? Est-ce que cela compte, quand on y réfléchit bien, qu'une chose aussi inconnaissable que Dieu, en théorie, ait créé l'éléphant en un jour ou en dix millions d'années ? Est-ce que ça compte de notre point de vue, est-ce que c'est si important ? Et de son point de vue à "Lui" ? Encore moins, si ça se trouve. Après tout Dieu n'est-il pas sensé avoir créé le temps lui-même ? Les thèses du Guide du Routard Galactique et de Terry Pratchette réunies pourraient très bien s'avérer, ou du moins être crues par certains, ce qui reviendrait au même pour nous, simples mortels contemporains. Sans doute les bigots ne seront-ils pas ébranlés un instant par ces faits ou ces théories, sans doute continueront-ils leurs vaticinations d'enfer pour tous... Espérons que les vrais croyants continueront de prier pour eux sans tout prendre au pied de la lettre, et que ces deux groupes me laisseront me servir de mon cerveau, que je l'aie ou non reçu par l'opération du Saint Esprit. | ||||||||||||
26/01/2006 | ||||||||||||
Sale ami | ||||||||||||
J'ai un ami... Non, soyons justes, ce n'est pas un ami, c'est l'ami d'un ami et nous ne nous voyons que rarement, uniquement lorsque nous sommes tous deux invités par celui-ci, mais passons... Disons donc cette connaissance est un humanoïde de sexe masculin (je n'ai pas été vérifier l'entrejambe, mais ça paraît assez évident vu les poils) à l'intérêt tout relatif. Il n'a aucune conversation autre que superficielle, soit. Il est vrai qu'il n'est pas très sociable et qu'il est un peu psychorigide sur les bords, mais ne laissons pas cela endommager une relation amicale... On a vu pire. Non, mon problème et celui de notre ami commun c'est que nous ne savons pas comment lui avouer certaines choses sans le blesser, l'humilier ou le rabaisser d'une quelconque manière. Ne tournons pas autour du pot : il est sale. Il ne se lave pas aussi souvent qu'il le devrait et parfois, il sent. Ses cheveux filasses et de plus en plus rares sont parsemés de pellicules, parmesan râpé sur les nouilles cuites affaissées de ses épaules. Je voulais faire une analogie entre ses poussées d'acné et de la sauce tomate mais c'était vraiment trop méchant et dégoûtant. Moi je veux bien lui dire ses quatre vérités, mais c'est vrai que c'est comme un vieux chien pourri et galeux auquel on se serait attaché : on n'a pas le coeur de lui donner un coup de pied, et pas seulement parce que la chaussure risquerait de rester collée. En plus il vient d'emménager dans son propre studio (il nous a vanté son clic-clac bleu, vraiment, il n'a rien d'autre à foutre dans la vie...) donc on s'attend à une certaine baisse d'hygiène. J'imagine que beaucoup de gens ont de tels amis, et je sais que beaucoup ont la même notion du respect de soi qui dit que vaporiser du Fébrèze sur une chemise c'est comme la laver, que secouer les draps à l'air frais ça suffit pour enlever la saleté, et qu'une douche par semaine c'est bien suffisant... Mais là je dois tirer un trait. C'est peut-être sectaire ou snob, mais je les évite, les sales. A moins que vous n'ayez un meilleur conseil à me donner, je vais devoir, en tant que personne la "moins proche" de lui, faire le boulot de notre ami commun et lui dire que ses crottes de nez pendent, qu'il pue des bras et qu'il a mauvaise haleine... Bref, lui dire d'aller se laver, pour nous d'abord, mais surtout pour lui. Une oeuvre aussi nécessaire et difficile que changer la litière d'un chat incontinent. |
25/01/2006 |
Comme j'adore me plaindre... |
Ah, la sale journée. Autant je refuse que ce Blog parle trop de moi et devienne un simple compte-rendu de mes activités (je crains le syndrome du "21 Juin, aujourd'hui j'ai mangé des frites...", déjà, je ne voyais pas l'intérêt de publier la correspondance de Proust ou le journal de Kafka, alors le mien vous pensez si on s'en fout...), autant là... Enfin, ça aurait pu être pire, il aurait pu pleuvoir, comme on dit. Premièrement, j'ai enterré quelqu'un. En soi, ça n'est jamais agréable, mais là la mort du bonhomme est carrément ignoble. C'était une bonne poire qui a passé les dix dernières années de sa vie à prendre soin de sa femme atteinte d'une maladie grave, une odieuse harpie, ingrate et bigote au possible, du genre à appeler les flics en disant qu'on la séquestre et qu'on l'affame si son déjeuner au lit a un quart d'heure de retard. La femme en question lui a d'ailleurs survécu, alors qu'il a ruiné sa santé pour elle sans se plaindre. Passons... Il est mort à moins de 60 ans à la suite d'une longue et douloureuse agonie entre deux opérations et traitements divers (dont une amputation du bras, problèmes au coeur, au côlon, aux poumons, oedèmes, infections, péritonites et autres joyeusetés...) et bourré de médicaments, à fond dans l'acharnement thérapeutique. Je le connaissais à peine, j'étais là pour soutenir une amie dont c'était le papa, mais quoi qu'il en soit je me suis gelé les couilles par un froid de canard avec plein d'inconnus dans un endroit lugubre (vous me direz, les cimetières, c'est rarement folichon...) alors que j'étais habillé très léger, tenue correcte oblige. Et ça m'a pris tout l'après-midi, évidemment, je ne pouvais pas partir comme un voleur. En plus, demain, un de mes meilleurs amis pars en Australie (voir l'ajout dans la liste des Blogs ci-contre) pour un an, minimum, et je m'aperçois que je ne le reverrai sans doute pas avant trois ans puisque, si Dieu le veut, je partirai étudier moi-même dans un pays lointain dans à peu près un an aussi, et ce pour un minimum de deux ans. J'y resterai même peut-être pour y vivre, allez savoir. Ensuite, les bientôt-divorcés de service me les ont successivement brisé menu sur des tons différents, chacun complètement braqués contre et obnubilés l'un par l'autre (mélange détonnant). Et l'un de monter en épingle une remarque sur une opinion qu'ont eu d'autres personnes il y a des années, et d'en déduire des tas d'élucubrations, et l'autre de ne comprendre que ce qu'il veut bien dans la plus totale paranoïa... Allez savoir pourquoi, je n'aime pas quand on me prend à parti ou qu'on cherche à se justifier devant moi pour des tas de choses qui me sont parfaitement étrangères, quand quelqu'un rallume avec moi une dispute commencée avec une autre personne. Ce n'est pas que je sois contre, c'est que je n'ai pas à le subir... Du reste chacun des points de vue qui m'ont été énoncés tiennent presque de la psychopathologie. Mais encore une fois, le chien aboie tandis que la caravane passe, manque d'écraser le chien, et promet de lui jeter des pierres au prochain passage parce que ça commence à bien faire de l'entendre à chaque coup. A part ça, je suis aux premières loges des états d'âme des membres de ma famille proche, puisque je vis avec eux... Je n'en peux mais. Stress, boulot, retour à la Terre, mon cul sur la commode... La totale. Ajoutez à cela un accès de flemme et un manque total d'inspiration de ma part, d'interminables trajets en métro entre les cons, les clodos et les affiches si poétiques de la fondation Raoul Follereau pour les lépreux, un mal de tête sans même un comprimé d'aspirine sous la main depuis le milieu de l'après-midi, un début de rhume qui couve, et vous aurez une idée de l'aspect physique de ma journée. Fort heureusement, mon seul vrai problème c'est que je dois écouter tout ce beau monde de temps en temps. Et ça me fait, comme aujourd'hui, une sale journée de merde... Alors, oui, ça pourrait être pire. |
24/01/2006 |
Noms d'oiseaux |
Dans la série "j'ai appris un truc", les québécois sont les meilleurs pour la turlute. Non, je ne parle pas de sexe oral, mais de cette pratique musicale à la fois labiale et linguale ressemblant à du scat sur de la country-folk... D'ailleurs, ce n'est pas une coïncidence si c'est aussi le nom du cri de l'alouette. Ben oui, "alouette, gentille alouette" c'est une chanson québécoise. Mais il n'y a pas de turlute dedans, pourtant... Et, oui, parfaitement, l'alouette turlute. Elle grisolle aussi. Et l'hirondelle trisse, le hibou bouboule, la caille margote, le merle flûte, le canard nasille, l'oie cacarde, le paon criaille, la perdrix cacabe, la grive babille, le geai cajole, la tourterelle roucoule et caracoule, le cygne trompette, le dindon glougloute, la poule crételle, la corneille graille, le coq coqueline, la cigogne glottore, le perroquet ase, la pie cajole, le pingouin jabote... Et le rossignol ? Eh bien le rossignol rossignole, tout simplement. Na. |
23/01/2006 |
"Vous n'aurez pas ma liberté de..." LA FEEEEEERME ! |
Je viens d'apprendre qu'il était interdit de dire des gros mots sur les blogs comme le mien. Je n'ai jamais eu de problèmes, vu que tout ceci est filtré automatiquement, systématiquement (donc bêtement...) par des détecteurs de gros mots... en langue anglaise. Les autres langages peuvent tonitruer qu'ils enculent leurs belle-doches à coup de manche à couilles foutreux, Microsoft s'en bat l'oeil. Et quand je dis l'oeil, c'est pour ne pas me répéter. C'est extraordinaire la liberté d'expression dans le monde. En France, pays libre, on n'a pas le droit d'insulter publiquement, et on peut vous arrêter pour incitation à la haine. Par contre les gros mots, ça passe partout. Aux Etats-Unis, vous pouvez montrer toute la violence que vous voulez au cinéma ou à la télé, traiter qui vous voulez de tous les noms et tenir des propos néonazis si ça vous chante... Si vous dites "merde" on vous bippe. En France, il existe un CSA national, c'est à dire que l'Etat peut (s'il le souhaite) censurer les médias. Aux Etats-Unis, il existe une régie d'attribution des fréquences hertziennes, rien de plus... La censure est entièrement autonome et dépendante des networks, non de l'Etat : les chaînes de télé s'autocensurent, se conformant à la "minorité morale" ou à la "majorité silencieuse" pour plaire au plus grand nombre. Donc, techniquement, et ça va paraître ridicule à tous ceux qui critiquent les Etats-Unis sans jamais y être allés, la liberté d'expression y est plus large et mieux respectée : les multiples et retentissants procès contre l'Etat et des tas d'autres gens par des pseudo-journalistes et des artistes provocateurs le prouvent. Le truc c'est de se rappeler que quand on insulte un type en pleine rue, il peut avoir une arme. Sur Internet, point n'est besoin de vous le dire, nulle loi n'est incontournable, et les informaticiens anglophones qui veulent passer outre les censeurs (et les programmes de détection et surveillance de mails et de chats des gouvernements du monde... Enfin, en théorie, et ce même s'ils n'ont à cacher que trois pauvres photos pornos qui font rougir leur acné, mais passons...) ont inventé des langues barbares comme le L33T. Malgré cette censure qui semble omniprésente, malgré les paroles de mauvaise augure de Benjamin Franklin, malgré la peur du vilain terroriste et les petits coucous discrets d'Oussama Ben Laden, malgré la paranoïa ambiante qui monte, nous sommes encore libres de nous exprimer. Si, si, je vous jure. On ne m'a encore jamais empêché de dire quoi que ce soit... Parce que tout le monde s'en fout. Et c'est la plus grande force de cette espèce de médiacratie-pseudo-tyrannie-douce-démocraturesque qui est le régime dans lequel nous vivons, en occident (et, soit dit en passant, nous ne sommes PAS en démocratie, nous ne l'avons jamais été, nous sommes officiellement et techniquement en République... ce n'est déjà pas la même chose !) : l'indifférence globale et grandissante. Qu'est-ce que ça peut bien me foutre que des barbouzes regardent mes mails et tout ce que contient ma machine, du moment que mon voisin de palier ou quelqu'un qui peut me nuire, lui, n'y a pas accès ? Ils ne vont pas vendre ces infos, de toutes façons il n'y a rien à vendre, ça n'intéresse personne et je ne fais rien d'illégal. S'ils ont un soupçon, je leur file même le disque dur, du moment qu'ils me le rendent intact... Oui, c'est aussi agaçant et effrayant que de se faire contrôler tout le temps dans le métro ou arrêter souvent pour délit de sale gueule. Mais à moins que le FBI et les autres agences secrètes du gros méchant Américain (et pourquoi juste EUX, hein ? Et les autres, dans le monde, vous croyez qu'ils ne feraient pas pareil s'ils pouvaient ? C'est un préjugé tout Hollywoodien, ça...) n'espionnent TOUT LE MONDE, je suis tranquille. Et espionner TOUT LE MONDE, je ne vois pas comment c'est possible, même avec tous les moyens actuels. C'est bien joli d'arriver à faire lire ne serait-ce que 20% des mails échangés chaque jour dans le monde par un super ordinateur (et ça c'est déjà pas super vraisemblable... mais bon...), mais vous imaginez le nombre de gens qu'on devrait payer rien que pour lire les messages sans intérêt retenus par l'ordinateur à cause d'un simple mot ? Sans compter, on l'a dit, que c'est facile de passer au travers des filtres. Non, surveiller de manière globale, pas seulement les suspects, ce n'est pas rentable (et la rentabilité, c'est tout, de nos jours). Et si vous êtes suspect mais innocent, me direz-vous ? C'est du délit de sale gueule. N'entrez pas en résistance, ça ne ferait qu'empirer... Je compatis, mais je n'ai pas de conseil à vous donner, les préjugés, il y en aura toujours, sur le Net et ailleurs. Et étant gay, je sais ce que c'est. Alors, oui, il y a des bavures, il y a des tragédies, il y a des abus policiers et autres... Mais on en entend encore parler, non ? L'information circule, sur Internet, à la radio, dans la presse, et même, de temps en temps, à la télévision ! Dans un billet précédent, j'avais discuté du fait que c'était surtout à cause de l'audimat que la télé ne parlait plus des sujets importants, puisqu'ils sont souvent compliqués, donc chiants. Et que je sache, des tas de gens se traitent de con (et pire) tous les jours, et se font des procès librement sans que l'Etat ne censure quoi que ce soit... Des tas d'émissions influencent des tas de gens dans des tas de sens différents, les rumeurs courent, on vote encore librement pour des andouilles qu'on espère moins pire que les autres... Donc globalement, la France, c'est pas la Roumanie de Ceauçescu. Alors je rigole quand je vois certains minables crier haut et fort qu'ils sont dans un Stalag à haute sécurité alors que quelqu'un leur a simplement dit de la fermer ou qu'ils ne font que subir la mesquinerie toute Française de nos administrations. Ou qu'ils essaient simplement d'avoir pour eux une plus grande part du gâteau médiatique. Il faut apprendre à discerner les vraies injustices, souvent muettes, des glapissements m'as-tu-vus. |
22/01/2006 |
Infâme avec une femme |
L'autre jour je suis entré dans une librairie, plus dans l'intention de flâner que d'acheter quoi que ce soit, bien que je ne résiste pas souvent à l'appel des pages neuves... Il s'agit d'une librairie plutôt grande, située dans le Marais, et clairement cataloguée comme gaie, et cela aurait dû me préparer au choc que j'ai reçu. Mais j'avais voulu alors ignorer encore un peu les tiraillements spasmophiles de l'actualité people. Là, dans une librairie respectable, entre les livres de régimes et les romans d'amour, se dressait une construction malsaine et blasphématoire aux relents lovecraftiens. Il s'agissait d'un petit autel improvisé fait en livres qui présentait une demi-douzaine d'ouvrages exclusivement sur Mylène Farmer. Oui, Mylène, l'apocalyptique rousse à la voix de bouilloire devenue l'icône des gays, comme un ersatz franchouillard de Cher ou de Streisand. Toujours est-il que ce petit monument votif, orné de rubans (sans doute les bougies auraient-elles risqué de brûler d'autres livres), présentait chacun des titres délétères avec tout l'orgueil d'un laraire exhibant ses idoles dans quelque magasin de chinoiseries kitsch. Tout ça parce que la pouffe en chemise fait un autre concert dont les premiers rangs seront remplis par les jeunesses prépubères et les trentenaires gays en pâmoison. Si l'on n'est plus à l'abri de la médiatisation outrancière des célébrités cacochymes des années 90, même dans les librairies, alors où va-t-on ? |
20/01/2006 |
Après le Golden Globe, le Golden Con |
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chères lectrices, chers lecteurs, voici venu le moment que nous attendions et redoutions à la fois, la dernière cérémonie du JEU DE LA HAINE ! Nous allons ce soir remettre le seul prix dans la seule catégorie que nous n'avions pas abordé, celle ou tout le monde était éligible, sans aucune distinction... C'est l'heure du Ducon d'Or ! Nous allons commencer par distribuer quelques prix spéciaux, prix pour lesquels vous avez voté "indirectement", si l'on peut dire... Vous allez comprendre.
