29/08/06

Billets de Janvier 2006

Note de l'Auteur : Ces billets, classés par ordre déchronologique, comportent la suite et la fin du gran dconcours de Noël ou on ne gagne rien, le Jeu de la Haine... Il s'agissait de sélectionner les personnalités les plus ignobles dans plein de catégories différentes. Le début se trouve évidemment à al fin du moins de Décembre. Un jour, je republierai peut-être les images faites maison des différents prix attribués...

31/01/2006

Vert galant

Puisque je suis dans le sujet depuis deux jours, je vais vous parler d'un troisième film qu'on peut revoir sous l'angle homosexuel, alors qu'on ne le soupçonnerait pas au départ. Plus qu'un film, il s'agit d'un genre : le film de Superhéros. Plus particulièrement, il s'agit du film de superhéros ou le héros n'a pas particulièrement envie d'avoir des pouvoirs et ou il est persécuté.

La série des X-Men a ouvert le genre, et tout le monde sait que le réalisateur de ces films-là est gay comme un pinson. Oh, la gaytitude n'est qu'un mince filigrane de cette oeuvre, mais les gays adolescents se reconnaissent obligatoirement dans cette minorité de mutants incompris qui découvre sa différence... Surtout qu'ils ont des faciès Hollywoodiens, des costumes kitsch moulants et des pouvoirs que tout le monde aimerait bien avoir.

Il est vrai que les superhéros sont un repère pour toute une génération de gays, costumes, histoires, héros... Ce n'est pas pour rien qu'un des protagonistes de Queer as Folk devient vendeur de comics. Mais revenons à nos moutons filmés : Hulk. Voilà un film qui a vraiment le coming-out comme trame générale. A la limite, il préfigure même le film suivant de Ang Lee, Brokeback Mountain, lui carrément gay jusqu'à l'os (et ouvertement, cette fois).

Hulk, ce n'est pas que l'histoire d'un type qui a de grosses colères, même si ce qui touche tout le monde chez-lui c'est que, quelque part, nous avons tous notre petit bonhomme vert intérieur. C'est aussi (du moins dans le film) une histoire de rébellion contre un père autoritaire. Reprenons si vous le voulez bien l'intrigue point par point...

Bruce Banner est un scientifique émérite, fils de scientifique émérite. A son insu, toutefois, il est le fruit des tentatives très narcissiques de son père pour former un super-militaire xénophobe (oui, Hulk est sensé défendre l'Amérique contre les invasions étrangères... D'où la couleur verte, sans doute) à partir de son propre ADN, manipulé depuis l'enfance et même avant : Bref, c'est le classique "tu seras un homme mon fils"...

Ce que personne en sait c'est que l'ADN tordu, bizarre, anormal, bref queer mais refoulé du Papa est passé au fils, et qu'il n'attend qu'une bonne excuse pour refaire surface, comme par exemple des radiations et autres nanomédicaments suractivés. Et ces radiations rendent Bruce Banner plus fort : en un instant, son Hulk est lâché, métaphore printanière d'une rage réprimée, d'une frustration sexuelle au torse nu, viril et musculeux.

Au cas ou vous ne le sauriez pas, le culturisme est un gros (c'est le cas de le dire) fantasme de la communauté gay, le culte du corps y étant très répandu (ce qu'on appelle le "body fascism") et ce depuis avant même la mode des "clones" dans les années 70 et les dessins de Tom of Finland. Il existe aujourd'hui plein de site de cul (n'ayons pas peur des mots) consacrés au fantasme de l'hypertrophie musculaire...

Dés ce moment, à chaque fois que Bruce est brusqué, ces pouvoirs et ces appétits bestiaux qu'il n'a pourtant jamais voulu font surface et sèment la terreur, leur rage décuplée par le fait qu'ils aient été si longtemps et si expertement réprimés... Par qui, me direz-vous ? La société en général, la minorité morale, mais aussi l'armée, et surtout ce cher Papa qui est la cause de tout : ces appétits, le mode de vie répressif et les débordements.

Il est à noter au passage que Hulk, les forces de l'individu dans le film, se bat contre son père, le caméléon moléculaire, donc quelqu'un qui fait comme les autres, qui représente l'establishment et la conformité dans tout ce qu'il fait et ce qu'il est, et même dans son boulot. Le reste, la vérité, la justice, la liberté et le Modèle Américain, c'est optionnel... Tout comme les scènes d'action et les gros effets spéciaux qui tachent.

Ce n'est qu'à la fin, lorsque Bruce Banner s'émancipe de son père pour ne faire qu'un avec son Hulk intérieur, qu'il peut contrôler ses pulsions et devenir le super-soldat héroïque (un homme, un vrai, malgré ce qu'en pensent les autres) que sa nature commande qu'il soit. Le message est clair : Si vous avez peur d'ouvrir la cage du gorille, souvenez-vous que ce qui fait votre force est souvent ce dont, en vous, vous avez peur.

Et ça, c'est vraiment une moralité style gay-pride : Si vous avez peur de vos pulsions (sous-entendu homosexuelles...) et que vous en avez honte le lendemain ou vous les avez assouvies dans des ébats particulièrement inavouables, acceptez-vous vous-même pour ce que vous êtes, c'est votre fierté qui fera votre force : Ainsi, Hulk devient non une bête incomprise mais un héros de et dans la société.

Bon, moi je dis ça parce que c'est dans le film, hein, maintenant je suis gay, je le revendique, mais je n'ai jamais fait aucune Gay-Pride et c'est pas cette année que ça va commencer. Je n'ai jamais aimé non plus le personnage de Hulk, qu'il soit grisâtre ou vert printemps, même pas quand c'était Lou Ferrigno (qui a un grand fan club gay bien qu'il ne soit qu'un bodybuilder moche de plus) qui le "jouait".

Mais le message est là, je trouve qu'il est un tant soit peu positif... Faites-en ce que vous voudrez !

30/01/2006

Lestat bite tranquille

J'avais dit que je vous parlerai d'autres films à messages, alors en voilà un beau, plus facile encore que Alien 4 à décrypter. Entretien avec un Vampire est un film de Coming-Out et un film sur l'homosexualité. Ouais, parfaitement. Au delà même de la symbolique sexuelle du vampire qui suce le sang, liée à la virginité, à la pénétration et à la sensualité par rapport à la chasteté victorienne, toujours présente... Et je le prouve.

A priori, les aventures de deux allégories vaguement Goth aux incisives surdéveloppées qui tuent dans l'ombre de la Nouvelle-Orléans d'un siècle lointain n'a rien pour pousser à marcher dans une gay-pride. Pourtant, les prédateurs métaphoriques (et, ne le nions pas, particulièrement craquants) décrits pas Anne Rice nous donnent une grande leçon sur ce qu'il advient de notre vie lorsqu'on se refuse a sa nature, à ses appétits légitimes.

Tout est dans l'éxagération : Louis, le planteur sexy, est déçu par la vie. Il est encore jeune, et sa femme et son enfant sont morts (sa vie d'hétérosexuel est donc morte, morne et sans intérêt). Son chagrin menace de le perdre, lui et tout son potentiel, ses hectares de plantation, sa jeunesse, bref, tout. Heureusement, il se fait draguer par Lestat (le très scientologue Tom Cruise) qui le sauve de ces lieux mal famés ou il traîne...

C'est à dire qu'il élimine la petite frappe au moment ou Louis va se faire tuer au sortir de je ne sais quel bar (à backroom ?) après avoir bu comme un trou (si on peut dire). Lestat soulève Louis du bourbier dépressif du déni, et lui offre un aperçu du vrai plaisir en tant que passif, en le faisant monter tout en haut d'un énorme mat extrêmement freudien... Puis le laisse tomber, brusquement, pour qu'il médite sur ces plaisirs interdits.

Notons que Louis entre volontairement et sans contrainte dans le monde des Vampires, ne pouvant s'empêcher de retourner aux plaisirs moites et entêtants de Lestat devant le fiasco de sa vie hétérosexuelle... Comme le dit Tom Cruise/Lestat dans le film : "You are a vampire who never knew what life was until it ran out in a big gush over your lips". Si ça c'est pas la description d'une éjac faciale, hein...

A partir de ce moment au pied de la très symbolique statue de l'Ange, Louis est transfiguré. Bras dessus-bras dessous, ils vont de pair dans des costumes Wildiens chasser dans le grand monde en bons pédés. N'est-ce pas après tout le vice des nobles, le péché de socratisation, que la sodomie ? L'adoption par le couple homo modèle de la petite Claudia permet le développement de la thématique du complexe d'Electre.

Le complexe d'Electre, c'est comme Oedipe, à l'envers : la fille se met avec le père. Plutôt que de raisonner sa petite fille avec une paire de claques et lui enseigner son mode de vie, et lui dire que NON, les filles en se marient pas avec leur Papa en tuant leur "maman" (La blonde Lestat, qui depuis le début est le plus efféminé des deux), ses propres complexes le poussent à jouer le jeu, ce qui, en fin de compte, les perds tous.

Parce qu'au lieu de s'assumer en tant que vampire, ce qu'il est et qu'il ne peut nier, avec tous les pouvoirs et aussi tous les désavantages que cela implique, il reste le commensal réticent de ce grand festin, tellement rongé par la culpabilité qu'il n'apprécie pas ce qu'il mange. Et ça ne le rend pas agréable comme convive, les vampires de Paris l'ont bien vu, comme Christian Slater qui a supporté ses pleurnicheries pendant tout le film.

L'éternité devient donc, pour Louis la folle honteuse et refoulée, un long samedi soir sans télé, sans téléphone, sans rendez-vous, sans boite de nuit, sans mec, sans copain et avec un frigo vide. Moralité de la dernière scène du film, celle ou Lestat a finalement survécu, plus pédé que jamais, et mord à belle dent dans le très sexy et très vivant Christian Slater malgré tout ce qu'on lui a fait subir :

Si vous avez peur de vos propres appétits, que le combat sans fin de Louis pour son "salut" vous rappelle que la seule voie vers l'amour, la satisfaction et la paix intérieure commence par le fait de s'accepter pour ce qu'on est vraiment. "We are to be powerful, beautiful, and without regret", c'est après tout la première leçon pour ceux de son espèce, selon Antonio Banderas/Armand...

29/01/2006

Alien, la Ré-suce-érection

Il y a certains films engagés qui ont un message imprimé en rouge sur fond blanc partout sur la pellicule, comme les films ultra gays avec des arc en ciels partout et, dans un autre genre, Michael Moore. Et puis il y a d'autres films, plus subtils, qui propagent plus discrètement une idéologie. Je ne suis pas très fin pour ce genre de choses, je l'avoue volontiers (surtout parce que j'ai tendance à tout regarder au premier degré).

Cela dit il y a quand même des chef-d'oeuvres (ou des bouses filmiques) apparemment conventionnels que peu de gens soupçonnent, mais qui, pour les personnes averties, peuvent être "vues" d'une manière extrêmement subversive et osée. Ce sont souvent des films qui ont eu un grand succès, peut-être parce qu'inconsciemment nous les considérons, grâce à ce message sous-entendu, comme différents des autres. Ou non, j'en sais rien.

Par exemple, Alien 4 a eu un grand succès et a rattrapé le fiasco du 3. Beaucoup l'ont adoré, beaucoup l'ont détesté, mais il ne semble pas y avoir de milieu... Tout le monde s'accorde à dire qu'il est assez malsain et décalé. Si on considère les thèmes du film, c'est compréhensible : Inceste, parricide, viol, fratricide, infanticide, lesbianisme fertile, partouzes, le tout dans un univers carcéral/médical/SM/avec de la bave partout à la Giger ! Quand même, Beurk.

Le postulat de l'Alien, même au delà du simple trip "insectophilie", est tout de même un viol buccal qui "féconde" un individu parfois masculin et le tue, donnant naissance à une créature au look assez phallique qui lui sort du ventre ! Mais il y a mieux : En effet, Ripley est à la fois la mère de la Reine et sa soeur, c'est la mère et la soeur de sang des Aliens. Elle tue ses frères, et elle finit par répondre à l'appel de la Reine et lui faire l'amour dans sa chambre nuptiale.

Alors même que la Reine fabrique ses petits oeufs pour féconder d'autres êtres humains qui sont dans la même pièce avec Ripley, collés à de la bave (la partouze), elle accouche et donne naissance à l'Alien hybride du film, lequel tue sa mère. Dans la scène finale, cet hybride reconnaîtra une mère et peut-être une amante dans Ripley, qui le tuera froidement alors même qu'elle éprouve pour lui un amour contradictoire et ambigu.

Quant au comportement et à la coiffure très virils de Ripley, dépassant de par ses superpouvoirs (et l'acceptation de sa nature profonde, que les autres considèrent comme monstrueuse, mais fondamentalement autre, ce qui est le vrai changement dans son rôle par rapport aux autres films) les hommes et les femmes "normales"... C'est une histoire de coming-out : accepter sa nature et en être fier, c'est être fort.

Surtout qu'au départ, la Ripley est considérée comme un monstre de foire, moins qu'humaine, mise en cellule, domptée parce qu'elle est différente, et en même temps créée par (ou issue d'une) société qu'elle ne comprend pas et qu'elle n'a jamais comprise, dans aucun des films, en tant que femme forte. Sa renaissance et ce face à face avec les docteurs sexuellement réprimés ou bizarres lui permet de s'affirmer, et de s'émanciper.

Et je ne vous parle même pas des scènes saphiques entre Ripley et la petite androïde qui se "pénètre" (dans le bras) pour entrer en contact avec "père", l'ordinateur, ce qu'elle "n'aime pas faire"... Elle veut d'abord tuer Ripley mais n'y arrive pas, réalisant qu'elles sont semblables, d'où son attirance... Et vous avez remarqué ? Dans ce film il n'y a pas d'amoureux-jeunes-premiers qui survivent à la fin... A la place, il y a elles deux.

Bref, c'est un film bourré de ce genre de choses, entre deux scènes d'action couillues (qui représentent peut-être l'hétérosexuel mâle viril fier de sa grosse arme bien phallique et pénétratrice qui tente d'éliminer les aliens sexuellement ambigus... Alors que c'est finalement le couple lesbien, une androïde a la sexualité floue et une Demi-Alien hommasse, qui vont les sortir de là, avec plus de survivants que tous les autres films réunis).

C'est aussi grâce à tout ça que cet Alien là est différent des autres de la série, et qu'il est soit le meilleur, soit le pire, mais le plus "dense" en signification. On l'aura compris, ceci est UNE vision de cette oeuvre de Jean-Pierre Jeunet sous l'angle sexuel et particulièrement bisexuel, homosexuel et, pourrait-on dire, bizarro-sexuel cher à Giger, le créateur de l'Alien originel. Et ce n'est pas un scoop, d'ailleurs, mais c'est marrant, non ?

La prochaine fois je vous parlerai d'un autre film. Ou alors des Schtroumpfs, allez savoir.

28/01/2006

Mignonne, allons voir si la rose

L'autre jour avec un copain, chez-moi, on s'est bien marré. Non, ceci n'est pas encore un billet ou je raconte ma vie bêtement, ça, ça arrive rarement. Je dois être le seul à m'amuser comme ça, avec lui, mais on joué aux bouts rimés. Vous savez, ce jeu dans le film "Ridicule" de Patrice Leconte, ou les participants tirent des rimes imposées et doivent faire des quatrains.

Comme avec des quatrains c'était trop facile (oui, on y joue quand même depuis longtemps, ça fait pédant, je sais, mais que voulez-vous, je SUIS pédant) on a écrit plein de rimes imposées et un en a tiré sept paires à la fois pour faire des sonnets. Je rappelle que le sonnet fait deux quatrains et deux tercets. Bon, on ne s'est pas toujours tenu à la forme et ça n'était pas toujours rose, mais le nombre de vers y était.

Et donc, pour en venir au fait, voilà deux de mes résultats (sachant que mon ami va peut-être publier ses poèmes, s'il le souhaite, sur je ne sais quel forum, je ne m'en occupe pas). Je ne vous donne que le meilleur de ce que j'ai fait, et ce n'est certes pas du Ronsard (c'est même de la crotte par moments), mais je rappelle que les rimes sont imposées et qu'on a bien rigolé :

Rupture

Si l'ambiance au lit est devenue mortelle

C'est à cause de toi, engeance vipérine,

Acrimonieuse qui mon malheur entérine

Lorsque nous sommes deux entre les draps pastels.

Si ma raideur souvent manque de réussite

C'est que tu ne vois rien en moi qu'un foutriquet,

Quand mon désir s'allume à ton maigre briquet

Tu le refroidis de tes aigreurs parasites...

Tu changes l'Obélisque en banane plantain

Avec ta voix qui vrille et ton noir baratin :

La nuit, j'ai l'impression d'être chez le dentiste !

Va donc, humain cancer, va donc femme maudite,

Tumeur qui a trop fait pendre ma stalactite,

Tu t'es trop incrustée, je t'extrais tel un kyste !

Mariage

Ce bellâtre étouffé par l'imbécillité

Hérita contre toute probabilité

D'une fortune, d'un énorme cornichon,

Et d'un goût prononcé pour les très gros nichons.

Voulant tâter l'engin, on se pressait en foule.

Il alla tout gâcher, épousant une Aztèque

Aux seins siliconés plus grands que des pastèques,

Mais qui, à son insu, lui préférait les poules.

Vu son tempéramment très chaud ce fut galère :

Le lit conjugal fut d'une froideur polaire,

Elle s'éffaroucha, la lesbienne bichette.

Elle mata cet homme par un tour classieux :

Il ne batifola plus jamais, ce vicieux,

Car il avait au zob une grosse clochette.

27/01/2006

Gênons manquants

Il existe des gens à l'heure actuelle dans les pays développés, et même aux Etats-Unis et en France, qui ne croient pas à l'évolution. Vous savez, ce truc, là, l'homme qui descendrait du singe... Oh bah si, quand même. L'évolution, Darwin, Lamarck, tout ça... Vous ne voyez pas ? Allez, je suis sûr que ça vous reviendra lorsque le prochain X-Men sortira. Bref, tout ça, ils n'y croient pas. Et ça gêne, ça fait tache.

Et puis zut, tant pis ou tant mieux pour eux. Oh, je ne me réjouis pas que les personnes auquelles je pense s'appuient uniquement sur leur version toute personnelle des textes bibliques sans analyse ni réflexion au delà de savoir combien il y a de Z à Ziggourat. J'ai même l'espoir que, pendant que, eppur si mueve, le monde continue de tourner, leurs enfants aient la chance d'être mieux au fait de la réalité...

Mais tout ça est délicat. Il y a des choses qu'on est obligé de laisser à la croyance. L'évolution n'est plus une hypothèse, bien sûr, même si c'est seulement en tant que théorie qu'elle a démarré, au XIXe siècle; de nombreuses preuves ont été apportées et beaucoup d'eau a coulé par ce petit moulin, à tel point que les scientifiques se disputent pour savoir laquelle de leurs versions de l'évolution se rapproche le plus du vrai...

Il y en a même pour dire que la sélection naturelle, finalement, n'a pas la place prépondérante que Darwin lui accordait, et que le hasard et les mutations, ou encore d'autres choses plus étranges, sont pour beaucoup dans l'aspect actuel de notre biosphère. Les chercheurs travaillent même sur des théories holistiques et beaucoup moins impitoyables que la sélection naturelle "manger ou être mangé".

Mais peu importe, on a encore moins de preuves, et celles-ci peuvent être interprétées de tant de façons différentes... Et il faut de toutes façons laisser la liberté de croire, sinon que serions-nous si ce n'est des intégristes encore plus intransigeants ? Est-ce que cela compte, quand on y réfléchit bien, qu'une chose aussi inconnaissable que Dieu, en théorie, ait créé l'éléphant en un jour ou en dix millions d'années ?

Est-ce que ça compte de notre point de vue, est-ce que c'est si important ? Et de son point de vue à "Lui" ? Encore moins, si ça se trouve. Après tout Dieu n'est-il pas sensé avoir créé le temps lui-même ? Les thèses du Guide du Routard Galactique et de Terry Pratchette réunies pourraient très bien s'avérer, ou du moins être crues par certains, ce qui reviendrait au même pour nous, simples mortels contemporains.

Sans doute les bigots ne seront-ils pas ébranlés un instant par ces faits ou ces théories, sans doute continueront-ils leurs vaticinations d'enfer pour tous... Espérons que les vrais croyants continueront de prier pour eux sans tout prendre au pied de la lettre, et que ces deux groupes me laisseront me servir de mon cerveau, que je l'aie ou non reçu par l'opération du Saint Esprit.

26/01/2006

Sale ami

J'ai un ami... Non, soyons justes, ce n'est pas un ami, c'est l'ami d'un ami et nous ne nous voyons que rarement, uniquement lorsque nous sommes tous deux invités par celui-ci, mais passons... Disons donc cette connaissance est un humanoïde de sexe masculin (je n'ai pas été vérifier l'entrejambe, mais ça paraît assez évident vu les poils) à l'intérêt tout relatif.