Pour le premier prix de cette soirée, nous allons distribuer le prix du Con le plus Sphérique ! Il s'agit de la personne qui a été nominée, sans tenir compte du nombre de votes, dans le plus de catégories de ce concours, montrant l'exceptionnelle versatilité et diversité de sa stupidité... Les nominés sont : Arielle Dombasle, nominée pour trois catégories, actrice, chanteuse et moche... Frédéric Beigbeder, nominé lui aussi pour trois catégories, journaleux, écrivain et racoleur... Olivier Besancenot, nominé encore pour trois catégories, politicien, racoleur et pour le Ducon d'Or... et notre Con le Plus Sphérique : Jamel Debbouze, nominé quatre fois, en tant qu'acteur, racoleur, moche... et aussi pour le Ducon d'Or ! ça c'est une surprise !
Le second prix de cette grande soirée sera celui de la Tache la plus Persistante, c'est à dire la personnalité ayant obtenu le plus de votes, toutes catégories confondues (les votes collectifs ne sont pas admis). Nous avons ce soir un heureux hasard : des ex-aequo ! En effet, deux nominés ont obtenu exactement le même nombre de votes, c'est à dire plus que les autres... Dans la catégorie politiciens, Monsieur le Président de la République Jacques Chirac... Et dans la catégorie journaleux, et nominé pour le Ducon d'Or, Marc-Olivier Fogiel !
Qui eut cru que ces deux grandes figures, ces deux géants de la connerie seraient ex-aequo dans leurs domaines respectifs, et qu'en plus ils se feraient face ? En effet, Marc-Olivier Fogiel a eu l'occasion de co-présenter les débats télévisés entre les jeunes et Jacques Chirac au sujet de la constitution européenne, ils ont donc eu le loisir de se rencontrer, de se parler, et, qui sait, de s'échanger des recettes pour l'incompétence !
Notre troisième prix ce soir est un prix décerné à une catégorie, celle ayant reçu le plus de nominations... Pour le nombre exact, vous compterez vous-mêmes, mais le domaine le plus mûr pour un dégraissage massif est... L'Escarre du Plus Mauvais Cabotin, et ce sans même compter tout le monde à l'intérieur des nominations collectives !
Il est temps à présent d'annoncer les nominés (avant de donner le nom du gagnant... Ou de la gagnante !) au Ducon d'Or. je rappelle que tout était permis, tous les coups, toutes les bassesses, et surtout tous ceux qui les ont faits ! And the nominees are...
Philippe De Villiers, politicien aussi à droite que Le Pen, voire plus, royaliste sur les bords, dont nous avons déjà parlé, et qui a pour capitale un parc d'attraction où il prône sa version idéalisée, hollywoodienne, proprette, catho-hard et nationaliste de l'histoire de France. Continue de coller des affiches partout et de lancer des défis et des conventions dans le vide. Ri-di-cule.
Alain Delon, acteur qui se prend au sérieux, ancien symbole viril ayant la réputation de parler de lui à la troisième personne (et croyez bien que j'aurais vérifié si ça avait eu le moindre intérêt). Complètement has-been, trop vieux, tellement qu'il a joué les jeunes premiers avec Brigitte Bardot avant qu'elle n'ait la peau comme du cuir de bébé phoque tanné et mal entretenu.
Jamel Debbouze, résidu excrémentiel dont nous avons déjà fait le panégyrique à plusieurs reprises, en long, en large et en travers, tant et tant que si j'en parle encore je sens que je vais vomir... Il a déjà été primé plusieurs fois, reportez-vous aux autres descriptions. Et si vous voulez vraiment voir des choses atroces, regardez quelques épisodes de H, sa série presque parodique.
Alain Finkielkraut, mec que si le mouvement des néo-conservateurs devait avoir un chef de file, ce serait lui, mais ils n'en ont pas, donc c'est aussi bien. Intellectuel qui intellectualise dans le but d'empêcher les autres intellectuels d'intellectualiser en rond. Comme avec ceux du style Jean-François Kahn, Alexandre Adler et les autres analystes à la fois convenus et circonvolutés de la "conjoncture actuelle", on est tenté de lire et ressortir ce qu'il dit tout en ayant l'impression d'avoir pris le parti de l'intelligence, voire de la sagesse. Je ne connais pas un seul de ces gars-là qui ait vu juste dans ses prédictions et ses estimations plus de 10% du temps, alors vous faites comme vous voulez, moi je reste en dehors.
Michel Houellebecq, auteur qu'on ne peut que détester, même quand on l'aime. On en a déjà parlé, d'ailleurs, si vous vous souvenez, dans la catégorie des auteurs soporifiques... Rien de plus à dire, ce serait lui accorder trop d'influence : Il n'est pas assez intéressant pour me rendre malade une deuxième fois.
Olivier Besancenot, le con qui dit non par excellence, et nous l'avons déjà mentionné par ailleurs... Là encore, que dire ? C'est un postier, avec tout ce que ça a déjà de détestable, et en prime c'est un soi-disant gauchiste tout aussi mesquin que les autres, mais moins virulent car moins puissant. Il faudrait savoir, soit il veut une révolution, soit il veut se faire élire...
Marc-Olivier Fogiel, que nous avons déjà traîné dans la boue longuement, lui et ses acolytes. C'est réellement un être ignoble, je ne pourrais jamais assez le souligner : quand on fait une émission qui dit encourager les débats d'idées et dire "ce qu'elle pense", on essaie de ne pas la pousser de toutes ses forces vers l'affect... Résultat, "on ne peut pas plaire à tout le monde" ne plaît pas à grand monde.
Jean-Pascal, ancien jeune imbécile de la Star Académy dont le nom de famille m'échappe, qui a une personnalité quasi absente, et immature quand on la voit, qui chante mal des chansons pas drôles, et ayant fait le seul tube dont la parodie radiophonique était meilleure et a mieux marché que l'original. Sa vraie carrière a duré les dix minutes que ça a pris pour enregistrer cette bouse.
Georges-Alain, encore un de ces débiles à noms composés à coucher dehors de la Star Académy. Mais bordel, les mamans, à quoi vous pensez ? D'abord vous élevez vos gosses pour qu'ils deviennent de parfaits crétins superficiels (ça se voit à la télé), vous leur donnez des noms hideux, et pour couronner le tout vous les envoyez à TF1, la boite à cons, comme des petits mongoliens dans les monastères médiévaux ? Une seule explication : Les chiens ne font pas des chats.
Amélie Poulain, personnage fictif (Dieu Merci) incarné par Audrey Tautou dans le film éponyme avec des framboises au bout des doigts, psychopathe, voyeuse, manipulatrice au sourire sadique, passible d'atteinte à la vie privée, vol qualifié, harcèlement, peut-être même de proxénetisme, et en tout cas d'une bonne paire de claques. Ah, si seulement le boucher de cet autre film de Jeunet, Delicatessen, avait croisé son chemin...
Santa Claus, Saint Klaus, le Père Noël, Saint Nicolas, la Befana, bref, Papa Noël, lui aussi un personnage fictif (désolé de briser vos illusions), nominé sans doute parce que trop joyeux, trop débonnaire, et représentant un esprit festif particulièrement hypocrite ainsi qu'un mensonge généralisé (au fond, c'est un peu prendre les enfants pour des cons, même si ça leur fait de beaux souvenirs)... Et puis le concept "il sait si vous avez été méchant ou gentil", ça fout les boules. Oui, de Noël.
Wendy Darling, l'aînée des enfants Darling dans le dessin animé de Peter Pan, de Walt Disney, parce qu'elle cumule à la fois les pires défauts de l'archétype de la princesse pouffiasse et qu'elle n'est absolument pas drôle, jamais à s'amuser, toujours à moraliser... C'est LA petite fille modèle, essentiellement parce qu'elle est tellement plate en tant que personnage qu'elle est incapable de penser par elle-même, ce qui doit plaire à ses parents.
Ciel, la liste des nominés est terminée... Vous rendez-vous compte du choix particulièrement difficile qu'ont eu à faire les votants parmi tous les Jean-foutres célèbres du monde ? C'est pour ça qu'il y a si peu de nominés. Personne n'avait d'idées, personne ne se sentait capable de désigner, de montrer du doigt un seul être qui, de la Terre entière, était LE plus con, sans aucun doute possible. Cette pudeur vous honore tous, mais était-elle véritable ? Peu importe, les votes, si peu nombreux qu'ils aient été, furent suffisants pour faire pencher la balance pour UN SEUL nominé.
Et il s'agit de...
(roulements de tambour.......................)
Marc-Olivier Fogiel !
Oui, c'est lui le Ducon D'Or ! Nous l'applaudissons bien fort, tous en choeur. Vous rendez-vous compte, cher public ? Marc-Olivier Fogiel est le seul à avoir reçu le premier prix à chaque fois qu'il a été nominé à ce concours ! Son palmarès compte désormais le Sept de Plomb du Journaleux le plus Incompétent, le Prix de la Tache la Plus Persistante, ainsi que le très peu convoité Ducon D'Or ! A chaque fois qu'il est ne serait-ce que cité, il fait l'unanimité en tant qu'imbécile, prétentieux, agaçant épidermique, à côté de la plaque, tout ce que vous voulez... Si vous cherchez une andouille télévisée, c'est lui l'homme de la situation. Que Dieu te garde, "Marc-O", nous espérons tous que personne d'autre ne le fera.
Nous nous sommes tous bien amusés, mais il est temps maintenant, ce soir, avec vous (c'est dingue comme je fais bien Jean-Pierre Foucault...) de clore ce concours et ces remises de prix. Je voudrais me joindre au CIO pour remercier encore une fois tous ceux qui ont voté pour cette toute première édition du JEU DE LA HAINE. Bravo à tous, sans vous, rien de tout ceci n'aurait été possible.
Je tiens aussi à m'excuser auprès de ceux qui se sont emmerdés pendant des semaines à suivre ce concours débile en espérant qu'un jour le cours normal de mon Blog reprendrait, et je tiens à les assurer... que leur opinion m'est totalement indifférente, parce que je ne force pas les gens à lire mes élucubrations. C'est vrai, quoi, ça se saurait, non mais sans blague. Mais vu que le concours est fini, oui, évidemment que ça va reprendre comme avant.
Je voudrais aussi dire que pour ma part, je me suis bien amusé à récolter des résultats toujours drôles, parfois inattendus, souvent en désaccord avec ce que je pensais, et que je me suis surtout fendu la poire à pondre pour chacun de petites piques synthétiques à sujets imposés, qui m'ont forcé (et c'est plutôt bien) à me documenter sommairement sur les gens en question et à sortir de mes propres pensées dans ce Blog.
Pour m'avoir donné l'occasion de faire tout cela et surtout de présenter mon propre jeu presque télévisé, avec des invités surprise fictifs et tout et tout, merci à mes amis et lecteurs (tous mes lecteurs sont mes amis, bien sûr, même les rares que je n'ai jamais vu ! et la plupart de mes amis sont mes lecteurs aussi, ça tombe bien).
Voilà, à la prochaine, bonsoir, et à vous les studios... |
18/01/2006 |
"I am big. It's the pictures that got small." Gloria Swanson (Norma Desmond) |
Mesdames et messieurs, lecteurs et lectrices, voici l'instant suprême ! Oui, le moment est enfin arrivé de vous révéler quel est celui ou celle que vous avez élu comme pire acteur, comique le plus pathétique, bref, de décerner l'Escarre du Plus Mauvais Cabotin ! Vous avez été nombreux à voter pour de nombreux nominés, et le CIO remercie tous ceux qui se sont donnés cette peine. Comme disait Norma Desmond sous les traits de Gloria Swanson dans l'oeuvre immortelle de Billy Wilder, Sunset Boulevard, "They took the idols and smashed them, the Fairbankses, the Gilberts, the Valentinos ! And who've we got now ? Some nobodies !"... Ce sont ces rien-du-tout qui ont été nominés, tous mauvais sans exception. Commençons sans tarder par l'Escarre du Bel Effort (le troisième prix)...
Et notre premier gagnant est... Christophe Lambert ! Le héros de tant de films d'action et d'aventure. Après avoir joué un guerrier celte (sorte de chevalier au regard croisé) dans y-glandait... Pardon, Highlander, il a prouvé qu'il pouvait jouer naturel dans Greystoke (soit, ce n'était pas vraiment un rôle de composition). Dans cet incommensurable ramassis de stupidités qu'était Beowulf (parodie de saga islandaise façon D&D et Mad Max), il a réussi à faire pire que Vercingétorix (un film fait après, qui a perdu du temps, du public et surtout de l'argent). Les suites absurdes de Highlander ont eu un improbable succès, jusqu'à lancer plusieurs séries télé (heureusement sans lui). On retirera de sa carrière et des interviews qu'il a donné quelques éléments majeurs : C'est un abruti à l'image de Jean-Claude Van Damme, il joue comme une savate, il a fait des films de merde, il est laid, et il louche. Le quinté gagnant.
Passons à l'Escarre du Pire Second Couteau, notre second prix... Il est attribué à Jamel Debbouze ! Oui, vous savez, le petit éclopé vaguement bossu et difforme, au visage mongolien, inarticulé et répugnant. C'est un miracle qu'il en soit arrivé là ou il est avec une tête pareille et une absence totale de talent, si ce n'est pour faire pitié. Eventuellement. De loin. On peut saluer la performance. Nous avons déjà parlé de ses talents de racoleur des cités, puisqu'il a été nominé dans la catégorie Réverbère de Bronze. Citons donc quelques éléments de son oeuvre d'un ennui mortel : ses sketches soi-disant comiques inintelligibles, ses altercations médiatisées avec la police, ses rôles minables et mal joués (pourtant, il n'avait qu'à être naturel dans la peau d'un con...) au cinéma, et pour couronner le tout Angel-A. Pitié, n'en jetez plus, on va me faire un procès pour atteinte aux droits de l'homme (alors qu'il a déjà porté atteinte à ses doigts, l'homme...), diffamation, insulte publique, incitation à la haine raciale, propos racistes, et a pas bien de traiter un arabe de con alors qu'on a le droit pour les autres, et tout le tintouin. Je doute que ce soit être raciste que de dire que Jamel Debbouze est un con (à moins qu'il ne forme sa propre espèce, différenciée de l'humanité, qui sait...), surtout quand on sait que d'autres acteurs tout aussi maghrébins, mais aussi turcs, noirs, juifs, libanais, asiatiques et bien meilleurs ont moins de succès que lui, et que lui-même ne se prive pas pour traiter qui il veut tout à fait grossièrement.
Enfin, voici le dernier et le plus important des prix de cette distribution, l'Escarre du Plus Mauvais Cabotin ! Et le CIO, le jury, moi-même et les nombreux suffrages s'unissent pour le décerner à quelqu'un qui le mérite amplement : Franck Dubosc ! A la fois pseudo-comique et acteur vieillissant ayant eu un sursaut nouveau dans sa carrière avec la crise de la quarantaine, il avait démarré avec une scène de nu pathétique et franchouillarde, très jeune, dans "A nous les garçons", un film oubliable des années 80. Et puis il y a eu quelques spectacles, et un rôle récurrent dans une sitcom anglaise genre "les feux de l'amour"... Cet homme est d'ailleurs une resucée totale des années 80 : il a le même humour, les mêmes références et la même garde-robe. Sans la mode des revivals, il ne serait qu'un acteur quadragénaire de plus au chômage, un vieux beau mou a la sexualité flageollante. Sans compter qu'il se prend au sérieux, cet andouille. Et il joue mal... Mon Dieu qu'il joue mal. Il est incapable de paraître naturel, il en fait des tonnes, trop... même pour les téléfilms des chaînes hertziennes. Il est devenu l'agaçant motif récurrent franchouillard et oubliable dans un certain nombre de comédies franchouillardes et oubliables de la vieille garde des acteurs franchouillards et oubliables de l'époque du Splendid (juste l'époque, même pas la troupe, hein, comme Clémentine Célarié, Patrick Timsit...). Son rôle récent le plus marquant était un passage mineur avec un personnage encore plus plat que les autres dans Iznogoud, juste histoire de mettre son nom sur l'affiche. Hélas sa carrière n'est pas terminée. Prions ensemble pour qu'il ait de moins en moins de rôles...
Mais ce ne sont pas là les seuls mauvais acteurs qui ont été dénoncés. Vous avez été si nombreux à proposer des noms et à voter pour eux, il serait dommage de ne pas les inclure tous... Voici donc VOS pires acteurs :
Thierry Ardisson, parce que, décidément, il touche à tout celui-là... Alors qu'il devrait ne plus toucher à rien, qu'il n'aurait jamais dû toucher à quoi que ce soit, qu'il touche trop de monde avec ses émissions sans pour autant toucher personne émotionnellement parlant, et qu'il touche déjà trop de sous.
Laurent Gerra, parce que ça fait longtemps qu'on avait pas eu un imitateur aussi peu drôle, qui a fait fortune en imitant très bien Johnny Hallyday en sa présence, et très mal les autres. On se souviendra de la seule chose vaguement bien vue qu'il aie fait, ses chansons. Et encore, pas toutes.
Jean Dujardin, pseudo acteur moche, calvitieux et bedonnant, très français moyen (comme si on avait envie de voir ça, il suffit d'aller dans la rue...) nominé pour "un gars, une fille", le pathétique "Brice de Nice", et tous les autres rôle qu'il a eu l'occasion de jouer dans sa minuscule carrière.
Jean-Marie Bigard, apologue grossier de la vulgarité qui a fait UN sketch dans sa vie ("la chauve-souris") et a resservi la même soupe et le même genre de blagues dans tous les autres. Ne sait pas chanter, ne sait pas jouer, ne sait pas faire rire... Mais sait très bien compter avec ses théâtres et sa boite de production.
Titoff, comique raté (enfin, allez savoir, c'est peut-être drôle, ce qu'il raconte, le problème c'est qu'il n'articule pas...), acteur raté aussi, pas spécialement beau, c'est presque l'homonyme d'un acteur porno gay avec une seule couille et une énorme bite. Ainsi donc, voilà ce qu'est devenue l'autre couille...
Anne Roumanoff, impétrante méritante pour les Queens of Moche, actrice et comique tellement nulle qu'elle aurait encore l'air de lire un texte et d'en faire des tonnes en embrassant ses enfants le matin. Elle écrit (mal) ses textes elle-même, sans doute parce que personne d'autre ne veut bien.
Arielle Dombasle, nominée pour les Queens of Moche, mais aussi gagnante du troisième prix des Défaites de la musique, nous en avons suffisamment dit sur cette dinde incompétente pour qu'elle ait les oreilles qui bourdonnent, et ce serait lui accorder trop d'importance que d'en dire plus.
Bernard Menez, notre dauphin racoleur... On peut le qualifier d'acteur uniquement parce qu'il a fait ce métier, il fut un temps, mais tout le monde s'en souvient comme d'un mauvais franchouillard télévisé... Pour plus de détails sur sa minable carrière, reportez-vous aux Réverbères de Bronze.
Jean-Claude Van Damme, parce qu'aucune liste de mauvais acteurs n'eut été complète sans ce gigantesque et cultissimme hurluberlu aux propos esthético-philosophique dignes des pires élèves de maternelle, sorte de croisement improbable entre un livre de New Age et des stéroïdes... Un vrai Belge.
Sonia Rolland, la nouvelle héroïne de la dernière bouse policière de TF1, citée pour avoir malencontreusement cru qu'une ancienne Miss France passablement quelconque (nominée uniquement pour qu'il y ait un "quota racial" de gagnantes, je parie, et ça c'est vraiment super raciste...) pouvait égaler Halle Berry.
James Best, acteur américain à la carrière exemplaire en ceci qu'elle est exempte de tout premier rôle, et que c'est inexplicablement le seul acteur américain à être nominé ici… Pour son horrible prestation en tant que Rosco P. Coltrane, le shérif de la série "Shérif, fais-moi peur". En jouant mal, c'est fait.
Cüneyt Arkin, candidat très limite, mais quand même un peu connu en dehors de son pays natal... Par dérision. Je cite un votant : "Immortelle vedette de Dunyani Kurtaran Adam, le célèbre Star Wars Turc. C'est le fils caché d'Alain Delon et Steven Seagal, mais turc." Les aficionados apprécieront.
Alain Chabat, pour l'ensemble de sa seconde carrière en tant qu'acteur, mais aussi producteur, présentateur, réalisateur, auteur, scénariste, comique, et monument vieillissant de cette télé qui a été bien et ne s'est pas renouvelée, Canal +... Et puis il y a eu Comédie, la chaîne qui déconne. Vraiment. Et c'en est triste.
Guillaume Canet, pour ses yeux de vache folle, son jeu minable, sa voix agaçante, la coiffure ignoble de ses cheveux ordinaires, et Parce qu'il est démodé avant l'heure et qu'il pense qu'il est sexy alors qu'il est quelconque. Tout nu on dirait une grenouille, et il n'est pas capable de se laisser pousser une barbe correcte.
Arthur, oui, vous avez bien lu, Arthur le journaleux présentateur déjà cité dans cette catégorie, parce que le bougre a fait un spectacle nul sur lui-même, qu'il a appelé par son nom. C'est-y-pas égocentrique, ça madame, venant d'un cuistre bedonnant à la voix cassée qui articule un mot sur trois et produit de la merde ?
Michaël Youn, monument revendiqué de la connerie, pour avoir tout pompé à Jackass et MTV, pour s'être fait pistonner de partout, pour avoir racolé encore et encore en se foutant à poils à la télé, sur scène et au cinéma, tout ça pour arriver à rien : Iznogoud, et Incontrôlable, un film à la Rob Schneider... Berk.
Sophie Marceau, incapable pétasse que Pierce Brosnan a dû supporter pendant tout un James Bond, bête comme ses pieds et qui joue tout pareil. On voyait le soulagement dans les yeux de l'agent secret lorsqu'il a tué froidement cette pauvre conne. Mais je me tais, elle a déjà été citée...
Clémentine Célarié, parce qu'elle est toujours grosse même avec Slim Fast, qu'elle joue toujours mal à la scène comme à l'écran (non qu'elle ait tant de rôles que ça ces temps-ci, le public comme les cinéastes reconnaissant l'inexistence de ses talents). Amanda Lear a dit qu'elle lui ressemblait, le matin, pas maquillée.
Fanny Ardant, parce qu'elle a un seul jeu, un seul personnage, un seul air crétin, un seul ton, une seule diction théâtralo-inefficace, et une seule voyelle (le A, elle ne sait pas dire les autres)... Par contre, on voit très bien ses trente deux dents lorsqu'elle montre son seul sourire. Qui plus est, elle vieillit.
Julie Delpy, la star incontestée (et qui voudrait lui disputer ce titre...) du film "Le loup-garou de Paris", oeuvre regrettable en tout points. Elle, elle a une sale tête et elle joue comme un cul et Sophie Marceau réunis. Elle a essayé de jouer dans d'autres films, en ce sens ou elle est dedans, mais ou elle joue mal.
Tous les acteurs de l'équipe Luc Besson, dont Mila Jovovitch, son clone suédois et ossu de Angel-A et dont le nom m'échappe (non qu'il ait jamais mérité d'être retenu), Jamel Debbouze, John Malkovitch (lequel a depuis pas mal de temps tendance à se prendre pour un acteur, inexplicablement...), et les autres.
Ouf ! Nous avons probablement oublié beaucoup d'acteurs minables, mais pour les nominés, c'est terminé. Enfin pas tout à fait, il reste un grand prix à remettre... Une seule catégorie, une seule cérémonie, celle qui couronne tous les cons. Nous nous retrouverons une prochaine fois pour la conclusion de ce concours particulièrement débile, ce Jeu de la Haine, la Cérémonie des Ducons D'Or !