Il n'a aucune conversation autre que superficielle, soit. Il est vrai qu'il n'est pas très sociable et qu'il est un peu psychorigide sur les bords, mais ne laissons pas cela endommager une relation amicale... On a vu pire. Non, mon problème et celui de notre ami commun c'est que nous ne savons pas comment lui avouer certaines choses sans le blesser, l'humilier ou le rabaisser d'une quelconque manière.

Ne tournons pas autour du pot : il est sale. Il ne se lave pas aussi souvent qu'il le devrait et parfois, il sent. Ses cheveux filasses et de plus en plus rares sont parsemés de pellicules, parmesan râpé sur les nouilles cuites affaissées de ses épaules. Je voulais faire une analogie entre ses poussées d'acné et de la sauce tomate mais c'était vraiment trop méchant et dégoûtant.

Moi je veux bien lui dire ses quatre vérités, mais c'est vrai que c'est comme un vieux chien pourri et galeux auquel on se serait attaché : on n'a pas le coeur de lui donner un coup de pied, et pas seulement parce que la chaussure risquerait de rester collée. En plus il vient d'emménager dans son propre studio (il nous a vanté son clic-clac bleu, vraiment, il n'a rien d'autre à foutre dans la vie...) donc on s'attend à une certaine baisse d'hygiène.

J'imagine que beaucoup de gens ont de tels amis, et je sais que beaucoup ont la même notion du respect de soi qui dit que vaporiser du Fébrèze sur une chemise c'est comme la laver, que secouer les draps à l'air frais ça suffit pour enlever la saleté, et qu'une douche par semaine c'est bien suffisant... Mais là je dois tirer un trait. C'est peut-être sectaire ou snob, mais je les évite, les sales.

A moins que vous n'ayez un meilleur conseil à me donner, je vais devoir, en tant que personne la "moins proche" de lui, faire le boulot de notre ami commun et lui dire que ses crottes de nez pendent, qu'il pue des bras et qu'il a mauvaise haleine... Bref, lui dire d'aller se laver, pour nous d'abord, mais surtout pour lui. Une oeuvre aussi nécessaire et difficile que changer la litière d'un chat incontinent.

25/01/2006

Comme j'adore me plaindre...

Ah, la sale journée. Autant je refuse que ce Blog parle trop de moi et devienne un simple compte-rendu de mes activités (je crains le syndrome du "21 Juin, aujourd'hui j'ai mangé des frites...", déjà, je ne voyais pas l'intérêt de publier la correspondance de Proust ou le journal de Kafka, alors le mien vous pensez si on s'en fout...), autant là... Enfin, ça aurait pu être pire, il aurait pu pleuvoir, comme on dit.

Premièrement, j'ai enterré quelqu'un. En soi, ça n'est jamais agréable, mais là la mort du bonhomme est carrément ignoble. C'était une bonne poire qui a passé les dix dernières années de sa vie à prendre soin de sa femme atteinte d'une maladie grave, une odieuse harpie, ingrate et bigote au possible, du genre à appeler les flics en disant qu'on la séquestre et qu'on l'affame si son déjeuner au lit a un quart d'heure de retard.

La femme en question lui a d'ailleurs survécu, alors qu'il a ruiné sa santé pour elle sans se plaindre. Passons... Il est mort à moins de 60 ans à la suite d'une longue et douloureuse agonie entre deux opérations et traitements divers (dont une amputation du bras, problèmes au coeur, au côlon, aux poumons, oedèmes, infections, péritonites et autres joyeusetés...) et bourré de médicaments, à fond dans l'acharnement thérapeutique.

Je le connaissais à peine, j'étais là pour soutenir une amie dont c'était le papa, mais quoi qu'il en soit je me suis gelé les couilles par un froid de canard avec plein d'inconnus dans un endroit lugubre (vous me direz, les cimetières, c'est rarement folichon...) alors que j'étais habillé très léger, tenue correcte oblige. Et ça m'a pris tout l'après-midi, évidemment, je ne pouvais pas partir comme un voleur.

En plus, demain, un de mes meilleurs amis pars en Australie (voir l'ajout dans la liste des Blogs ci-contre) pour un an, minimum, et je m'aperçois que je ne le reverrai sans doute pas avant trois ans puisque, si Dieu le veut, je partirai étudier moi-même dans un pays lointain dans à peu près un an aussi, et ce pour un minimum de deux ans. J'y resterai même peut-être pour y vivre, allez savoir.

Ensuite, les bientôt-divorcés de service me les ont successivement brisé menu sur des tons différents, chacun complètement braqués contre et obnubilés l'un par l'autre (mélange détonnant). Et l'un de monter en épingle une remarque sur une opinion qu'ont eu d'autres personnes il y a des années, et d'en déduire des tas d'élucubrations, et l'autre de ne comprendre que ce qu'il veut bien dans la plus totale paranoïa...

Allez savoir pourquoi, je n'aime pas quand on me prend à parti ou qu'on cherche à se justifier devant moi pour des tas de choses qui me sont parfaitement étrangères, quand quelqu'un rallume avec moi une dispute commencée avec une autre personne. Ce n'est pas que je sois contre, c'est que je n'ai pas à le subir... Du reste chacun des points de vue qui m'ont été énoncés tiennent presque de la psychopathologie.

Mais encore une fois, le chien aboie tandis que la caravane passe, manque d'écraser le chien, et promet de lui jeter des pierres au prochain passage parce que ça commence à bien faire de l'entendre à chaque coup.

A part ça, je suis aux premières loges des états d'âme des membres de ma famille proche, puisque je vis avec eux... Je n'en peux mais. Stress, boulot, retour à la Terre, mon cul sur la commode... La totale.

Ajoutez à cela un accès de flemme et un manque total d'inspiration de ma part, d'interminables trajets en métro entre les cons, les clodos et les affiches si poétiques de la fondation Raoul Follereau pour les lépreux, un mal de tête sans même un comprimé d'aspirine sous la main depuis le milieu de l'après-midi, un début de rhume qui couve, et vous aurez une idée de l'aspect physique de ma journée.

Fort heureusement, mon seul vrai problème c'est que je dois écouter tout ce beau monde de temps en temps. Et ça me fait, comme aujourd'hui, une sale journée de merde... Alors, oui, ça pourrait être pire.

24/01/2006

Noms d'oiseaux

Dans la série "j'ai appris un truc", les québécois sont les meilleurs pour la turlute. Non, je ne parle pas de sexe oral, mais de cette pratique musicale à la fois labiale et linguale ressemblant à du scat sur de la country-folk... D'ailleurs, ce n'est pas une coïncidence si c'est aussi le nom du cri de l'alouette. Ben oui, "alouette, gentille alouette" c'est une chanson québécoise. Mais il n'y a pas de turlute dedans, pourtant...

Et, oui, parfaitement, l'alouette turlute. Elle grisolle aussi. Et l'hirondelle trisse, le hibou bouboule, la caille margote, le merle flûte, le canard nasille, l'oie cacarde, le paon criaille, la perdrix cacabe, la grive babille, le geai cajole, la tourterelle roucoule et caracoule, le cygne trompette, le dindon glougloute, la poule crételle, la corneille graille, le coq coqueline, la cigogne glottore, le perroquet ase, la pie cajole, le pingouin jabote...

Et le rossignol ? Eh bien le rossignol rossignole, tout simplement.

Na.

23/01/2006

"Vous n'aurez pas ma liberté de..." LA FEEEEEERME !

Je viens d'apprendre qu'il était interdit de dire des gros mots sur les blogs comme le mien. Je n'ai jamais eu de problèmes, vu que tout ceci est filtré automatiquement, systématiquement (donc bêtement...) par des détecteurs de gros mots... en langue anglaise. Les autres langages peuvent tonitruer qu'ils enculent leurs belle-doches à coup de manche à couilles foutreux, Microsoft s'en bat l'oeil. Et quand je dis l'oeil, c'est pour ne pas me répéter.

C'est extraordinaire la liberté d'expression dans le monde. En France, pays libre, on n'a pas le droit d'insulter publiquement, et on peut vous arrêter pour incitation à la haine. Par contre les gros mots, ça passe partout. Aux Etats-Unis, vous pouvez montrer toute la violence que vous voulez au cinéma ou à la télé, traiter qui vous voulez de tous les noms et tenir des propos néonazis si ça vous chante... Si vous dites "merde" on vous bippe.

En France, il existe un CSA national, c'est à dire que l'Etat peut (s'il le souhaite) censurer les médias. Aux Etats-Unis, il existe une régie d'attribution des fréquences hertziennes, rien de plus... La censure est entièrement autonome et dépendante des networks, non de l'Etat : les chaînes de télé s'autocensurent, se conformant à la "minorité morale" ou à la "majorité silencieuse" pour plaire au plus grand nombre.

Donc, techniquement, et ça va paraître ridicule à tous ceux qui critiquent les Etats-Unis sans jamais y être allés, la liberté d'expression y est plus large et mieux respectée : les multiples et retentissants procès contre l'Etat et des tas d'autres gens par des pseudo-journalistes et des artistes provocateurs le prouvent. Le truc c'est de se rappeler que quand on insulte un type en pleine rue, il peut avoir une arme.

Sur Internet, point n'est besoin de vous le dire, nulle loi n'est incontournable, et les informaticiens anglophones qui veulent passer outre les censeurs (et les programmes de détection et surveillance de mails et de chats des gouvernements du monde... Enfin, en théorie, et ce même s'ils n'ont à cacher que trois pauvres photos pornos qui font rougir leur acné, mais passons...) ont inventé des langues barbares comme le L33T.

Malgré cette censure qui semble omniprésente, malgré les paroles de mauvaise augure de Benjamin Franklin, malgré la peur du vilain terroriste et les petits coucous discrets d'Oussama Ben Laden, malgré la paranoïa ambiante qui monte, nous sommes encore libres de nous exprimer. Si, si, je vous jure. On ne m'a encore jamais empêché de dire quoi que ce soit... Parce que tout le monde s'en fout.

Et c'est la plus grande force de cette espèce de médiacratie-pseudo-tyrannie-douce-démocraturesque qui est le régime dans lequel nous vivons, en occident (et, soit dit en passant, nous ne sommes PAS en démocratie, nous ne l'avons jamais été, nous sommes officiellement et techniquement en République... ce n'est déjà pas la même chose !) : l'indifférence globale et grandissante.

Qu'est-ce que ça peut bien me foutre que des barbouzes regardent mes mails et tout ce que contient ma machine, du moment que mon voisin de palier ou quelqu'un qui peut me nuire, lui, n'y a pas accès ? Ils ne vont pas vendre ces infos, de toutes façons il n'y a rien à vendre, ça n'intéresse personne et je ne fais rien d'illégal. S'ils ont un soupçon, je leur file même le disque dur, du moment qu'ils me le rendent intact...