All right, Mr. DeMille, I'm ready for my close-up... |
15/01/2006 |
La musique... |
Oui, la musique sera à tout jamais... La chose la plus idiosyncrasique. Je veux dire qu'on aime ou on n'aime pas tel ou tel morceau, ça ne s'explique pas. Pour paraphraser une brève de comptoir, ya pas deux mecs qui ont le même goût musical, sauf si tu fais un truc très très musical, là ça va pour les deux. Eh bien là, sans conteste, nous avons trouvé des trucs très très pas musicaux. Et ça va pour tout le monde.
Oui, Mesdames et messieurs, chers lecteurs, laissez-moi vous présenter en direct de chez-moi et sur la grande tribune aveugle d'Internet, celle ou tout le monde est sur la scène et ou personne ne regarde, la toute première cérémonie de la remise du très grand prix musical, sponsorisé par le CIO, décerné aux nominés méritants (c'est assez long, comme intro, là, ça va ?), j'ai nommé les Défaites de la Musique !
Il y a eu énormément de nominés. C'est normal, on entend des chansons de merde tout le temps, à la télévision et à la radio, c'est le principe du star system : on martèle. Certains, sans doute trop migraineux d'un tel laminage, n'ont pas hésité à soumettre plusieurs noms au comité, dénonçant avec une joie non dissimulée tous les navets qu'ils ont détesté. Les scores étaient très serrés mais nous avons pu départager les finalistes, bien que le grand gagnant de ce soir ait remporté haut la main avec bien plus de votes que les autres (mais vous verrez bien qui c'est, patience !)... Mais passons à la distribution :
Le Quart de Défaite, troisième prix de ce soir, est attribué à Arielle Dombasle, ce tas de silicone déjà nominé pour le prix de Queen of Moche... J'enjoins le lecteur avide de se référer à la description haute en couleur et en collagène qui en a été faite à ce moment là.
La Demi Défaite, second prix, est attribué à l'Adversaire, au Mal Absolu, à Celle qui Foule au Pied les Rois Déchus, à l'Ange Noir de l'Abîme Sans Fond, à la Grande Bête nommée Dragon, à la Reine des Enfers, à l'Engeance de Satan, au Rejeton Démoniaque, à ses oeuvres et à ses pompes, bref, à Céline Dion.
Enfin, et c'est loin d'être une surprise, la Défaite de la Musique est attribuée collectivement à la Star Académy, déjà récompensée du Réverbère de Bronze (au moins en partie)... Toutes années confondues. En effet, pas un seul des olibrius étant passé par cette machine à faire du cul n'est capable de pousser trois notes correctement, qu'il ait achevé ou non sa soi-disant formation. Et en choeur, c'est pire.
Ah lala... C'est fini. Déjà. Eh oui, ça se tire, hein... N'oublions pas les très très très nombreux nominés qui n'étaient pas assez mauvais ou assez célèbres pour mériter une petite place dans le gros classement :
Vincent Delerm, bonobo bobo qui, un jour peut-être, apprendra à parler, lire et écrire...
Jean-Louis Murat, autre primate, à peu près un clone du précédent, en plus cliché...
Calim... pardon, Calogéro, parce que quand on l'entend, c'est trop injuste...
Raphaël, parce qu'il a une voix d'ange hélas castré trop tard dans un siècle trop vieux...
Jean-Louis Aubert, encore un clone en Jean-Louis de la nouvelle scène française, sans rien de remarquable...
Johnny Hallyday, alias "le retour des morts vivants", gag vivant sur les poivrots, les cons et les drogués...
Benjamin Biolait, troisième clone bobo, mais avec une coupe de cheveux encore plus ignoble...
Mariah Carey, une chanteuse chrétienne à la croix de bois qui fait pute, il fallait le faire...
Lara Fabian, autre clone, cette fois-ci de la Maîtresse des Ténèbres (voir la québécoise plus haut)...
Bénabar, clone bobo numéro quatre, avec une voix de cinquante ans et un physique de quatorze...
Philippe Risoli, présentateur nominé pour "cuitas les bananas", opus d'une extraordinaire finesse...
Jean-Marie Bigard, soi-disant comique vieillissant, nominé pour "la la la", chant littérairement impeccable...
Raphaël Mezrahi, pseudo-journaliste dont on a déjà parlé, pour l'inoubliable "les carottes ça a des poils"...
Les What Four, pour la carrière la plus courte et la plus drôle (involontairement) de tous les temps...
Carla Bruni, pour sa voix qui ressemble à un vent, tantôt brise inaudible, tantôt pet malodorant...
Voilà, bon, ça c'est fait... Je vais cesser de vous casser les yeux (à défaut des oreilles, ou de quelque autre organe plus ou moins rond...) et vous dire bonsoir, et à la prochaine fois ! |
14/01/2006 |
Tu viens, chéri ? |
Il va nous être difficile de faire court pour la remise de ce prix... Il s'agit d'un prix spécial ou tout le monde est éligible (enfin, quand je dis "tout le monde", je veux dire tous ceux qui sont "quelqu'un"... Je ne sais pas si je suis clair, mais comprenne qui voudra). Le seul critère de sélection est que les nominés doivent avoir fait quelque chose d'ignoble ou d'immoral pour rester ou devenir célèbre. Il s'agit, mais vous aviez deviné, du Réverbère de Bronze de la personnalité la plus Racoleuse !
Nous avions pensé inviter Régine, la vieille taulière la plus célèbre de France, mais elle n'était pas libre, elle se faisait refaire quelque chose. Certaines femmes ont comme excuse qu'elles doivent "se laver les cheveux" pour éviter un rendez-vous... Elle, elle ne peut plus depuis longtemps, alors il faut bien qu'elle trouve quelque chose. Du moins quand ça lui arrive de refuser un rendez-vous, à son âge. Finalement notre choix s'était porté pour Raymonde. C'est moins cher, et à peine moins bien... Vous connaissez Raymonde ? Mais si... Raymonde, un monument à Pigalle. Vous connaissez Guy Montagné ? Non plus ? Faites comme-si. Il n'est pas nominé mais il aurait dû. Eh bien Guy Montagné est devenu célèbre en imitant Raymonde, dite "La Grosse Raymonde". Bon, de toutes façons elle n'est pas là (remerciez le ciel...), mais renseignez-vous si vous avez de la curiosité morbide.
Au lieu de cela nous avons les impétrants du Petit Réverbère, c'est à dire le deuxième prix... Nous l'attribuons à titre honorifique à ceux qui ont récolté les quelques votes qui les sortent du lot des vulgaires nominés, mais pas suffisamment pour se hisser au rang de vulgaire tout court...
Rocco Buttiglione, homme politique italien à la fois de gauche et homophobe (comme quoi, ça n'a rien à voir !) reçoit un petit réverbère pour son hilarante dénonciation au parlement européen, qui n'a convaincu personne, mais ce n'était pas fait pour : C'était uniquement pour se faire de la pub, à lui et à son patron, le Roi des Arnaqueurs Italiens. Racoler en étant impopulaire, en disant des insanités et sans être soi-même connu, et en plus le faire pour quelqu'un d'autre et réussir ensuite à ce que tout le monde parle de vous quand même, il faut le faire !
La totalité de l'entreprise TF1 reçoit un petit réverbère parce qu'elle est la chaîne la plus regardée, la chaîne au journal incontournable, la première chaîne du pays, aux émetteurs si puissants que c'est la seule que l'on puisse recevoir partout en France, même quand les autres (pourtant nationales !) sont brouillées... Et qu'elle fait quand même de la merde et du cul. Pour comprendre, regardez TF1, un jour. UN jour.
L'agitateur/acteur/comique Dieudonné M'Bala reçoit lui aussi un petit réverbère pour son engagement hypocrite, ses propos antisémites et anti-blancs racoleurs suivis d'excuses médiatisées, pour avoir dit que l'antisémitisme n'existait pas en France et minimisé la Shoah (Comme Jean-Marie Le Pen, qu'il est censé combattre...), tout en faisant des procès pour racisme à tout et n'importe quoi. Et pour quoi faire ? Pour relancer sa carrière solo et commencer une pseudo carrière politique. C'est absolument incroyable... J'ai des amis transsexuels, hétéros, homos, beaufs, noirs, arabes, juifs, asiatiques, serbo-croates, américains, anglais, et d'autres complètement mélangés... Et LUI, il me donne envie d'être raciste.
Enfin, et non des moindres, le dernier petit réverbère échoit à Bernard Menez... Cet acteur et chanteur, déjà habitué aux tournées de superettes, en est réduit à faire des pubs pour des magasins de produits casher en gros sur la chaîne juive du câble, accompagné de filles-potiches à gros seins habillées en mères juives. Sa chanson "jolie poupée" et ses participations au Club Dorothée lui ont assuré sa nomination, surtout quant on met ça à côté de ses heures de gloire (il a joué Molière face à De Funès à la grande époque, quand même...). Mais ce qui a vraiment fait la différence, c'est sa carrière politique dans le 15e arrondissement de Paris en tant qu'indépendant, avec des arguments à peu près comparables à une cagette de poireaux.
Tant de racolage pour arriver à pas grand chose... A part TF1, il est vrai que ce ne sont que des célébrités mineures, et on pourrait dire que TF1 n'est célèbre que parce qu'elle n'emploie que des racoleurs (et qu'elle le fait très bien). Eh bien vous n'êtes pas au bout de vos surprises, chers lecteurs, car TF1 reçoit encore un prix. Oui, un petit bout du Grand Prix d'aujourd'hui...
Le Réverbère de Bronze est attribué à toute la télé-réalité dans son ensemble ! Point de jaloux : Il s'agit d'un concept parfaitement révoltant et vicié au départ. Le Loft était déjà éprouvant (et Loana avait fait très très fort dans le genre racolage, on se souvient encore de sa laideur et de sa vulgarité qui n'aurait pas déparé un vrai réverbère et un avocat commis d'office), l'île de la tentation était encore plus putassière et brisait les ménages (même des faux, peu importe), de même que les éditions de Nice People, la Ferme, Greg la pauvre andouille, et compagnie... (Oui, et la Compagnie, aussi). La Star Académy, du fait de son côté didactique, aurait pu tirer son épingle du jeu en proposant des artistes "de qualité" (enfin, peut-être pas "bons", mais un peu meilleurs que cette merde, on ne demande pas grand chose...) sans racolage... Mais non, ils se sont vautrés dans le stupre pour, en plus, faire de la crotte commerciale. La gagnante de cette année se démarque d'ailleurs dans cette sélection et reçoit, au nom du concept même de Real-TV, en tant que son véritable symbole, le réverbère de bronze pour tous les autres. Oui, Magalie, qui n'a strictement aucune qualité si ce n'est qu'au moins elle ne mord pas (l'imbécile heureuse...), qui chante comme le veau dont elle a la gueule, est la plus racoleuse du moment : Plus que dans un squelette siliconé et lisse comme du mastic qui a un âge différent selon qu'on regarde la tête, les côtes ou les jambes, toutes les adolescentes grosses et moches (et qui chantent mal) se reconnaissent en elle, et ça, ça leur donne le faux espoir qu'elles peuvent réussir, ces pauvres dindes... Pour elles, c'est le mensonge qu'elles aimeraient croire : "moi aussi je serai une star !". Pour les producteurs, c'est la vérité suivante : "Continuez de bouffer, de grossir, de vomir, de boursoufler, et d'acheter des fringues de salopes qui ne vous vont pas, bref, d'accumuler de la merde et de la regarder à la télé, car c'est nous qui la faisons !". Et ça, c'est VRAIMENT un putain de gros racolage. Mais c'est le travail d'une grande équipe.
Mais même si ce n'est pas tout le monde qui peut prétendre au Réverbère, contrairement à la croyance populaire que tout le monde peut s'abaisser à faire la pute, il y a eu beaucoup de nominés. Bien racoler est en effet un art, et ces personnages nous le prouvent :
Roger Pierre, nominé pour toute sa carrière de mauvais acteur vaudevillesque et grisonnant...
Kylie Minogue, nominée en dépit de certaines qualités, parce que plus pute que ça à la télé tu meurs...
Frédéric Beigbeder, qu'on retrouve partout, pour les mêmes raisons que d'habitude...
L'inventeur du téléphone portable qui fait appareil photo (et bientôt les pommes de terre frites ?)...
Le directeur du CSA, nominé parce que TF1 sévit toujours, donc la censure ne fait pas son travail...
Jamel Debbouze, pour avoir racolé tous les arabes des cités et les autistes et les avoir mélangés aux yeux du public...
Bataille et Fontaine, l'un de nos Sept de Plombs, ne nous répétons pas...
Bruno Mégret, pour avoir repris traitreusement l'extrême droite à la Le Pen, en plus mesquin...
Olivier Besancenot, pour l'extrême gauche postière et molle qui attire toujours quelques désoeuvrés...
Et enfin, Richard Branson, la cinquantaine bien tassée, fondateur du groupe Virgin, qui tente toujours de faire étudiant attardé et baba cool qui s'adonne aux sports extrêmes et fait du rock... Soi-disant un jeune con qui dit merde au système et qui a réalisé son rêve, en fait un ignoble mercantile qui pousse l'hypocrisie et l'exploitation des jeunes jusqu'à vendre des capotes estampillées "virgin" dans ses magasins. Si.
Voilà, il est temps de clore cette petite cérémonie... Pour terminer, disons simplement histoire de moraliser (il faut bine, de temps en temps...) que si presque chacun est prêt à certaines concessions pour réussir, et est coupable de certaines entorses à l'éthique ou à la déontologie, nous venons de voir de véritables exploits dans ce domaine : des gens qui sont immoraux, produisent de l'immoral pour les autres, et prônent l'immoralité rien que pour être immoraux histoire qu'on parle d'eux (ce qui est en soi immoral). Bienvenue, donc, dans un monde ou, pour paraphraser le proverbe, "Le Vice est sa propre récompense" !
Moi, j'adore ! A la prochaine. |
12/01/2006 |
Director's cut |
On m'a dit (à plusieurs reprises, et des gens que j'apprécie) que ça devenait "gonflant", ces remises de prix. Bien que ce soit un terme fort, je soupçonne qu'encore plus de gens voulaient me faire la réflexion... Ils n'avaient qu'à la faire plus tôt, je ne mords pas... Pas trop. Et c'est bien normal de trouver ça ennuyeux, c'est une formule répétitive de billets d'humeur trop longs... Mais maintenant qu'y puis-je ? Je suis lancé et je dois achever le concours. D'ailleurs ce n'est pas toujours rose à écrire, et le style s'en ressent, mais il faut toujours finir ce qu'on commence. Toutefois j'essaierai de raccourcir au maximum, et la prochaine fois, s'il y en a une, je me limiterai question catégories. Dans un souci d'économie de mots (une fois n'est pas coutume...) je vais supprimer les Invités Surprise pour passer directement aux nominés.
Aujourd'hui, le CIO distribue La Palme de Canard en Caoutchouc du Réalisateur le plus à côté de ses Pompes. Comme pour d'autres catégories, les gagnants se sont tout de suite démarqués des autres, de toutes manières peu nombreux, avec trois fois leurs suffrages ! Il y a deux réalisateurs gagnants, les autres pouvant retomber dans l'anonymat crapoteux de l'indifférence...
La Première Palme est attribuée à Luc Besson, pour l'ensemble de sa filmographie en tant que réalisateur et producteur ! Pour la petite histoire, Luc Besson est un nain adipeux et velu qui n'arrête pas de se teindre et est totalement imbu de lui-même. Jusque là, j'aurais plutôt tendance à penser que c'est moi, mais le portrait n'est pas fini. Puant d'orgueil quand on le rencontre, son fantasme compte apparemment les filles ossues qu'il replace dans tous ses films, et il s'écoute parler dans tout ce qu'il fait quand il ne fait pas quelque chose exclusivement pour le vendre (comme ses livres pour enfants, ou "Le Baiser mortel du Dragon", ou la série des "Taxi"...). Notez, ça marche bien. C'est vrai, pour un français, il a complètement réussi en jouant le jeu d'Hollywood. C'est pourquoi nous ne le blâmerons qu'un peu pour ça et beaucoup pour ses films de merde. Le Grand Bleu n'est qu'une longue et molle apologie du suicide sur fond de chant cétacé, le Cinquième Elément un ramassis de musique techno, de couleurs qui tachent et d'ésotérisme à quatre sous du XIXe siècle, et pour Jeanne d'Arc, on me dit que cela "aurait pu être un des plus beaux films du monde s'il ne s'était pas écouté scénariser des scènes rigolotes, mais qui n'avaient rien à foutre là". Ajoutez en plus de mauvais acteurs et le tour est joué. Quant à Angel-A, on me rapporte que c'est tout aussi minable question scénario et casting, bien que je ne l'aie pas vu moi-même. Il semble que ce soit son "film profond en noir et blanc", passage obligé de tout réalisateur prétentieux qui se respecte.
La Seconde Palme ex-aequo revient à Jan Kounen, le triste réalisateur de Blueberry. Avec un seul film, il a déjà mérité la palme autant que Luc Besson, et c'est un exploit. Tout cet argent pour obtenir un film si stupide, fait par et pour les fumeurs de joints, et mal réalisé, en plus... Un bad trip toutes les cinq minutes fait avec des images de synthèses ratées. Il n'y a qu'un seul bon acteur et il est sous-employé, par ailleurs aucun personnage n'est réellement développé. Tant mieux pour Vincent Cassel, il serait incapable de tenir la distance de toutes façons. C'est soporifique, et au bout du compte toute l'intrigue (absurde et invraisemblable, mais passons) revient à la question "mais où se cache le labo ou ils produisent la came ?". Il y a même une grosse chatte mouillée et touffue à la fin, et c'est totalement gratuit. Mais la carrière de cet olibrius n'a pas commencé avec cette infecte bouse : il a aussi fait de regrettables courts-métrages dans lesquels il s'écoute parler (et se droguer, aussi). Tout ce qu'on peut espérer c'est qu'il n'aura plus de financement pour ces trop longues séances de branlette cinématographique qui se donnent des airs, ce fabricateur autoproclamé d'une nouvelle morale douteuse (et pompée à d'autres) qui se pavane au festival de Sundance comme le geai paré des plumes du paon.
Pour cette catégorie, les nominations étaient assez contradictoires, certains ne jurant que par tel réalisateur que d'autres ont détesté, d'autres nominant des gens dont ils aimaient certains films mais qui les avaient déçus... Quoi qu'il en soit voici leurs noms :
Sam Raimi, pour la série des Evil Dead, considérée comme totalement gratuite et vieillissante, et/ou les Spiderman, que certains voient comme peu fidèles à la BD et trop hollywoodiens.
Quentin Tarantino, pour Kill Bill I et II, parce qu'il aurait dû s'arrêter à Pulp Fiction ou Une Nuit en Enfer, et parce que c'était trop en faire pour de belles images gratuites et invraisemblables.
Claude Lellouch, pour Un homme et une femme, et pour l'ensemble de sa filmographie, nominé par ceux qui n'aiment pas le cinéma français mou et lent.
Micheal Bay, pour l'ensemble d'une carrière qui n'a pas l'air de vouloir s'achever, et particulièrement pour son magnum opus opportuniste et stupide, Pearl Harbor.
George Lucas, pour toute une carrière mercantile passée à ne faire que des films commerciaux qui ont très mal vieilli, à les exploiter au maximum, puis à les revamper pour recommencer sans se préoccuper de bien faire.
Jean-Paul Rappeneau, pour des films comme Cyrano de Bergerac et d'autres fleurons désuets avant l'heure des grandes heures (longues surtout...) de l'exception culturelle française dans le cinéma.
Valérie Lemercier, pour des films qu'on oublie, qu'on essaie d'oublier ou qu'on ne va carrément pas voir, et parce qu'elle devrait se cantonner à son travail d'actrice.
Christophe Gans, pour l'indicible merde que constitue Le Pacte des Loups, ainsi que pour les films subséquents qui sont tous strictement moins bons.
Stanley Kubrick, pour ses réalisations aussi longues que pédantes, pour Eyes Wide Shut (a regarder les yeux fermés...) et tous les films chiants mais précurseurs (2001, Orange Mécanique...) qui déçoivent.
Tim Burton, pour Charlie et la Chocolaterie pleine de gratuité, pour Big Fish et ses bons sentiments, pour ses Noces Funèbres à vomir, bref, pour ne plus savoir faire que de jolies images sans rien derrière.
Il est fort probable que vous soyez un inconditionnel d'un ou plusieurs réalisateurs nominés... Y compris des gagnants. Consolez-vous, vous n'êtes pas le seul à avoir des goûts de chiottes ! |
10/01/2006 |
Rions un peu avec la politique |
Françaises, Français, mes chers compatriotes, après les voeux de bonne année de notre cher président (très cher, hors de prix d'ailleurs vu ce que ça a coûté à pas mal de gens de le faire élire, côté financement comme côté votants qui ont regretté...), il était naturel que nous nous retrouvions pour une nouvelle remise des prix du JEU DE LA HAINE particulièrement civique : Le Jarnac de Platine du Politicien le plus Corrompu !
(Jingle par Lully)
Pourquoi Jarnac ? A cause des mânes de notre ancien président, le plus machiavélique, le plus corrompu, le plus intrigant, le plus extraordinairement fourbe, qui est né dans cette petite ville, célèbre pour son coup en traître... Monsieur François Mitterrand, un si grand arnaqueur, trafiquant, faux jeton, impérial et retourneur de veste qu'il bénéficie encore aujourd'hui, dix ans après sa mort, d'un culte fidèle, malgré toutes les affaires qu'on découvre.
Accueillons tout de suite un invité (surprise !) qui doit énormément à François Mitterrand : sans lui son parti eut été évincé des scrutins de longtemps. Il s'est refait une nouvelle jeunesse dans son vieil âge en refilant les membres "gênants" de son groupe à un traître encore plus fourbe qui a fait sécession, et il a le "Front" de former sa dauphine de fille (d'aucuns diraient "baleine"...) à le remplacer à la tête de son parti devenu hélas respectable (à peu près comme un mafieux peut "se ranger" sans vraiment changer d'opinions)... Il est violent, borgne, populiste, laid, vieux, et sa Bretagne natale le renie avec exécration, j'ai nommé... Jean-Marie Le Pen !
Merci, merci ! Vive la France ! Monsieur Le Pen, permettez-moi de vous dire que je suis flatté. C'est très gentil à vous ! Mais je suis très heureux d'être ici. Non, c'est vrai, sans vous on ne saurait pas qui détester ! Ha ha ! En tout cas tout le monde n'est pas de votre avis : je n'ai pas été nominé pour ce prix, et je suis le chef d'un Grand Parti de Droite ! Oui, c'est une honte, mais que voulez-vous... En tout cas, laissez-moi vous dire que je suis content d'être reçu ici, car le Front National est banni des ondes, comme toujours, et ne peut pas s'exprimer, et ça, c'est une honte... Je suis d'accord... Si plus de gens entendaient la stupidité de vos propos je pense que vous auriez moins de suffrages, et on verrait que vous constituez un réel danger. Hein ? Qu'est-ce que vous dites ? ... Mais ce n'est pas pour ça que le CIO vous a fait venir... Vous connaissez la Marseillaise ? Mais... Evidemment ! L'Hymne National, tout de même ! Bien. Alors au lieu de vous faire remettre des prix, nous allons vous demander de chanter cet Hymne avec nous, et de nous commenter les meilleurs passages. D'accord ? Moui, c'est original. Allons-y... Mais je vous préviens, je chante très mal ! Ce n'est pas grave du tout, de toutes façons on ne vous entendra pas à l'écrit. Allez, chauffe Marcel !
A présent, en vertu de la solennité de ce moment, levons-nous tous pour l'hymne national, dont voici les paroles complètes :
Allons, enfants de la Patrie, Le jour de gloire est arrivé ! Contre nous, de la tyrannie, L'étendard sanglant est levé. (bis) Entendez-vous dans nos campagnes Mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans vos bras Egorger vos fils, vos compagnes ! Oui, ces paroles là, tout le monde les connait... Pourtant, personne ne réfléchit à ce qu'elles veulent dire : des ennemis d'autres pays nous en veulent, les Américains sur le plan économique, les Islamistes bien sûr, et même au sein de l'Europe, ces pays qui veulent avaler notre nation, nos traditions, nos particularismes, l'exception Française !
Aux armes citoyens, Formez vos bataillons ! Marchons, marchons, Qu'un sang impur Abreuve nos sillons ! Quel joli refrain ! Je ne comprends pas pourquoi les jeunes ne le chantent plus, il y a du sang, des tripes... Peut-être que c'est parce que ce vieux singe de Giscard l'a ralenti exprès.
Que veut cette horde d'esclaves, De traitres, de rois conjurés ? Oui, que veulent nos gouvernants corrompus, hein ? Que veulent-ils ? Encore plus d'argent, un autre quinquénnat ? Jusqu'où iront-ils ? Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers de longtemps préparés ? Ils veulent vous garder dans l'ignorance, ils vous mentent depuis longtemps, oui, c'est un grand complot, entre les francs-maçons et les juifs, sans oublier les invertis ! Français, pour nous, ah ! Quel outrage ! Quel transports il doit exciter ? C'est nous qu'on ose méditer De rendre à l'antique esclavage ! Et je restaurerai le pouvoir d'achat, aussi !
Quoi ? Ces cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers ? Oui, ces hordes venues du Tiers Monde, si étrangères à nos racines, à notre culture et dont la France, qui en peut pas les soutenir et les nourrir tous, n'a que faire, qui osent venir ici nous prendre nos honnêtes gagne-pains alors que de bons français crèvent de faim ! On n'a pourtant pas le droit d'en dire du mal, sinon nous sommes taxés de racisme, alors qu'eux ne se gênent pas pour descendre les blancs... Quoi ? Ces phalanges mercenaires Terrasseraient nos fils guerriers ? ... Et je ne parle pas de ceux qui créent l'insécurité dans nos rues, dans nos banlieues, ou des français, qui sont souvent sans travail, rasent les murs dans la peur, n'ayant aucun moyen de déménager, ne se sentent pas ne sécurité dans leur propre maison ! Ces nids d'intégristes islamistes, ces parasites, ces mauvaises graines qui quémandent ou volent les fonds publics grâce à la corruption et aux médias pour construire leurs mosquées, leurs dortoirs pour drogués... Grand Dieu ! Par des mains enchaînées Nos fronts sous le joug se ploieraient ? De vils despotes deviendraient Les maîtres de nos destinées ? ... Et ces gens qui demandent des papiers pour procéder à leur immigration de peuplement, qui demandent le droit de vote pour les détenteurs de carte de séjour, devrions nous les laisser nous prendre notre pays ?