Oui, c'est aussi agaçant et effrayant que de se faire contrôler tout le temps dans le métro ou arrêter souvent pour délit de sale gueule. Mais à moins que le FBI et les autres agences secrètes du gros méchant Américain (et pourquoi juste EUX, hein ? Et les autres, dans le monde, vous croyez qu'ils ne feraient pas pareil s'ils pouvaient ? C'est un préjugé tout Hollywoodien, ça...) n'espionnent TOUT LE MONDE, je suis tranquille.

Et espionner TOUT LE MONDE, je ne vois pas comment c'est possible, même avec tous les moyens actuels. C'est bien joli d'arriver à faire lire ne serait-ce que 20% des mails échangés chaque jour dans le monde par un super ordinateur (et ça c'est déjà pas super vraisemblable... mais bon...), mais vous imaginez le nombre de gens qu'on devrait payer rien que pour lire les messages sans intérêt retenus par l'ordinateur à cause d'un simple mot ? Sans compter, on l'a dit, que c'est facile de passer au travers des filtres.

Non, surveiller de manière globale, pas seulement les suspects, ce n'est pas rentable (et la rentabilité, c'est tout, de nos jours). Et si vous êtes suspect mais innocent, me direz-vous ? C'est du délit de sale gueule. N'entrez pas en résistance, ça ne ferait qu'empirer... Je compatis, mais je n'ai pas de conseil à vous donner, les préjugés, il y en aura toujours, sur le Net et ailleurs. Et étant gay, je sais ce que c'est.

Alors, oui, il y a des bavures, il y a des tragédies, il y a des abus policiers et autres... Mais on en entend encore parler, non ? L'information circule, sur Internet, à la radio, dans la presse, et même, de temps en temps, à la télévision ! Dans un billet précédent, j'avais discuté du fait que c'était surtout à cause de l'audimat que la télé ne parlait plus des sujets importants, puisqu'ils sont souvent compliqués, donc chiants.

Et que je sache, des tas de gens se traitent de con (et pire) tous les jours, et se font des procès librement sans que l'Etat ne censure quoi que ce soit... Des tas d'émissions influencent des tas de gens dans des tas de sens différents, les rumeurs courent, on vote encore librement pour des andouilles qu'on espère moins pire que les autres... Donc globalement, la France, c'est pas la Roumanie de Ceauçescu.

Alors je rigole quand je vois certains minables crier haut et fort qu'ils sont dans un Stalag à haute sécurité alors que quelqu'un leur a simplement dit de la fermer ou qu'ils ne font que subir la mesquinerie toute Française de nos administrations. Ou qu'ils essaient simplement d'avoir pour eux une plus grande part du gâteau médiatique. Il faut apprendre à discerner les vraies injustices, souvent muettes, des glapissements m'as-tu-vus.

22/01/2006

Infâme avec une femme

L'autre jour je suis entré dans une librairie, plus dans l'intention de flâner que d'acheter quoi que ce soit, bien que je ne résiste pas souvent à l'appel des pages neuves... Il s'agit d'une librairie plutôt grande, située dans le Marais, et clairement cataloguée comme gaie, et cela aurait dû me préparer au choc que j'ai reçu. Mais j'avais voulu alors ignorer encore un peu les tiraillements spasmophiles de l'actualité people.

Là, dans une librairie respectable, entre les livres de régimes et les romans d'amour, se dressait une construction malsaine et blasphématoire aux relents lovecraftiens. Il s'agissait d'un petit autel improvisé fait en livres qui présentait une demi-douzaine d'ouvrages exclusivement sur Mylène Farmer. Oui, Mylène, l'apocalyptique rousse à la voix de bouilloire devenue l'icône des gays, comme un ersatz franchouillard de Cher ou de Streisand.

Toujours est-il que ce petit monument votif, orné de rubans (sans doute les bougies auraient-elles risqué de brûler d'autres livres), présentait chacun des titres délétères avec tout l'orgueil d'un laraire exhibant ses idoles dans quelque magasin de chinoiseries kitsch. Tout ça parce que la pouffe en chemise fait un autre concert dont les premiers rangs seront remplis par les jeunesses prépubères et les trentenaires gays en pâmoison.

Si l'on n'est plus à l'abri de la médiatisation outrancière des célébrités cacochymes des années 90, même dans les librairies, alors où va-t-on ?

20/01/2006

Après le Golden Globe, le Golden Con

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chères lectrices, chers lecteurs, voici venu le moment que nous attendions et redoutions à la fois, la dernière cérémonie du JEU DE LA HAINE ! Nous allons ce soir remettre le seul prix dans la seule catégorie que nous n'avions pas abordé, celle ou tout le monde était éligible, sans aucune distinction... C'est l'heure du Ducon d'Or !

Nous allons commencer par distribuer quelques prix spéciaux, prix pour lesquels vous avez voté "indirectement", si l'on peut dire... Vous allez comprendre.

Pour le premier prix de cette soirée, nous allons distribuer le prix du Con le plus Sphérique ! Il s'agit de la personne qui a été nominée, sans tenir compte du nombre de votes, dans le plus de catégories de ce concours, montrant l'exceptionnelle versatilité et diversité de sa stupidité...

Les nominés sont :

Arielle Dombasle, nominée pour trois catégories, actrice, chanteuse et moche...

Frédéric Beigbeder, nominé lui aussi pour trois catégories, journaleux, écrivain et racoleur...

Olivier Besancenot, nominé encore pour trois catégories, politicien, racoleur et pour le Ducon d'Or...

et notre Con le Plus Sphérique : Jamel Debbouze, nominé quatre fois, en tant qu'acteur, racoleur, moche... et aussi pour le Ducon d'Or ! ça c'est une surprise !

Le second prix de cette grande soirée sera celui de la Tache la plus Persistante, c'est à dire la personnalité ayant obtenu le plus de votes, toutes catégories confondues (les votes collectifs ne sont pas admis). Nous avons ce soir un heureux hasard : des ex-aequo ! En effet, deux nominés ont obtenu exactement le même nombre de votes, c'est à dire plus que les autres...

Dans la catégorie politiciens, Monsieur le Président de la République Jacques Chirac...

Et dans la catégorie journaleux, et nominé pour le Ducon d'Or, Marc-Olivier Fogiel !

Qui eut cru que ces deux grandes figures, ces deux géants de la connerie seraient ex-aequo dans leurs domaines respectifs, et qu'en plus ils se feraient face ? En effet, Marc-Olivier Fogiel a eu l'occasion de co-présenter les débats télévisés entre les jeunes et Jacques Chirac au sujet de la constitution européenne, ils ont donc eu le loisir de se rencontrer, de se parler, et, qui sait, de s'échanger des recettes pour l'incompétence !

Notre troisième prix ce soir est un prix décerné à une catégorie, celle ayant reçu le plus de nominations... Pour le nombre exact, vous compterez vous-mêmes, mais le domaine le plus mûr pour un dégraissage massif est... L'Escarre du Plus Mauvais Cabotin, et ce sans même compter tout le monde à l'intérieur des nominations collectives !

Il est temps à présent d'annoncer les nominés (avant de donner le nom du gagnant... Ou de la gagnante !) au Ducon d'Or. je rappelle que tout était permis, tous les coups, toutes les bassesses, et surtout tous ceux qui les ont faits ! And the nominees are...

Philippe De Villiers, politicien aussi à droite que Le Pen, voire plus, royaliste sur les bords, dont nous avons déjà parlé, et qui a pour capitale un parc d'attraction où il prône sa version idéalisée, hollywoodienne, proprette, catho-hard et nationaliste de l'histoire de France. Continue de coller des affiches partout et de lancer des défis et des conventions dans le vide. Ri-di-cule.

Alain Delon, acteur qui se prend au sérieux, ancien symbole viril ayant la réputation de parler de lui à la troisième personne (et croyez bien que j'aurais vérifié si ça avait eu le moindre intérêt). Complètement has-been, trop vieux, tellement qu'il a joué les jeunes premiers avec Brigitte Bardot avant qu'elle n'ait la peau comme du cuir de bébé phoque tanné et mal entretenu.

Jamel Debbouze, résidu excrémentiel dont nous avons déjà fait le panégyrique à plusieurs reprises, en long, en large et en travers, tant et tant que si j'en parle encore je sens que je vais vomir... Il a déjà été primé plusieurs fois, reportez-vous aux autres descriptions. Et si vous voulez vraiment voir des choses atroces, regardez quelques épisodes de H, sa série presque parodique.

Alain Finkielkraut, mec que si le mouvement des néo-conservateurs devait avoir un chef de file, ce serait lui, mais ils n'en ont pas, donc c'est aussi bien. Intellectuel qui intellectualise dans le but d'empêcher les autres intellectuels d'intellectualiser en rond. Comme avec ceux du style Jean-François Kahn, Alexandre Adler et les autres analystes à la fois convenus et circonvolutés de la "conjoncture actuelle", on est tenté de lire et ressortir ce qu'il dit tout en ayant l'impression d'avoir pris le parti de l'intelligence, voire de la sagesse. Je ne connais pas un seul de ces gars-là qui ait vu juste dans ses prédictions et ses estimations plus de 10% du temps, alors vous faites comme vous voulez, moi je reste en dehors.

Michel Houellebecq, auteur qu'on ne peut que détester, même quand on l'aime. On en a déjà parlé, d'ailleurs, si vous vous souvenez, dans la catégorie des auteurs soporifiques... Rien de plus à dire, ce serait lui accorder trop d'influence : Il n'est pas assez intéressant pour me rendre malade une deuxième fois.

Olivier Besancenot, le con qui dit non par excellence, et nous l'avons déjà mentionné par ailleurs... Là encore, que dire ? C'est un postier, avec tout ce que ça a déjà de détestable, et en prime c'est un soi-disant gauchiste tout aussi mesquin que les autres, mais moins virulent car moins puissant. Il faudrait savoir, soit il veut une révolution, soit il veut se faire élire...

Marc-Olivier Fogiel, que nous avons déjà traîné dans la boue longuement, lui et ses acolytes. C'est réellement un être ignoble, je ne pourrais jamais assez le souligner : quand on fait une émission qui dit encourager les débats d'idées et dire "ce qu'elle pense", on essaie de ne pas la pousser de toutes ses forces vers l'affect... Résultat, "on ne peut pas plaire à tout le monde" ne plaît pas à grand monde.

Jean-Pascal, ancien jeune imbécile de la Star Académy dont le nom de famille m'échappe, qui a une personnalité quasi absente, et immature quand on la voit, qui chante mal des chansons pas drôles, et ayant fait le seul tube dont la parodie radiophonique était meilleure et a mieux marché que l'original. Sa vraie carrière a duré les dix minutes que ça a pris pour enregistrer cette bouse.