Tremblez, tyrans, et vous perfides, L'opprobre de tous les partis ! Vous voudriez faire croire à tout le monde que NOUS, au Front National, nous sommes haïs de tous, mais ce n'est pas vrai ! vous nous diabolisez parce que nous disons tout haut ce que de plus en plus de gens murmurent tout bas. Nous ne sommes plus seuls, et notre message, contrairement à celui des soi-disant grands partis, n'a jamais changé ! Tremblez, vos projets parricides Vont enfin recevoir leur prix ! A la prochaine élection, nous vous battrons ! Tout est soldat pour vous combattre : S'ils tombent, nos jeunes héros, La France en produit de nouveaux, Contre vous tout prêts à se battre ! Notre montée au pouvoir est inexorable ! Sieg Heil ! Euh… Ahem… Excusez-moi, ça m’a échappé.
Français, en guerriers magnanimes Portez ou retenez vos coups. Epargnez ces tristes victimes A regret s'armant contre nous. Mais chacun a le droit de voter en son âme et conscience. N'en voulez pas aux français égarés par la langue de bois et les discours démagogiques de mes concurrents. Mais ces despotes sanguinaires, Mais ces complices de Bouillé, Tous ces tigres qui sans pitié Déchirent le sein de leur mère ! ... Même si le bon sens commande de mettre bas ces dirigeants, de droite comme de gauche, ces ministres inactifs qui s'en mettent plein les poches au lieu de penser aux vrais problèmes de la France des français !
Nous entrerons dans la carrière Quand nos aînés n'y seront plus, Nous y trouverons leur poussière Et la trace de leurs vertus. Souvenez-vous des grands héros de notre grand pays, Jeanne d'Arc, Charles de Gaulle, le Maréchal Pétain, Laval... Bien moins jaloux de leur survivre Que de partager leur cercueil, Nous aurons le sublime orgueuil De les venger ou de les suivre ! Ah, c'était le bon temps ! Maintenant ce qu'il leur faudrait aux jeunes, c'est une bonne guerre...
Amour sacré de la Patrie, Conduis, soutiens nos bras vengeurs Liberté, Liberté chérie, Combats avec tes défenseurs ! J'aime cette vision de la liberté, active, qui n'hésite pas à conquérir et frapper... Parce que pour vivre libres, il nous faut notre espace vital, n'est-ce pas... C'est pour cette raison que nous ne pouvons plus accepter d'immigrés, c'est pour cette raison que nous les avions colonisés au départ. D'ailleurs ça leur a fait beaucoup plus de bien que de mal ! Sous nos drapeaux, que la victoire Accoure à tes mâles accents, Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre Gloire ! Vive la République, et Vive la France !
Ah, quelle jolie chanson ! Oui, vous êtes tout ragaillardi... Finalement je me suis bien amusé. Et c'était très informatif pour nous sur votre programme. Ha ha ! Hélas il faut que je m'en aille, j'ai un meeting avec des militants... Quel dommage, on s'amusait si bien. Je peux peut-être rester si vous voulez... NOOON ! Euh... Je veux dire... Non merci. Enfin, merci de m'avoir reçu, cher monsieur, au revoir ! Au revoir...
Après ce très instructif petit interlude, rasseyons-nous... Invoquons une minute de silence parce que ça repose, et pour méditer les paroles de Benjamin Franklin : "Une société prête à sacrifier un peu de sa liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux."... Ahem. On a les dirigeants qu'on mérite, et l'hymne national qu'on veut bien avoir. Voilà, fini.
Mais il est plus que temps d'ouvrir les enveloppes des gagnants de ce concours ! Tout d'abord voyons à qui est décerné le Jarnac d'argent, troisième prix de la compétition... J'ouvre l'enveloppe... Roulements de tambour... Ce sont trois gagnants, bravo à eux ! Il s'agit de François Bayrou, Roselyne Bachelot et François Hollande !
François Bayrou, l'air bête et plein de vent, est un homme politique contradictoire chef d'un parti centriste du style "faisons un sondage pour voir où vont les français, histoire que je me mette devant pour les diriger". Hargneux sur des broutilles, il est tout aussi corrompu que les autres mais sans la moindre envergure. C'est notre gagnant numéro 1, il a une belle tête de vainqueur !
Roselyne Bachelot-Narquin, pharmacienne et fille de gaulliste, âme damnée et porte parole moche de l'UMP et avant cela du RPR, et avant cela de ce que c'était avant, sans doute depuis le XVIIIe siècle... Elle a réussi à se faire un nom dans la politique tout en n'ayant aucune cause bien à elle, aucun créneau si ce n'est de suivre l'éléphant De Gaulle, puis Chirac...
François Hollande, notre troisième gagnant, est nominé ici pour sa simple incompétence. Rappelant Charlie Brown, il a un côté "qu'est-ce que je fous là ?" plutôt incongru. Il n'ira jamais loin, et c'est tant mieux : C'est le seul chef d'un grand parti qui reste parfaitement incapable d'être ne serait-ce qu'un tout petit peu présidentiable. On n'en voudrait même pas comme ministre.
On a déjà une belle sélection, mesdames et messieurs... Qui donc a pu dépasser en corruption ou en incompétence ces trois clowns à la poursuite des voix perdues ? Ouvrons donc pour le savoir l'enveloppe d'or du Jarnac D'Or, second prix de notre soirée... Et c'est... Charles Pasqua !
Oui, un grand bravo à Charles Pasqua, ancien ministre de l'intérieur et super parrain de toutes les mafias, affairiste véreux réputé, ne mâchant pas ses mots, sont l'erreur a été de s'allier successivement avec Edouard Balladur et Philippe de Villiers, deux hommes complètement à l'opposé de son caractère, alors qu'il était en quête de popularité. Le voilà nominé pour avoir à la fois inventé et justifié l'expression "les subventions à la mallette noire". C'est le maître de l'arnaque politique, ne l'oublions pas, et le premier populiste du Sud, avant même Bernard Tapie, et bien qu'il ait disparu de la trop haute politique ces derniers temps, tous s'en souviennent comme un ministre Mitterrandien avec un sentiment ambigu de haine et d'amour...
Dans la foulée, voyons maintenant à qui échoit le Jarnac de Platine. Il a tellement de casseroles au cul que c'en est risible, presque tous ses plans capotent lamentablement, à l'étranger comme dans notre pays, il a attendu des années pour avoir ce boulot et s'aperçoit maintenant qu'il aurait mieux fait de se retirer avant... Il s'agit d'un grand homme, mesdames et messieurs... Il est loin devant tous les autres, avec le double, oui, le DOUBLE des suffrages obtenus par le second prix... Son impopularité est extraordinaire, sa corruption légendaire, son incompétence nous fait rire chaque jour... Il s'agit de Monsieur le Président de la République Jacques Chirac ! (Et je vous jure que je n'ai pas truqué les résultats, je n'ai même pas voté pour lui à ce concours !)
Incroyable, improbable, extraordinaire... Il a dépassé Charles Pasqua, il a enfoncé Kim Jong Il, George W. Bush, Marine Le Pen et Jean-Pierre Raffarin (un seul vote chacun !), et quant à Jean-Marie Le Pen et Sylvio Berlusconi, Tony Blair, Fidel Castro, Vladimir Poutine, Saddam Hussein, le président Iranien Amadinejad, Bouteflika, Laurent Gbagbo, n'importe quel leader terroriste et Dieu sait qu'il y en a, Jörg Haider, Nicolas Sarkozy (pour l'amour du Ciel, à quoi songiez-vous ?!)... Tous ces gens-là n'ont même pas été nominés ! Je m'interroge...
Voyons tout de même ceux qui ont reçu au moins un vote, ne serait-ce qu'un seul petit vote antipathique pour cette catégorie ou peu de gens ont voté, ne sachant que choisir, alors que tant nécessitaient une nomination.
Dominique Marie François René Galouzeau De Villepin, le faux mannequin l'Oréal déconnecté de la réalité dans son hôtel particulier du XVIIe (arrondissement, hein...), stratège de la dissolution du premier septennat de Jacques Chirac... Il ressemble de plus en plus à un zombi et de moins en moins à un premier ministre.
George W. Bush, le texan fou, président des Etats-Unis et Shérif du Monde, cuistre pétrolivore et illettré incompétent... Que dire de plus si ce n'est qu'il est cent fois plus corrompu que Jacques Chirac ? Mais que voulez-vous, un vote est un vote.
Jean-Pierre Raffarin, que notre ami Nikolavitch a surnommé l'ex-bossu de Matignon, quasimodo citant Lorie en guise de programme politique, impopulaire qui s'est longtemps accroché et qui n'a eu, pour toute cette détestation accumulée, qu'un seul vote !
Robert Hue, surnommé Grincheux ou Barbe-à-poux, à la fois l'oeil de Moscou et le nain du jardin, a hérité du parti communiste comme d'une vieille ferraille bonne pour la casse. Il l'a repeinte en rouge-rosé tant bien que mal (la pauvre carcasse ne supporte plus les révolutions...) mais tout ça ne roule pas très bien.
Laurent Fabius, l'homme de toutes les contradictions : D'abord fils d'antiquaire qui se tourne vers la politique, puis ministre de gauche à la politique de droite, enfin artisan de Maastricht et avocat du "non" à la constitution européenne !
Marine Le Pen, dont nous parlions tout à l'heure, qui aurait sans doute dû être un fils... Elle a les épaules larges et le physique bovin de son papa. Suffisamment pour reprendre le flambeau bleu-blanc-rouge ?
Olivier Besancenot, dont nous parlerons encore plus tard car il est nominé dans une autre catégorie (et nous ne vous dirons pas laquelle, petits sacripans !), facteur révolutionnaire abruti, tout est dit...
Raymond Barre, ex-ministre mou, professeur d'économie mou, risée de tous, caricature d'un autre âge (non, encore un autre... juste avant... voiiilà, le bébête show et les débuts des guignols, vous y êtes !).
Philippe de Villiers, demi-royaliste à la fois chiant et chouan ayant fait d'un parc d'attraction sa capitale, d'une version idéalisée de l'histoire de France son programme (les Rois n'étaient pas corrompus, ben voyons...), et de Famille Chrétienne son idéal... "Dieu est son Droit". Heureusement, nous sommes laïcs...
Kim Jong Il, mon préféré, méchant dans Team America, premier dictateur communiste héréditaire de l'Histoire, qui a été jusqu'à kidnapper un réalisateur asiatique populaire pour le séquestrer en vue d'apprendre à tourner des films, sacré meilleur athlète et sportif du monde en Corée du Nord (vive le contrôle des médias...) et cultissimme (de sa personnalité en tout cas), compositeur et écrivain, avec les plus belles filles (menottées ?) à son bras trop court... On dirait un méchant de James Bond : on voudrait inventer quelque chose de plus extravagant ou psychopathe, qu'on ne le pourrait pas.
Voilà, c'est maintenant la fin de cette distribution des prix... Soyez fiers de vos votes, car ils resteront secrets. Après tout, beaucoup de votants ne savaient pas pour qui voter, n'ont pas pensé instantanément à tous les hommes politiques qui l'auraient mérité, et beaucoup d'autres n'ont rien voté, ne sachant que choisir. D'autres enfin ont cru que seuls les français avaient accès à cette catégorie... Quoi qu'il en soit, les urnes ont parlé : S'il s'agissait d'un échantillon représentatif de la population je m'inquièterai, mais ce n'est sans doute qu'une erreur statistique. Vous préférez apparemment Kim Jong Il à Jacques Chirac, et personne ne déteste assez les dictateurs et les despotes pour les citer. Alors que tous s'appliquent à dénoncer Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, Bruno Mégret et les fascistes de tous les pays, les exterminateurs de Kurdes, les anti-gays arabisants, les méchants Serbes, les Israéloïdes et les Palestineux, les lobbys racistes et les syndicats soi-disant non-politiques qui font pression sur le gouvernement, vous évitez soigneusement de les citer pour leur préférer des gens sans la moindre envergure, presque comiques ou complètement éteints comme Olivier Besancenot et Raymond Barre. Mais je me tais, j'ai promis de respecter les suffrages et les votants même si je ne suis pas d'accord... Par contre ce n'est pas demain que je reproposerai cette catégorie, c'est trop déprimant. A bon entendeur, salut ! |
09/01/2006 |
Sans transition... |
Après une trop longue pause, nous nous retrouvons une fois de plus, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, pour une remise de prix haute en couleurs... Qu'elles soient imprimées ou télévisées, ou même décrite verbalement à la radio, ce sont les joyeuses couleurs du JEU DE LA HAINE qui continue ! Oui, il est temps de remettre ce soir le Sept de Plomb du Journaleux le plus Incompétent !
(Jingle 7 sur 7)
Tout d'abord, je voudrais vous remercier, tous autant que vous êtes, d'avoir voté, et surtout de vous tenir informés de l'actualité des médias. Le nombre de nominés dans cette catégorie est l'un des plus importants, ce qui reflète des goûts divers mais aussi de très nombreuses sources d'information chez les votants, dans tous les médias. Félicitations, vous regardez suffisamment la télé pour la détester !
Accueillons à présent l'invité surprise qui va présenter nos prix, puisque c'est après tout son métier. Cet homme aux cheveux gelifiés s'est fait une spécialité, sur LCI, de passer pour un grand reporter en restant derrière son bureau. Il interviewe par téléphone ou en personne des gens importants en leur posant de mauvaises questions histoire de leur faire dire ce qu'il veut, les contredisant et se fichant de leurs réponses. Son journal, sobrement intitulé "Journal du monde" devrait, pour faire bonne mesure, s'appeler "Le monde selon lui" tant il compte uniquement ses opinions, qui se veulent le bon sens et ne sont que le sensationnel... Bravo à lui pour sa merveilleuse carrière et pour être venu ici ce soir : Vincent Hervouet !