Georges-Alain, encore un de ces débiles à noms composés à coucher dehors de la Star Académy. Mais bordel, les mamans, à quoi vous pensez ? D'abord vous élevez vos gosses pour qu'ils deviennent de parfaits crétins superficiels (ça se voit à la télé), vous leur donnez des noms hideux, et pour couronner le tout vous les envoyez à TF1, la boite à cons, comme des petits mongoliens dans les monastères médiévaux ? Une seule explication : Les chiens ne font pas des chats.

Amélie Poulain, personnage fictif (Dieu Merci) incarné par Audrey Tautou dans le film éponyme avec des framboises au bout des doigts, psychopathe, voyeuse, manipulatrice au sourire sadique, passible d'atteinte à la vie privée, vol qualifié, harcèlement, peut-être même de proxénetisme, et en tout cas d'une bonne paire de claques. Ah, si seulement le boucher de cet autre film de Jeunet, Delicatessen, avait croisé son chemin...

Santa Claus, Saint Klaus, le Père Noël, Saint Nicolas, la Befana, bref, Papa Noël, lui aussi un personnage fictif (désolé de briser vos illusions), nominé sans doute parce que trop joyeux, trop débonnaire, et représentant un esprit festif particulièrement hypocrite ainsi qu'un mensonge généralisé (au fond, c'est un peu prendre les enfants pour des cons, même si ça leur fait de beaux souvenirs)... Et puis le concept "il sait si vous avez été méchant ou gentil", ça fout les boules. Oui, de Noël.

Wendy Darling, l'aînée des enfants Darling dans le dessin animé de Peter Pan, de Walt Disney, parce qu'elle cumule à la fois les pires défauts de l'archétype de la princesse pouffiasse et qu'elle n'est absolument pas drôle, jamais à s'amuser, toujours à moraliser... C'est LA petite fille modèle, essentiellement parce qu'elle est tellement plate en tant que personnage qu'elle est incapable de penser par elle-même, ce qui doit plaire à ses parents.

Ciel, la liste des nominés est terminée... Vous rendez-vous compte du choix particulièrement difficile qu'ont eu à faire les votants parmi tous les Jean-foutres célèbres du monde ? C'est pour ça qu'il y a si peu de nominés. Personne n'avait d'idées, personne ne se sentait capable de désigner, de montrer du doigt un seul être qui, de la Terre entière, était LE plus con, sans aucun doute possible. Cette pudeur vous honore tous, mais était-elle véritable ? Peu importe, les votes, si peu nombreux qu'ils aient été, furent suffisants pour faire pencher la balance pour UN SEUL nominé.

Et il s'agit de...

(roulements de tambour.......................)

Marc-Olivier Fogiel !

Oui, c'est lui le Ducon D'Or ! Nous l'applaudissons bien fort, tous en choeur. Vous rendez-vous compte, cher public ? Marc-Olivier Fogiel est le seul à avoir reçu le premier prix à chaque fois qu'il a été nominé à ce concours ! Son palmarès compte désormais le Sept de Plomb du Journaleux le plus Incompétent, le Prix de la Tache la Plus Persistante, ainsi que le très peu convoité Ducon D'Or ! A chaque fois qu'il est ne serait-ce que cité, il fait l'unanimité en tant qu'imbécile, prétentieux, agaçant épidermique, à côté de la plaque, tout ce que vous voulez... Si vous cherchez une andouille télévisée, c'est lui l'homme de la situation. Que Dieu te garde, "Marc-O", nous espérons tous que personne d'autre ne le fera.

Nous nous sommes tous bien amusés, mais il est temps maintenant, ce soir, avec vous (c'est dingue comme je fais bien Jean-Pierre Foucault...) de clore ce concours et ces remises de prix. Je voudrais me joindre au CIO pour remercier encore une fois tous ceux qui ont voté pour cette toute première édition du JEU DE LA HAINE. Bravo à tous, sans vous, rien de tout ceci n'aurait été possible.

Je tiens aussi à m'excuser auprès de ceux qui se sont emmerdés pendant des semaines à suivre ce concours débile en espérant qu'un jour le cours normal de mon Blog reprendrait, et je tiens à les assurer... que leur opinion m'est totalement indifférente, parce que je ne force pas les gens à lire mes élucubrations. C'est vrai, quoi, ça se saurait, non mais sans blague. Mais vu que le concours est fini, oui, évidemment que ça va reprendre comme avant.

Je voudrais aussi dire que pour ma part, je me suis bien amusé à récolter des résultats toujours drôles, parfois inattendus, souvent en désaccord avec ce que je pensais, et que je me suis surtout fendu la poire à pondre pour chacun de petites piques synthétiques à sujets imposés, qui m'ont forcé (et c'est plutôt bien) à me documenter sommairement sur les gens en question et à sortir de mes propres pensées dans ce Blog.

Pour m'avoir donné l'occasion de faire tout cela et surtout de présenter mon propre jeu presque télévisé, avec des invités surprise fictifs et tout et tout, merci à mes amis et lecteurs (tous mes lecteurs sont mes amis, bien sûr, même les rares que je n'ai jamais vu ! et la plupart de mes amis sont mes lecteurs aussi, ça tombe bien).

Voilà, à la prochaine, bonsoir, et à vous les studios...

18/01/2006

"I am big. It's the pictures that got small." Gloria Swanson (Norma Desmond)

Mesdames et messieurs, lecteurs et lectrices, voici l'instant suprême ! Oui, le moment est enfin arrivé de vous révéler quel est celui ou celle que vous avez élu comme pire acteur, comique le plus pathétique, bref, de décerner l'Escarre du Plus Mauvais Cabotin ! Vous avez été nombreux à voter pour de nombreux nominés, et le CIO remercie tous ceux qui se sont donnés cette peine.

Comme disait Norma Desmond sous les traits de Gloria Swanson dans l'oeuvre immortelle de Billy Wilder, Sunset Boulevard, "They took the idols and smashed them, the Fairbankses, the Gilberts, the Valentinos ! And who've we got now ? Some nobodies !"... Ce sont ces rien-du-tout qui ont été nominés, tous mauvais sans exception. Commençons sans tarder par l'Escarre du Bel Effort (le troisième prix)...

Et notre premier gagnant est... Christophe Lambert ! Le héros de tant de films d'action et d'aventure. Après avoir joué un guerrier celte (sorte de chevalier au regard croisé) dans y-glandait... Pardon, Highlander, il a prouvé qu'il pouvait jouer naturel dans Greystoke (soit, ce n'était pas vraiment un rôle de composition). Dans cet incommensurable ramassis de stupidités qu'était Beowulf (parodie de saga islandaise façon D&D et Mad Max), il a réussi à faire pire que Vercingétorix (un film fait après, qui a perdu du temps, du public et surtout de l'argent). Les suites absurdes de Highlander ont eu un improbable succès, jusqu'à lancer plusieurs séries télé (heureusement sans lui). On retirera de sa carrière et des interviews qu'il a donné quelques éléments majeurs : C'est un abruti à l'image de Jean-Claude Van Damme, il joue comme une savate, il a fait des films de merde, il est laid, et il louche. Le quinté gagnant.

Passons à l'Escarre du Pire Second Couteau, notre second prix... Il est attribué à Jamel Debbouze ! Oui, vous savez, le petit éclopé vaguement bossu et difforme, au visage mongolien, inarticulé et répugnant. C'est un miracle qu'il en soit arrivé là ou il est avec une tête pareille et une absence totale de talent, si ce n'est pour faire pitié. Eventuellement. De loin. On peut saluer la performance. Nous avons déjà parlé de ses talents de racoleur des cités, puisqu'il a été nominé dans la catégorie Réverbère de Bronze. Citons donc quelques éléments de son oeuvre d'un ennui mortel : ses sketches soi-disant comiques inintelligibles, ses altercations médiatisées avec la police, ses rôles minables et mal joués (pourtant, il n'avait qu'à être naturel dans la peau d'un con...) au cinéma, et pour couronner le tout Angel-A. Pitié, n'en jetez plus, on va me faire un procès pour atteinte aux droits de l'homme (alors qu'il a déjà porté atteinte à ses doigts, l'homme...), diffamation, insulte publique, incitation à la haine raciale, propos racistes, et a pas bien de traiter un arabe de con alors qu'on a le droit pour les autres, et tout le tintouin. Je doute que ce soit être raciste que de dire que Jamel Debbouze est un con (à moins qu'il ne forme sa propre espèce, différenciée de l'humanité, qui sait...), surtout quand on sait que d'autres acteurs tout aussi maghrébins, mais aussi turcs, noirs, juifs, libanais, asiatiques et bien meilleurs ont moins de succès que lui, et que lui-même ne se prive pas pour traiter qui il veut tout à fait grossièrement.

Enfin, voici le dernier et le plus important des prix de cette distribution, l'Escarre du Plus Mauvais Cabotin ! Et le CIO, le jury, moi-même et les nombreux suffrages s'unissent pour le décerner à quelqu'un qui le mérite amplement : Franck Dubosc ! A la fois pseudo-comique et acteur vieillissant ayant eu un sursaut nouveau dans sa carrière avec la crise de la quarantaine, il avait démarré avec une scène de nu pathétique et franchouillarde, très jeune, dans "A nous les garçons", un film oubliable des années 80. Et puis il y a eu quelques spectacles, et un rôle récurrent dans une sitcom anglaise genre "les feux de l'amour"... Cet homme est d'ailleurs une resucée totale des années 80 : il a le même humour, les mêmes références et la même garde-robe. Sans la mode des revivals, il ne serait qu'un acteur quadragénaire de plus au chômage, un vieux beau mou a la sexualité flageollante. Sans compter qu'il se prend au sérieux, cet andouille. Et il joue mal... Mon Dieu qu'il joue mal. Il est incapable de paraître naturel, il en fait des tonnes, trop... même pour les téléfilms des chaînes hertziennes. Il est devenu l'agaçant motif récurrent franchouillard et oubliable dans un certain nombre de comédies franchouillardes et oubliables de la vieille garde des acteurs franchouillards et oubliables de l'époque du Splendid (juste l'époque, même pas la troupe, hein, comme Clémentine Célarié, Patrick Timsit...). Son rôle récent le plus marquant était un passage mineur avec un personnage encore plus plat que les autres dans Iznogoud, juste histoire de mettre son nom sur l'affiche. Hélas sa carrière n'est pas terminée. Prions ensemble pour qu'il ait de moins en moins de rôles...

Mais ce ne sont pas là les seuls mauvais acteurs qui ont été dénoncés. Vous avez été si nombreux à proposer des noms et à voter pour eux, il serait dommage de ne pas les inclure tous... Voici donc VOS pires acteurs :

Thierry Ardisson, parce que, décidément, il touche à tout celui-là... Alors qu'il devrait ne plus toucher à rien, qu'il n'aurait jamais dû toucher à quoi que ce soit, qu'il touche trop de monde avec ses émissions sans pour autant toucher personne émotionnellement parlant, et qu'il touche déjà trop de sous.

Laurent Gerra, parce que ça fait longtemps qu'on avait pas eu un imitateur aussi peu drôle, qui a fait fortune en imitant très bien Johnny Hallyday en sa présence, et très mal les autres. On se souviendra de la seule chose vaguement bien vue qu'il aie fait, ses chansons. Et encore, pas toutes.

Jean Dujardin, pseudo acteur moche, calvitieux et bedonnant, très français moyen (comme si on avait envie de voir ça, il suffit d'aller dans la rue...) nominé pour "un gars, une fille", le pathétique "Brice de Nice", et tous les autres rôle qu'il a eu l'occasion de jouer dans sa minuscule carrière.

Jean-Marie Bigard, apologue grossier de la vulgarité qui a fait UN sketch dans sa vie ("la chauve-souris") et a resservi la même soupe et le même genre de blagues dans tous les autres. Ne sait pas chanter, ne sait pas jouer, ne sait pas faire rire... Mais sait très bien compter avec ses théâtres et sa boite de production.

Titoff, comique raté (enfin, allez savoir, c'est peut-être drôle, ce qu'il raconte, le problème c'est qu'il n'articule pas...), acteur raté aussi, pas spécialement beau, c'est presque l'homonyme d'un acteur porno gay avec une seule couille et une énorme bite. Ainsi donc, voilà ce qu'est devenue l'autre couille...

Anne Roumanoff, impétrante méritante pour les Queens of Moche, actrice et comique tellement nulle qu'elle aurait encore l'air de lire un texte et d'en faire des tonnes en embrassant ses enfants le matin. Elle écrit (mal) ses textes elle-même, sans doute parce que personne d'autre ne veut bien.

Arielle Dombasle, nominée pour les Queens of Moche, mais aussi gagnante du troisième prix des Défaites de la musique, nous en avons suffisamment dit sur cette dinde incompétente pour qu'elle ait les oreilles qui bourdonnent, et ce serait lui accorder trop d'importance que d'en dire plus.

Bernard Menez, notre dauphin racoleur... On peut le qualifier d'acteur uniquement parce qu'il a fait ce métier, il fut un temps, mais tout le monde s'en souvient comme d'un mauvais franchouillard télévisé... Pour plus de détails sur sa minable carrière, reportez-vous aux Réverbères de Bronze.

Jean-Claude Van Damme, parce qu'aucune liste de mauvais acteurs n'eut été complète sans ce gigantesque et cultissimme hurluberlu aux propos esthético-philosophique dignes des pires élèves de maternelle, sorte de croisement improbable entre un livre de New Age et des stéroïdes... Un vrai Belge.

Sonia Rolland, la nouvelle héroïne de la dernière bouse policière de TF1, citée pour avoir malencontreusement cru qu'une ancienne Miss France passablement quelconque (nominée uniquement pour qu'il y ait un "quota racial" de gagnantes, je parie, et ça c'est vraiment super raciste...) pouvait égaler Halle Berry.

James Best, acteur américain à la carrière exemplaire en ceci qu'elle est exempte de tout premier rôle, et que c'est inexplicablement le seul acteur américain à être nominé ici… Pour son horrible prestation en tant que Rosco P. Coltrane, le shérif de la série "Shérif, fais-moi peur". En jouant mal, c'est fait.

Cüneyt Arkin, candidat très limite, mais quand même un peu connu en dehors de son pays natal... Par dérision. Je cite un votant : "Immortelle vedette de Dunyani Kurtaran Adam, le célèbre Star Wars Turc. C'est le fils caché d'Alain Delon et Steven Seagal, mais turc." Les aficionados apprécieront.

Alain Chabat, pour l'ensemble de sa seconde carrière en tant qu'acteur, mais aussi producteur, présentateur, réalisateur, auteur, scénariste, comique, et monument vieillissant de cette télé qui a été bien et ne s'est pas renouvelée, Canal +... Et puis il y a eu Comédie, la chaîne qui déconne. Vraiment. Et c'en est triste.

Guillaume Canet, pour ses yeux de vache folle, son jeu minable, sa voix agaçante, la coiffure ignoble de ses cheveux ordinaires, et Parce qu'il est démodé avant l'heure et qu'il pense qu'il est sexy alors qu'il est quelconque. Tout nu on dirait une grenouille, et il n'est pas capable de se laisser pousser une barbe correcte.

Arthur, oui, vous avez bien lu, Arthur le journaleux présentateur déjà cité dans cette catégorie, parce que le bougre a fait un spectacle nul sur lui-même, qu'il a appelé par son nom. C'est-y-pas égocentrique, ça madame, venant d'un cuistre bedonnant à la voix cassée qui articule un mot sur trois et produit de la merde ?

Michaël Youn, monument revendiqué de la connerie, pour avoir tout pompé à Jackass et MTV, pour s'être fait pistonner de partout, pour avoir racolé encore et encore en se foutant à poils à la télé, sur scène et au cinéma, tout ça pour arriver à rien : Iznogoud, et Incontrôlable, un film à la Rob Schneider... Berk.

Sophie Marceau, incapable pétasse que Pierce Brosnan a dû supporter pendant tout un James Bond, bête comme ses pieds et qui joue tout pareil. On voyait le soulagement dans les yeux de l'agent secret lorsqu'il a tué froidement cette pauvre conne. Mais je me tais, elle a déjà été citée...

Clémentine Célarié, parce qu'elle est toujours grosse même avec Slim Fast, qu'elle joue toujours mal à la scène comme à l'écran (non qu'elle ait tant de rôles que ça ces temps-ci, le public comme les cinéastes reconnaissant l'inexistence de ses talents). Amanda Lear a dit qu'elle lui ressemblait, le matin, pas maquillée.

Fanny Ardant, parce qu'elle a un seul jeu, un seul personnage, un seul air crétin, un seul ton, une seule diction théâtralo-inefficace, et une seule voyelle (le A, elle ne sait pas dire les autres)... Par contre, on voit très bien ses trente deux dents lorsqu'elle montre son seul sourire. Qui plus est, elle vieillit.

Julie Delpy, la star incontestée (et qui voudrait lui disputer ce titre...) du film "Le loup-garou de Paris", oeuvre regrettable en tout points. Elle, elle a une sale tête et elle joue comme un cul et Sophie Marceau réunis. Elle a essayé de jouer dans d'autres films, en ce sens ou elle est dedans, mais ou elle joue mal.

Tous les acteurs de l'équipe Luc Besson, dont Mila Jovovitch, son clone suédois et ossu de Angel-A et dont le nom m'échappe (non qu'il ait jamais mérité d'être retenu), Jamel Debbouze, John Malkovitch (lequel a depuis pas mal de temps tendance à se prendre pour un acteur, inexplicablement...), et les autres.

Ouf ! Nous avons probablement oublié beaucoup d'acteurs minables, mais pour les nominés, c'est terminé. Enfin pas tout à fait, il reste un grand prix à remettre... Une seule catégorie, une seule cérémonie, celle qui couronne tous les cons. Nous nous retrouverons une prochaine fois pour la conclusion de ce concours particulièrement débile, ce Jeu de la Haine, la Cérémonie des Ducons D'Or !

All right, Mr. DeMille, I'm ready for my close-up...

15/01/2006

La musique...

Oui, la musique sera à tout jamais... La chose la plus idiosyncrasique. Je veux dire qu'on aime ou on n'aime pas tel ou tel morceau, ça ne s'explique pas. Pour paraphraser une brève de comptoir, ya pas deux mecs qui ont le même goût musical, sauf si tu fais un truc très très musical, là ça va pour les deux. Eh bien là, sans conteste, nous avons trouvé des trucs très très pas musicaux. Et ça va pour tout le monde.

Oui, Mesdames et messieurs, chers lecteurs, laissez-moi vous présenter en direct de chez-moi et sur la grande tribune aveugle d'Internet, celle ou tout le monde est sur la scène et ou personne ne regarde, la toute première cérémonie de la remise du très grand prix musical, sponsorisé par le CIO, décerné aux nominés méritants (c'est assez long, comme intro, là, ça va ?), j'ai nommé les Défaites de la Musique !

Il y a eu énormément de nominés. C'est normal, on entend des chansons de merde tout le temps, à la télévision et à la radio, c'est le principe du star system : on martèle. Certains, sans doute trop migraineux d'un tel laminage, n'ont pas hésité à soumettre plusieurs noms au comité, dénonçant avec une joie non dissimulée tous les navets qu'ils ont détesté. Les scores étaient très serrés mais nous avons pu départager les finalistes, bien que le grand gagnant de ce soir ait remporté haut la main avec bien plus de votes que les autres (mais vous verrez bien qui c'est, patience !)... Mais passons à la distribution :

Le Quart de Défaite, troisième prix de ce soir, est attribué à Arielle Dombasle, ce tas de silicone déjà nominé pour le prix de Queen of Moche... J'enjoins le lecteur avide de se référer à la description haute en couleur et en collagène qui en a été faite à ce moment là.

La Demi Défaite, second prix, est attribué à l'Adversaire, au Mal Absolu, à Celle qui Foule au Pied les Rois Déchus, à l'Ange Noir de l'Abîme Sans Fond, à la Grande Bête nommée Dragon, à la Reine des Enfers, à l'Engeance de Satan, au Rejeton Démoniaque, à ses oeuvres et à ses pompes, bref, à Céline Dion.

Enfin, et c'est loin d'être une surprise, la Défaite de la Musique est attribuée collectivement à la Star Académy, déjà récompensée du Réverbère de Bronze (au moins en partie)... Toutes années confondues. En effet, pas un seul des olibrius étant passé par cette machine à faire du cul n'est capable de pousser trois notes correctement, qu'il ait achevé ou non sa soi-disant formation. Et en choeur, c'est pire.

Ah lala... C'est fini. Déjà. Eh oui, ça se tire, hein... N'oublions pas les très très très nombreux nominés qui n'étaient pas assez mauvais ou assez célèbres pour mériter une petite place dans le gros classement :

Vincent Delerm, bonobo bobo qui, un jour peut-être, apprendra à parler, lire et écrire...

Jean-Louis Murat, autre primate, à peu près un clone du précédent, en plus cliché...

Calim... pardon, Calogéro, parce que quand on l'entend, c'est trop injuste...