Bonsoir mesdames et messieurs et bienvenue à cette édition. Alors, Vincent Hervouet, ça va les chevilles ? Très bien merci. Sans transition, passons à la remise du Sept de Plomb... Hôla, hôla, hôla... On se calme, on a deux prix avant de remettre celui-là. Ah ? Mais... Oui, on a le sept de plastique, troisième prix, et le sept de bois, deuxième prix. Mais alors je ne recevrai pas mon prix avant la fin de la soirée ? Vous n'êtes pas nominé, vous n'êtes même pas dans le classement. HEIN ? Qu'est-ce que c'est que cette arnaque ?! C'est pour ça qu'on vous a appelé pour présenter. C'est comme ça. Mais j'ai droit à une récompense, vous m'aviez dit que c'était pour une récompense... C'est la récompense du journaliste le plus nul, vous n'aviez pas entendu ? Ah ? Dans ce cas d'accord. Oui, enfin ça ne veut pas dire que vous ne la méritez pas, ça veut juste dire qu'il n'y a pas assez de gens qui ont pensé à vous pour la décerner. Pour ça il faudrait que vous soyez un peu connu ou remarquable. Mais, qu'est-ce que c'est que ce langage ? Je fais mon métier de présentateur... Et d'ailleurs je vous ressers votre soupe. Mais... Mais... On ne peut pas dire ça à l'antenne... Alors là, et d'une, on s'en fout, on est sur Internet; et de deux, vous en avez sorti de bien pires à des gens aussi importants que des chefs d'état. Allons, on ne peut pas me comparer à un dictateur africain ! Non, c'est vrai, vous n'êtes pas assez important. Allez allez, on active, les prix. C'est un scandale ! Allons ! Sinon on ne vous paie pas. C'est vous qui vouliez speeder tout à l'heure... Grmbl... Bon. Alors, mesdames et messieurs, pour le sept de plastique, les lauréats sont... Laurent Ruquier, Bataille et Fontaine ! Eh ben voilà, c'était pas si difficile. Vous voyez que c'est simple de bien présenter.
Notre premier sept de plastique, Laurent Ruquier, prouve s'il en était besoin que les gays n'ont pas tous bon goût, et ne sont pas tous de grands artistes. Galvanisé par ses premiers succès, c'est le premier à rire gauchement de ses blagues, télévisées ou radiophoniques... Il les publie dans des tout petits livres "best of" (ça fait moins de travail) qui évoquent plus les roucasseries que les pensées de Pierre Dac ou de Jean Yanne. S'il fait un bon mot (ce qui arrive de moins en moins) c'est toujours pour moraliser grâce à un esprit pédant, comme le gauchisant qui pète dans la soie qu'il est. C'est bien simple, ses co-animateurs comme ses invités lors de ses émissions de radio ou de télévision sont là uniquement pour le mettre en valeur : Sinon, pourquoi s'encombrer, dans des émissions dites culturelles et intellectuelles, d'un gay fan de bourriquet, d'une vieille gâteuse, d'une jeune pouffe inepte, d'une ancienne des grosses têtes, d'un dessinateur sorti du catalogue de l'homme moderne, ou pire encore, de Raphaël Mezrahi ? Non, Laurent Ruquier non plus ne peut pas plaire à tout le monde.
Pascal Bataille et Laurent Fontaine, deux animateurs radio et télé qui auraient pu être primés dans la catégorie King of Moche, font sans cesse de nouvelles émissions, trouvant chaque jour de nouvelles manières de torturer leur public. Leurs rires agaçants et leurs shows préparés sont apocalyptiques, et leur dualité leur permet de rebondir l'un sur l'autre dans des répliques toujours plus stupides. C'est à eux qu'échoit le sept de plastique, grâce à leur goût pour le voyeurisme, proclamé haut et fort par des petites émissions pour de trop petites gens, telles Ya que la vérité qui compte (c'est l'hôpital qui se moque de la charité... Des "anonymes" qui versent dans le sentimentalisme et la confession), Ya pas photo (non, c'est clair ! Des témoignages sur des aventures "extraordinaires" complètement bidons...) et Zéro de conduite (on dénonce le défaut d'une personne et on impose un défi pour le corriger en public... Charmant.), sans oublier Drôle de petits champions, sorte de resucée de l'école des fans mais avec des talents plus divers.
Tout de suite le deuxième prix, le sept de bois. Je n'aurais pas dit mieux. ... Et il s'agit de notre confrère Thierry Ardisson ! Tout à fait, Thierry.
Comme le précise sa biographie récemment publiée, il n'a pas changé le monde mais il s'est bien amusé. Tant mieux pour lui, et tant pis pour nous. Vaguement noble, monsieur D'Ardisson a préféré retirer sa particule tout en montrant son royalisme à la fois tendance, cul-pincé et superficiel. Normal, pour de la gauche-caviar soixante-huitarde. Ses émissions, ses articles et tout ce qu'il produit sent le racolage à plein nez, tant et tant qu'il a été nominé à l'Escarre du plus mauvais cabotin (gagnera-t-il ?), et qu'il a failli participer à la catégorie des écrivains et à celle du réverbère de bronze de la personnalité la plus racoleuse. Il l'était beaucoup en son temps, racoleur, et le magazine Entrevue l'est toujours... Mais il a cédé la place à des gens plus à la mode, moins assagis et encore plus impertinents que lui. Voilà pourquoi il n'a que le sept de bois, parce qu'au fond il n'est plus à la mode.
Et tout de suite, le premier prix, le sept de plomb. Toujours aussi expressif et original, vous, hein... Pardon ? Non, rien. Il s'agit de notre confrère Marc-Olicier Fogiel ! On l'applaudit bien fort ! Il n'est pas habitué.
Marc-O, comme on l'appelle couramment, est présenté comme le Kwisatz Aderach du PAF, l'élu de la télé, bref, un super animateur. Il a même interviewé le président Jacques Chirac dans une émission censée éduquer les jeunes face à la constitution européenne. Mal, certes, mais c'est déjà un miracle de piston qu'il ait eu le job. Pistonné, il l'est. Il a bien mené sa barque : il est gay et juif, deux minorités en vogue dans le milieu de la télé (les juifs ont toujours été là, voyez Michaël Youn, et les gays montent en puissance car c'est un créneau prometteur, voyez PinkTV) en plus d'être opportuniste, ce qui est toujours récompensé dans ce milieu. Il est passé d'assistant à animateur en se faisant des relations, et il a monté sa propre boite de production. Il a racheté son horrible sbire ventripotent au rabais (Guy Carlier, déjà Jack of Moche, ce qui fait de l'émission de Marc-Olivier la plus primée de ce concours, belle performance !). Une progression exemplaire chez un être aussi jeune et aussi agaçant : Autant Jean-Luc Delarue est un roquet à la jambe des vrais journalistes, autant lui est un roquet au mollet de Jean-Luc Delarue. Mais qu'a-t-il vraiment fait ? Une émission minimaliste sur Canal +, laquelle était plus une redite du zapping qu'autre chose, et puis il a volé toute la sanie télévisuelle que Thierry Ardisson avait éructé pour en faire de vagues clones d'émissions transfuges, mais qui marchent puisque Thierry Ardisson s'essouffle (on vient de le voir). Mais même à ce jeu, c'est un incompétent. Il a engagé Guy Carlier pour se mettre en valeur (c'est quelqu'un de plus laid et de moins drôle que lui, et c'était difficile à trouver sans tomber dans les lépreux en phase terminale...) mais ça ne marche pas. Son émission consiste à faire un petit laïus censé descendre ses invités sans même avoir lu ou vu ce qu'ils ont fait (sinon ça marcherait un tant soit peu), sans même écouter leurs réponses quand ils peuvent en placer une. Et il est vital pour Marc-O qu'ils se taisent, sinon c'est lui qui est mort, vu que ses invités savent en général se défendre. Même contre Pascal Sevran, ce dinosaure, Marc-Olivier Fogiel s'est fait rétamer en deux phrases, lesquelles ont prouvé qu'il n'avait pas lu le livre, pas préparé l'interview, et qu'il n'était qu'un avorton arriviste. Face à sa question grossière et évidente "Cela vous embête que Libé dise du mal de vous ?", le chanteur Renaud, pourtant pas toujours très fin, a répondu adroitement "Ben tiens, ils diraient du mal de toi que je m'en foutrais complètement."... Oui, les téléspectateurs de Marc-O le regardent uniquement pour voir de quelle façon il sera mis KO. C'est bien simple, il est arrivé plusieurs fois que, sous les applaudissements du public, alors que Marc-O était perdu dans son soliloque préparé, les invités discutent entre eux puis s'en aillent en rigolant, laissant là ce triste sire sans accorder la moindre importance, par une réponse quelle qu'elle soit, à ses flatulences buccales. Pour tout cela, je suis tout à fat de l'avis du public et du CIO, je crois honnêtement que jamais une récompense n'avait été aussi méritée que ce sept de plomb du journaleux le plus incompétent.
Et à présent que, dans un souci d'efficacité, sans doute, Vincent Hervouet est parti avec ses sous, il est l'heure de saluer tous les autres nominés, ceux qui n'ont pas été châtiés pour leur nullité mais que nous ne portons tout de même pas dans nos coeurs. Zappez sur...
Nikos Aliagas, présentateur grec et gras qui n'a rien fait de bon depuis qu'il a laissé Christine Bravo, et qui donne dans le sensationnel et le people grâce à la Star Academy...
Philippe Val, (et je cite un votant), "mandarin prétentieux, sentencieux, imprécatoire, incohérent et sans couilles", ce qui, même en travaillant à Charlie Hebdo, est un exploit...
Edwy Plenel, ainsi que tous ses petits co-présentateurs visqueux et nerveux de ses émissions culturelles sur LCI, parce qu'il cochonne dans Le Monde et que ce frisé moustachu est tout simplement insupportable...
Daniela Lumbroso... Bon, ça se passe de commentaire. Faire pute à son âge, passer dans de telles émissions à son âge, se prendre pour une journaliste alors que c'est encore une potiche, à son âge...
Elizabeth Quin, critique cinéma (déjà, c'est une tare...), journaliste et auteur d'un court (très court...) roman, absolument hideuse et énervante, impertinente au sens premier du terme : pas pertinente du tout.
Jean-Marc Four... Je vais encore citer texto un de ces votants qui me fournit une bile si riche, pour parler de cet animateur radio : "Présentateur du 13-14 sur France Inter qui utilise son journal pour inviter ses amis policiers, juges, gardiens de prison ou responsables politiques à évoquer son sujet préféré : l'insécurité. Quand il tourne dans les couloirs de la maison ovale de Radio France comme un hamster dans sa cage, une plaisanterie pourrait lui servir de credo : Pour un journaliste, l'impertinence c'est la flatulence."
Nelson Montfort, commentateur sportif incompréhensible, certes, mais dans deux langues différentes. De toutes façons, comme tous les commentateurs sportifs, il n'a rien à dire et fait du remplissage entre deux interviews.
Michel Field, sorte de tas qui s'enfonce progressivement dans son âge, avec une pipe qui dépasse, et qui se prend pour un philosophe et un grand esprit littéraire, juste au dessus de BHL et en dessous du singe dans l'évolution.
David Pujadas, un petit brun qui serait aisément remplacé par un bout de bois, question présentation. Il cherche à imiter Patrick poivre D'Arvor, sans espoir de battre son record puisqu'il vieillit en même temps.
Rachid Arabe... Si, si, il existe, il était animateur sur France 2. Avec un prénom pareil, on va encore m'accuser de jouer sur les stéréotypes, mais non, c'est son vrai nom.
Arthur, personne dont on ne veut même pas connaître le nom de famille, nominé pour avoir fait pire que Sabatier avec les Enfants de la Télé, puis avoir fait pire que Lagaf sur TF1 à la même heure...
Frédéric Beigbeder, eh oui, encore lui... C'est le monsieur Dusnob du journalisme. On pourrait dire de lui que dans toute sa carrière il n'avait rien à prouver à personne. Et il l'a prouvé.
Stéphane Bern, eh oui, nous ne l'avons pas oublié... Dans la famille roquet, je voudrais le caniche nain abricot. Et c'est ça qui veut remplacer Léon Zitrône dans une resucée de Jours de France...
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Retenez bien tout ce qu'on vous a dit, et surtout ne soyez pas étourdi... Euh, non, c'est pas ça. Enfin, bref, il est temps de nous quitter, à la revoyure pour d'autres remises de prix aussi joyeuses que celle-ci, et peut-être même plus ! |
05/01/2006 |
Vieille Canaille... |
Pleurons, mes amis, pleurons sur la tombe du seul détenteur de ce titre, le premier, le plus grand, le plus laid. Pleurons sur Feu Serge Gainsbourg, ce génie. Mais pas trop quand même, car aujourd'hui nous allons distribuer ce prix tant attendu, la Couronne du King of Moche !
(Jingle bells)
Pour présenter ce titre ô combien convoité, je vais accueillir l'actuelle Queen of Moche de France. Elle a manqué de peu le titre mondial, uniquement parce qu'elle sait bien se coiffer. Je voudrais que vous fassiez un tonnerre d'applaudissement à la première dame de France, madame Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel !
(Jingle marseillaise !)