Raphaël, parce qu'il a une voix d'ange hélas castré trop tard dans un siècle trop vieux...

Jean-Louis Aubert, encore un clone en Jean-Louis de la nouvelle scène française, sans rien de remarquable...

Johnny Hallyday, alias "le retour des morts vivants", gag vivant sur les poivrots, les cons et les drogués...

Benjamin Biolait, troisième clone bobo, mais avec une coupe de cheveux encore plus ignoble...

Mariah Carey, une chanteuse chrétienne à la croix de bois qui fait pute, il fallait le faire...

Lara Fabian, autre clone, cette fois-ci de la Maîtresse des Ténèbres (voir la québécoise plus haut)...

Bénabar, clone bobo numéro quatre, avec une voix de cinquante ans et un physique de quatorze...

Philippe Risoli, présentateur nominé pour "cuitas les bananas", opus d'une extraordinaire finesse...

Jean-Marie Bigard, soi-disant comique vieillissant, nominé pour "la la la", chant littérairement impeccable...

Raphaël Mezrahi, pseudo-journaliste dont on a déjà parlé, pour l'inoubliable "les carottes ça a des poils"...

Les What Four, pour la carrière la plus courte et la plus drôle (involontairement) de tous les temps...

Carla Bruni, pour sa voix qui ressemble à un vent, tantôt brise inaudible, tantôt pet malodorant...

Voilà, bon, ça c'est fait... Je vais cesser de vous casser les yeux (à défaut des oreilles, ou de quelque autre organe plus ou moins rond...) et vous dire bonsoir, et à la prochaine fois !

14/01/2006

Tu viens, chéri ?

Il va nous être difficile de faire court pour la remise de ce prix... Il s'agit d'un prix spécial ou tout le monde est éligible (enfin, quand je dis "tout le monde", je veux dire tous ceux qui sont "quelqu'un"... Je ne sais pas si je suis clair, mais comprenne qui voudra). Le seul critère de sélection est que les nominés doivent avoir fait quelque chose d'ignoble ou d'immoral pour rester ou devenir célèbre. Il s'agit, mais vous aviez deviné, du Réverbère de Bronze de la personnalité la plus Racoleuse !

Nous avions pensé inviter Régine, la vieille taulière la plus célèbre de France, mais elle n'était pas libre, elle se faisait refaire quelque chose. Certaines femmes ont comme excuse qu'elles doivent "se laver les cheveux" pour éviter un rendez-vous... Elle, elle ne peut plus depuis longtemps, alors il faut bien qu'elle trouve quelque chose. Du moins quand ça lui arrive de refuser un rendez-vous, à son âge. Finalement notre choix s'était porté pour Raymonde. C'est moins cher, et à peine moins bien... Vous connaissez Raymonde ? Mais si... Raymonde, un monument à Pigalle. Vous connaissez Guy Montagné ? Non plus ? Faites comme-si. Il n'est pas nominé mais il aurait dû. Eh bien Guy Montagné est devenu célèbre en imitant Raymonde, dite "La Grosse Raymonde". Bon, de toutes façons elle n'est pas là (remerciez le ciel...), mais renseignez-vous si vous avez de la curiosité morbide.

Au lieu de cela nous avons les impétrants du Petit Réverbère, c'est à dire le deuxième prix... Nous l'attribuons à titre honorifique à ceux qui ont récolté les quelques votes qui les sortent du lot des vulgaires nominés, mais pas suffisamment pour se hisser au rang de vulgaire tout court...

Rocco Buttiglione, homme politique italien à la fois de gauche et homophobe (comme quoi, ça n'a rien à voir !) reçoit un petit réverbère pour son hilarante dénonciation au parlement européen, qui n'a convaincu personne, mais ce n'était pas fait pour : C'était uniquement pour se faire de la pub, à lui et à son patron, le Roi des Arnaqueurs Italiens. Racoler en étant impopulaire, en disant des insanités et sans être soi-même connu, et en plus le faire pour quelqu'un d'autre et réussir ensuite à ce que tout le monde parle de vous quand même, il faut le faire !

La totalité de l'entreprise TF1 reçoit un petit réverbère parce qu'elle est la chaîne la plus regardée, la chaîne au journal incontournable, la première chaîne du pays, aux émetteurs si puissants que c'est la seule que l'on puisse recevoir partout en France, même quand les autres (pourtant nationales !) sont brouillées... Et qu'elle fait quand même de la merde et du cul. Pour comprendre, regardez TF1, un jour. UN jour.

L'agitateur/acteur/comique Dieudonné M'Bala reçoit lui aussi un petit réverbère pour son engagement hypocrite, ses propos antisémites et anti-blancs racoleurs suivis d'excuses médiatisées, pour avoir dit que l'antisémitisme n'existait pas en France et minimisé la Shoah (Comme Jean-Marie Le Pen, qu'il est censé combattre...), tout en faisant des procès pour racisme à tout et n'importe quoi. Et pour quoi faire ? Pour relancer sa carrière solo et commencer une pseudo carrière politique. C'est absolument incroyable... J'ai des amis transsexuels, hétéros, homos, beaufs, noirs, arabes, juifs, asiatiques, serbo-croates, américains, anglais, et d'autres complètement mélangés... Et LUI, il me donne envie d'être raciste.

Enfin, et non des moindres, le dernier petit réverbère échoit à Bernard Menez... Cet acteur et chanteur, déjà habitué aux tournées de superettes, en est réduit à faire des pubs pour des magasins de produits casher en gros sur la chaîne juive du câble, accompagné de filles-potiches à gros seins habillées en mères juives. Sa chanson "jolie poupée"  et ses participations au Club Dorothée lui ont assuré sa nomination, surtout quant on met ça à côté de ses heures de gloire (il a joué Molière face à De Funès à la grande époque, quand même...). Mais ce qui a vraiment fait la différence, c'est sa carrière politique dans le 15e arrondissement de Paris en tant qu'indépendant, avec des arguments à peu près comparables à une cagette de poireaux.

Tant de racolage pour arriver à pas grand chose... A part TF1, il est vrai que ce ne sont que des célébrités mineures, et on pourrait dire que TF1 n'est célèbre que parce qu'elle n'emploie que des racoleurs (et qu'elle le fait très bien). Eh bien vous n'êtes pas au bout de vos surprises, chers lecteurs, car TF1 reçoit encore un prix. Oui, un petit bout du Grand Prix d'aujourd'hui...

Le Réverbère de Bronze est attribué à toute la télé-réalité dans son ensemble ! Point de jaloux : Il s'agit d'un concept parfaitement révoltant et vicié au départ. Le Loft était déjà éprouvant (et Loana avait fait très très fort dans le genre racolage, on se souvient encore de sa laideur et de sa vulgarité qui n'aurait pas déparé un vrai réverbère et un avocat commis d'office), l'île de la tentation était encore plus putassière et brisait les ménages (même des faux, peu importe), de même que les éditions de Nice People, la Ferme, Greg la pauvre andouille, et compagnie... (Oui, et la Compagnie, aussi). La Star Académy, du fait de son côté didactique, aurait pu tirer son épingle du jeu en proposant des artistes "de qualité" (enfin, peut-être pas "bons", mais un peu meilleurs que cette merde, on ne demande pas grand chose...) sans racolage... Mais non, ils se sont vautrés dans le stupre pour, en plus, faire de la crotte commerciale. La gagnante de cette année se démarque d'ailleurs dans cette sélection et reçoit, au nom du concept même de Real-TV, en tant que son véritable symbole, le réverbère de bronze pour tous les autres. Oui, Magalie, qui n'a strictement aucune qualité si ce n'est qu'au moins elle ne mord pas (l'imbécile heureuse...), qui chante comme le veau dont elle a la gueule, est la plus racoleuse du moment : Plus que dans un squelette siliconé et lisse comme du mastic qui a un âge différent selon qu'on regarde la tête, les côtes ou les jambes, toutes les adolescentes grosses et moches (et qui chantent mal) se reconnaissent en elle, et ça, ça leur donne le faux espoir qu'elles peuvent réussir, ces pauvres dindes... Pour elles, c'est le mensonge qu'elles aimeraient croire : "moi aussi je serai une star !". Pour les producteurs, c'est la vérité suivante : "Continuez de bouffer, de grossir, de vomir, de boursoufler, et d'acheter des fringues de salopes qui ne vous vont pas, bref, d'accumuler de la merde et de la regarder à la télé, car c'est nous qui la faisons !". Et ça, c'est VRAIMENT un putain de gros racolage. Mais c'est le travail d'une grande équipe.

Mais même si ce n'est pas tout le monde qui peut prétendre au Réverbère, contrairement à la croyance populaire que tout le monde peut s'abaisser à faire la pute, il y a eu beaucoup de nominés. Bien racoler est en effet un art, et ces personnages nous le prouvent :

Roger Pierre, nominé pour toute sa carrière de mauvais acteur vaudevillesque et grisonnant...

Kylie Minogue, nominée en dépit de certaines qualités, parce que plus pute que ça à la télé tu meurs...

Frédéric Beigbeder, qu'on retrouve partout, pour les mêmes raisons que d'habitude...

L'inventeur du téléphone portable qui fait appareil photo (et bientôt les pommes de terre frites ?)...

Le directeur du CSA, nominé parce que TF1 sévit toujours, donc la censure ne fait pas son travail...

Jamel Debbouze, pour avoir racolé tous les arabes des cités et les autistes et les avoir mélangés aux yeux du public...

Bataille et Fontaine, l'un de nos Sept de Plombs, ne nous répétons pas...

Bruno Mégret, pour avoir repris traitreusement l'extrême droite à la Le Pen, en plus mesquin...

Olivier Besancenot, pour l'extrême gauche postière et molle qui attire toujours quelques désoeuvrés...

Et enfin, Richard Branson, la cinquantaine bien tassée, fondateur du groupe Virgin, qui tente toujours de faire étudiant attardé et baba cool qui s'adonne aux sports extrêmes et fait du rock... Soi-disant un jeune con qui dit merde au système et qui a réalisé son rêve, en fait un ignoble mercantile qui pousse l'hypocrisie et l'exploitation des jeunes jusqu'à vendre des capotes estampillées "virgin" dans ses magasins. Si.

Voilà, il est temps de clore cette petite cérémonie... Pour terminer, disons simplement histoire de moraliser (il faut bine, de temps en temps...) que si presque chacun est prêt à certaines concessions pour réussir, et est coupable de certaines entorses à l'éthique ou à la déontologie, nous venons de voir de véritables exploits dans ce domaine : des gens qui sont immoraux, produisent de l'immoral pour les autres, et prônent l'immoralité rien que pour être immoraux histoire qu'on parle d'eux (ce qui est en soi immoral). Bienvenue, donc, dans un monde ou, pour paraphraser le proverbe, "Le Vice est sa propre récompense" !