Madame la première Dame, c'est un grand honneur de vous recevoir ici ! Mmmh... Merci infiniment, oui... Merci à vous. Tout l'honneur est pour moi, vous savez ! Du tout. Nous sommes indignes de votre présence... Mais... Ne cherchez pas à me baiser la main, jeune homme, elle est vissée au sac à main, on n'y peut rien. Ah, veuillez m'excuser. Et je suis très flattée d'être ici avec vous, et tous ceux qui ont voté pour ce concours, pour décerner ce prix magnifique, fruit d'une initiative saine comme on aimerait en voir plus souvent en France... Les concurrents ont tous mérités mon accolade, au nom de notre pays tout entier qui les remercie ! Merci, c'est très aimable à vous, le CIO est confus, je suis confus... Si, si, d'ailleurs c'est exactement ce que dit mon mari. Il dit ça ? Oui, il le dit souvent, qu'il est confus. D'ailleurs tout le monde le dit. Ah, oui, évidemment. Quoi qu'il en soit cela me fait très plaisir de remettre ma couronne à quelqu'un d'autre, même si je suis un peu triste de ne plus représenter cette catégorie. Vous serez toujours dans notre coeur comme une Grande Dame de la laideur, madame Chirac. Oh merci, merci mille fois ! Mais nous parlons, nous parlons, et l'heure tourne ! Bien que nous appréciions votre compagnie, il faut à présent ouvrir la première enveloppe. Certes... Ce sont les valets, le troisième prix. Ciel ! Il y a quatre Jacks of Moche, ex-aequo ! Oh, bravo à eux ! Mais qui sont-ils donc ? Eh bien ce sont quatre valets, quatre moches, quatre hommes... Oui ? Quel suspense ! J'ai nommé... Messieurs Sébastien Folin, Sim, Rowan Atkinson et Guy Carlier ! Mais c'est fantastique ! Tout à fait, d'autant que Sim est un vieil ami et concurrent de longue date pour le titre ! Quel bonheur de le voir encore sur le devant de la scène, à son âge. Parlez pour vous, il y en a qui ne sont pas habitués... Mais voyons donc ce qu'on fait nos Jacks of Moche pour emporter le prix :
Sébastien Folin présente la météo sur TF1 et est aussi l'excuse raciale de la chaîne, pour qui ça fait bien d'employer des gens qui ne sont pas spécialement "gaulois", d'autant que c'est une obligation légale. Il est superbe et extrêmement sexy si vous aimez le genre basané, typé, cheveux luisants et barbe. Ses kilos en trop, qui se sont accumulés dés que son poste a été plus ou moins assuré, sa voix mal placée, et surtout sa visibilité totale sur la plus grosse chaîne à l'heure de plus grande écoute dans l'émission que tout le monde regarde lui assurent une bonne base de suffrages composée de gens qui ne l'aiment pas. Ce qu'il n'a pas en laideur de corps, il le compense par l'arrivisme (malgré un professionnalisme certain) et le fait que beaucoup de gans le détestent simplement de façon épidermique... Le pauvre garçon.
Rowan Atkinson, en tant qu'anglais, partait avec un net avantage dans ce concours. Grâce à ses grimaces et à son jeu d'acteur évitant habilement la composition, ses rides qui s'empilent et ses airs volontairement ringards, ses traits élastiques qu'il pince quand il n'y fait pas attention, sa diction impeccable et très agaçante, et surtout ses films extrêmement mauvais aux gags répétitifs complètement resucés de ses émissions de télévision (lesquelles commencent à dater...), il arrive en troisième place de ce concours de laideur. Il faut dire que pendant tant d'années, il s'est appliqué à mettre comiquement en valeur toutes ses prédispositions à la mocheté (et elles étaient nombreuses). Ce qui l'a achevé : C'est un ancien camarade de classe de Tony Blair. Il a dû lui donner des conseils... Bel effort !
Il était pourtant difficile de rivaliser avec Sim. Cet homme est une institution, un monument, une balise, une véritable allégorie de la mocheté ! A lui seul, il est l'exception qui confirme la règle qui dit, à l'étranger, que les français sont beaux et romantiques (du moins est-il seul depuis que Ticky Holgado est décédé). De son vrai nom Simon Jacques Eugène Berryer, et ne sortant plus que rarement de sa retraite normande, il a longtemps fait partie du décor des Grosses Têtes, la célèbre galerie de monstres du cirque Bobino présentée par le nain, Philippe Bouvard. Performance : Il est laid même à la radio. Sa carrière serait trop longue à résumer ici, sachez qu'il a chanté de nombreux titres dont plusieurs disques d'or depuis 1969, dont le célèbre "Elle est chouette ma gueule", presque un passage obligé sur www.bide-et-musique.com !
Quant à Guy Carlier, il est aussi laid que Sim, mais beaucoup, beaucoup moins drôle. Plutôt que de rire de lui on plaindrait ce bourrelet vivant. Adipeux et obscène, complexé et mal à l'aise, c'est un être vaguement irritant et incapable de lancer un bon mot qui fasse ne serait-ce que sourire (je cite : "Alain Juppé ressemble au croque mort de Lucky Luke"... On a vu mieux... Et dans le genre, lui, c'est plutôt l'autre extrême, un gros crapaud luisant et suant, n'ayant aucune chance de se transformer en prince). Après un faux succès à la radio dû à sa voix imbitable et sa diction aussi prenante qu'un mongolien ânonnant du Ionesco, il est devenu l'excroissance Jabba-esque de Marc-Olivier Fogiel à la télévision, faisant encore baisser l'audimat de cette pathétique merdouille. On croirait qu'il est en costume cintré et moulant... C'est parce que sur lui, tout devient moulant, même les sacs à patates. "Gros" chez-lui est un pléonasme, alors qualifions-le de Grand Tas.
Je n'aurais pas dit mieux. Merci beaucoup, Madame la Première Dame. Du tout. On continue ? Allons-y, passons à la Lady of Moche, le second prix ( à ne pas confondre avec la Queen of Moche, premier prix dans le cas d'une lauréate). Vous faites bien de le préciser. Voici l'enveloppe argentée... Ah, il n'y a qu'un nom cette fois... Et c'est effectivement une Dame, une Grande Dame même ! Noooon... Si ! J'ai nommé Geneviève de Fontenay ! Elle le mérite, oui, vraiment.
Médaillée du Mérite du Dévouement Français, Geneviève Mulmann dite De Fontenay se voue corps et âme à la cause des Miss. C'est elle qui organise le comité des Miss France depuis plus de cinquante ans. Et ça se voit. Jamais le mot "ancienne" dans "ancienne miss" n'a été aussi bien employé. Elle a été élue Miss Elégance dans les années cinquante mais aucune photo n'a survécu (tiens tiens...). Sans doute parce qu'elle portait déjà son sourire figé, et son légendaire et terrifiant chapeau, qui cache mal sa calvitie. Son cri de guerre clame la beauté, l'élégance, le bon goût, et Grâce de Monaco tout à la fois... C'est justement à cause de cette ironie irrésistible qu'elle hérite du titre de première dauphine : toujours demoiselle d'honneur, jamais mariée, la Lady of Mode est ici sacrée Lady of Moche, car elle est plus proche physiquement d'Iggy Pop et de Brigitte Fontaine que d'Audrey Hepburn.
Bravo ! Bravo ! Oui, Brava ! Et cela fait si longtemps qu'elle aurait dû l'avoir à ma place ce prix... C'était serré quand même. Je vous remercie ! Ha ha... Nous allons à présent découvrir le nom de notre grand vainqueur de la soirée, le King ou la Queen of Moche en titre. Madame Chirac, êtes-vous prête ? Oui, j'ai l'enveloppe dorée... Attention... Suspense suspense... Oh grand Dieu, c'est un prix collectif ! Oui, et le nombre de votes leur fait distancer haut la main tous les autres concurrents ! Il s'agit des Windsor, toute la famille royale d'Angleterre ! C'est merveilleux !
Oui, les Rois des Moches sont bien entendu presque tous les représentants de la famille régnante du Royaume Uni, qui compte le plus beau ramassis de fins-de-race et de ratés consanguins à s'asseoir sur un trône depuis les Rois Fainéants ! Leurs signes distinctifs sont des dents à racler le parquet habilement tournées vers l'avant, des oreilles faisant bateau à voile, des yeux vitreux et mous, des visages qui s'affaissent, des mentons retroussés, des nez patatoïdes, des cheveux à faire peur, des formes vomitives et une façon intrinsèquement cul-pincée de s'habiller. Citons par exemple la Princesse Margaret, le Prince Charles de Galles, mais aussi la Reine Elizabeth II elle-même, le jeune Prince Harry, et, chose étonnante car elle n'en fait partie que par alliance et depuis peu, Camilla Parker-Bowles. Ladies and gentlemen, God Save the Queen !
C'est bien la première fois qu'une Première Dame de France va couronner la famille royale d'Angleterre, surtout au grand complet... Je suis bien de votre avis. Hi hi ! C'est du plus haut comique. Malheureusement, il n'y a personne pour recevoir le prix en leur nom, question de budget et d'officialisation, vous comprenez... Oh, ce n'est pas grave, je leur remettrai ma couronne lors de la prochaine visite officielle. Vous feriez ça pour nous ? Mais vous êtes un ange ! Non, c'est bien normal. Pensez-vous, c'est bien plus amusant de venir ici qu'au salon de l'agriculture... Et c'est pas Claude et Laurence qui viendraient voir leur maman à l'Elysée, d'ailleurs... Hem... oui... C'est très intéressant, Madame Chirac, et nous aimerions beaucoup que vous passiez un message personnel, mais nous sommes pressés par le temps... Ah c'est vrai... Bon, avant de m'en aller, juste un ou deux, des tout petits ? Bon, d'accord. Mais court hein ! C'est bien parce que c'est vous. Oui oui. Ahem... Mes enfants, venez voir maman plus souvent ! Et Jacques, je sais que je suis moche, j'ai reçu un prix... Mais depuis combien de temps n'avons-nous pas accompli le devoir conjugal ? S'il te plaît, Jacques, prends de la DHEA, du Viagra, des hallucinogènes, mais touche moi, TOUCHE MOI !!! OUIIIIIIII !!!!!!! ... C'est fini. Sûr ? Oui oui. Je... Je vais aller me recoiffer... Eh bien, merci encore et au revoir, Madame Chirac... Bernadette, s'il vous plaît. Merci... Bernadette... Vous avez été une invitée modèle ! Et ça nous change. Hi hi ! Merci à vous. Au revoir ! Au revoir !
Quelle sainte femme. Mais comme je le disais plus tôt l'heure tourne, et nous devons passer en revue tous les autres nominés qui ont été déçus dans cette remise de prix, les laids célèbres qui n'ont pas remporté tous les suffrages qu'ils auraient pu, qu'ils auraient dû... Applaudissons :
Anne Roumanoff, mauvaise comique courte sur patte au physique ingrat qui présente très mal de très mauvais sketches avec de très mauvais textes sur un très mauvais téléprompteur sur une très mauvaise chaîne comique du câble. Versatile, elle a été nominée pour d'autres catégories, mais c'est une surprise...
Arielle Dombasle, mauvaise actrice qui s'est progressivement défigurée et se pique aussi de chanter. Hélas, là n'est pas son talent. espérons qu'elle découvrira ce que c'est avant que ses lèvres n'aient gonflé jusqu'à boucher ses narines. Ne vous inquiétez pas pour elle, on la retrouvera dans d'autres catégories.
Jean-Pierre Coffe, animateur culinaire proverbialement impuissant qui va de coup de vieux en coup de vieux, avec accessoirement un coup de gueule de temps en temps contre tout ce qui est Malebouffe. Son excuse : il ne fait pas attention à son apparence.
Pierre Palmade, ancien anorexique toujours mal fagoté, dégingandé, ossu et au sourire repoussant, qui a eu l'avantage de faire rire pendant... Oh... Quelques années. Depuis, son côté androgyne sec s'est étiolé, même si personne ne croit sérieusement une seconde à aventures avec des femmes.
Jane Birkin, encore une anglaise, normal. Moche, bête, qui chante comme elle pète (en faisant "pfuiiit"), aux cheveux trop fins, jamais bien coiffée, jamais bien habillée, des dents qu'une jument ne voudrait pas pour elle... Le seul échec de Wonderbra. Et en plus elle vieillit mal.
Michael Jackson, bien sûr: le King of Pop a été King of Moche pendant de longues années, mais disqualifié parce qu'il ne rentre plus dans la catégorie. Voyez-vous, il n'est plus humain depuis longtemps, et ne rentre pas non plus dans les personnages de fiction...
Woody Allen, autre laid célèbre qui se tape toutes les plus belles minettes du moment, à tous les coups, plus plaint que détesté pour son humour juif New-yorkais. Le génie n'a qu'un temps, sans doute...
Jamel Debbouze, handicapé de la main de ma soeur et enculé de sa mère... C'est peu élégant, mais c'est toute la "culture" qu'il représente. Il est laid, il est bête, mais il fait partie d'une minorité alors on n'a pas le droit de le mettre au pilori pour lui lancer des tomates. Heureusement, lui aussi, on le retrouve dans plusieurs catégories !
Ron Jeremy, l'acteur porno vivant le plus laid, et sans doute le plus laid depuis les années 70... Un physique pire qu'ordinaire, vomitif, voire cthulhoïde, derrière une bite tentaculaire. Elle tentacule beaucoup d'ailleurs.
Chicken Little, ou Caliméro II, le retour... Qui a plagié qui ? Allez savoir. Et on s'en fout, vu que dans les deux cas c'est de la merde. A tel point que des enfants de 10 et 11 ans de ma connaissance, soi-disant le coeur de cible du film d'animation Disney récent, en sont arrivés à vouloir partir avant la fin. Ce n'est ni intéressant, ni beau, ni bon, ni même réel, alors...
Voilà, nous sommes arrivés au bout de cette merveilleuse cérémonie. Nous remercions le CIO, Madame Bernadette Chirac, tous les concurrents et bien entendu Serge Gainsbourg et Croc, sans qui rien de tout cela n'eut été possible. Longue vie au Roi ! |
04/01/2006 |