Moi, j'adore ! A la prochaine.

12/01/2006

Director's cut

On m'a dit (à plusieurs reprises, et des gens que j'apprécie) que ça devenait "gonflant", ces remises de prix. Bien que ce soit un terme fort, je soupçonne qu'encore plus de gens voulaient me faire la réflexion... Ils n'avaient qu'à la faire plus tôt, je ne mords pas... Pas trop. Et c'est bien normal de trouver ça ennuyeux, c'est une formule répétitive de billets d'humeur trop longs...

Mais maintenant qu'y puis-je ? Je suis lancé et je dois achever le concours. D'ailleurs ce n'est pas toujours rose à écrire, et le style s'en ressent, mais il faut toujours finir ce qu'on commence. Toutefois j'essaierai de raccourcir au maximum, et la prochaine fois, s'il y en a une, je me limiterai question catégories. Dans un souci d'économie de mots (une fois n'est pas coutume...) je vais supprimer les Invités Surprise pour passer directement aux nominés.

Aujourd'hui, le CIO distribue La Palme de Canard en Caoutchouc du Réalisateur le plus à côté de ses Pompes. Comme pour d'autres catégories, les gagnants se sont tout de suite démarqués des autres, de toutes manières peu nombreux, avec trois fois leurs suffrages ! Il y a deux réalisateurs gagnants, les autres pouvant retomber dans l'anonymat crapoteux de l'indifférence...

La Première Palme est attribuée à Luc Besson, pour l'ensemble de sa filmographie en tant que réalisateur et producteur ! Pour la petite histoire, Luc Besson est un nain adipeux et velu qui n'arrête pas de se teindre et est totalement imbu de lui-même. Jusque là, j'aurais plutôt tendance à penser que c'est moi, mais le portrait n'est pas fini. Puant d'orgueil quand on le rencontre, son fantasme compte apparemment les filles ossues qu'il replace dans tous ses films, et il s'écoute parler dans tout ce qu'il fait quand il ne fait pas quelque chose exclusivement pour le vendre (comme ses livres pour enfants, ou "Le Baiser mortel du Dragon", ou la série des "Taxi"...). Notez, ça marche bien. C'est vrai, pour un français, il a complètement réussi en jouant le jeu d'Hollywood. C'est pourquoi nous ne le blâmerons qu'un peu pour ça et beaucoup pour ses films de merde. Le Grand Bleu n'est qu'une longue et molle apologie du suicide sur fond de chant cétacé, le Cinquième Elément  un ramassis de musique techno, de couleurs qui tachent et d'ésotérisme à quatre sous du XIXe siècle, et pour Jeanne d'Arc, on me dit que cela "aurait pu être un des plus beaux films du monde s'il ne s'était pas écouté scénariser des scènes rigolotes, mais qui n'avaient rien à foutre là". Ajoutez en plus de mauvais acteurs et le tour est joué. Quant à Angel-A, on me rapporte que c'est tout aussi minable question scénario et casting, bien que je ne l'aie pas vu moi-même. Il semble que ce soit son "film profond en noir et blanc", passage obligé de tout réalisateur prétentieux qui se respecte.

La Seconde Palme ex-aequo revient à Jan Kounen, le triste réalisateur de Blueberry. Avec un seul film, il a déjà mérité la palme autant que Luc Besson, et c'est un exploit. Tout cet argent pour obtenir un film si stupide, fait par et pour les fumeurs de joints, et mal réalisé, en plus... Un bad trip toutes les cinq minutes fait avec des images de synthèses ratées. Il n'y a qu'un seul bon acteur et il est sous-employé, par ailleurs aucun personnage n'est réellement développé. Tant mieux pour Vincent Cassel, il serait incapable de tenir la distance de toutes façons. C'est soporifique, et au bout du compte toute l'intrigue (absurde et invraisemblable, mais passons) revient à la question "mais où se cache le labo ou ils produisent la came ?". Il y a même une grosse chatte mouillée et touffue à la fin, et c'est totalement gratuit. Mais la carrière de cet olibrius n'a pas commencé avec cette infecte bouse : il a aussi fait de regrettables courts-métrages dans lesquels il s'écoute parler (et se droguer, aussi). Tout ce qu'on peut espérer c'est qu'il n'aura plus de financement pour ces trop longues séances de branlette cinématographique qui se donnent des airs, ce fabricateur autoproclamé d'une nouvelle morale douteuse (et pompée à d'autres) qui se pavane au festival de Sundance comme le geai paré des plumes du paon.

Pour cette catégorie, les nominations étaient assez contradictoires, certains ne jurant que par tel réalisateur que d'autres ont détesté, d'autres nominant des gens dont ils aimaient certains films mais qui les avaient déçus... Quoi qu'il en soit voici leurs noms :

Sam Raimi, pour la série des Evil Dead, considérée comme totalement gratuite et vieillissante, et/ou les Spiderman, que certains voient comme peu fidèles à la BD et trop hollywoodiens.

Quentin Tarantino, pour Kill Bill I et II, parce qu'il aurait dû s'arrêter à Pulp Fiction ou Une Nuit en Enfer, et parce que c'était trop en faire pour de belles images gratuites et invraisemblables.

Claude Lellouch, pour Un homme et une femme, et pour l'ensemble de sa filmographie, nominé par ceux qui n'aiment pas le cinéma français mou et lent.

Micheal Bay, pour l'ensemble d'une carrière qui n'a pas l'air de vouloir s'achever, et particulièrement pour son magnum opus opportuniste et stupide, Pearl Harbor.

George Lucas, pour toute une carrière mercantile passée à ne faire que des films commerciaux qui ont très mal vieilli, à les exploiter au maximum, puis à les revamper pour recommencer sans se préoccuper de bien faire.

Jean-Paul Rappeneau, pour des films comme Cyrano de Bergerac et d'autres fleurons désuets avant l'heure des grandes heures (longues surtout...) de l'exception culturelle française dans le cinéma.

Valérie Lemercier, pour des films qu'on oublie, qu'on essaie d'oublier ou qu'on ne va carrément pas voir, et parce qu'elle devrait se cantonner à son travail d'actrice.

Christophe Gans, pour l'indicible merde que constitue Le Pacte des Loups, ainsi que pour les films subséquents qui sont tous strictement moins bons.

Stanley Kubrick, pour ses réalisations aussi longues que pédantes, pour Eyes Wide Shut (a regarder les yeux fermés...) et tous les films chiants mais précurseurs (2001, Orange Mécanique...) qui déçoivent.

Tim Burton, pour Charlie et la Chocolaterie pleine de gratuité, pour Big Fish et ses bons sentiments, pour ses Noces Funèbres à vomir, bref, pour ne plus savoir faire que de jolies images sans rien derrière.

Il est fort probable que vous soyez un inconditionnel d'un ou plusieurs réalisateurs nominés... Y compris des gagnants. Consolez-vous, vous n'êtes pas le seul à avoir des goûts de chiottes !

10/01/2006

Rions un peu avec la politique

Françaises, Français, mes chers compatriotes, après les voeux de bonne année de notre cher président (très cher, hors de prix d'ailleurs vu ce que ça a coûté à pas mal de gens de le faire élire, côté financement comme côté votants qui ont regretté...), il était naturel que nous nous retrouvions pour une nouvelle remise des prix du JEU DE LA HAINE particulièrement civique : Le Jarnac de Platine du Politicien le plus Corrompu !

(Jingle par Lully)

Pourquoi Jarnac ? A cause des mânes de notre ancien président, le plus machiavélique, le plus corrompu, le plus intrigant, le plus extraordinairement fourbe, qui est né dans cette petite ville, célèbre pour son coup en traître... Monsieur François Mitterrand, un si grand arnaqueur, trafiquant, faux jeton, impérial et retourneur de veste qu'il bénéficie encore aujourd'hui, dix ans après sa mort, d'un culte fidèle, malgré toutes les affaires qu'on découvre.

Accueillons tout de suite un invité (surprise !) qui doit énormément à François Mitterrand : sans lui son parti eut été évincé des scrutins de longtemps. Il s'est refait une nouvelle jeunesse dans son vieil âge en refilant les membres "gênants" de son groupe à un traître encore plus fourbe qui a fait sécession, et il a le "Front" de former sa dauphine de fille (d'aucuns diraient "baleine"...) à le remplacer à la tête de son parti devenu hélas respectable (à peu près comme un mafieux peut "se ranger" sans vraiment changer d'opinions)... Il est violent, borgne, populiste, laid, vieux, et sa Bretagne natale le renie avec exécration, j'ai nommé... Jean-Marie Le Pen !

Merci, merci ! Vive la France !

     Monsieur Le Pen, permettez-moi de vous dire que je suis flatté.

C'est très gentil à vous ! Mais je suis très heureux d'être ici.

     Non, c'est vrai, sans vous on ne saurait pas qui détester !

Ha ha ! En tout cas tout le monde n'est pas de votre avis : je n'ai pas été nominé pour ce prix, et je suis le chef d'un Grand Parti de Droite !

     Oui, c'est une honte, mais que voulez-vous...

En tout cas, laissez-moi vous dire que je suis content d'être reçu ici, car le Front National est banni des ondes, comme toujours, et ne peut pas s'exprimer, et ça, c'est une honte...

     Je suis d'accord... Si plus de gens entendaient la stupidité de vos propos je pense que vous auriez moins de suffrages, et on verrait que vous constituez un réel danger.

Hein ? Qu'est-ce que vous dites ?

     ... Mais ce n'est pas pour ça que le CIO vous a fait venir... Vous connaissez la Marseillaise ?

Mais... Evidemment ! L'Hymne National, tout de même !

     Bien. Alors au lieu de vous faire remettre des prix, nous allons vous demander de chanter cet Hymne avec nous, et de nous commenter les meilleurs passages. D'accord ?

Moui, c'est original. Allons-y... Mais je vous préviens, je chante très mal !

     Ce n'est pas grave du tout, de toutes façons on ne vous entendra pas à l'écrit. Allez, chauffe Marcel !

A présent, en vertu de la solennité de ce moment, levons-nous tous pour l'hymne national, dont voici les paroles complètes :

Allons, enfants de la Patrie,

Le jour de gloire est arrivé !

Contre nous, de la tyrannie,

L'étendard sanglant est levé. (bis)

Entendez-vous dans nos campagnes

Mugir ces féroces soldats ?

Ils viennent jusque dans vos bras

Egorger vos fils, vos compagnes !      Oui, ces paroles là, tout le monde les connait... Pourtant, personne ne réfléchit à ce qu'elles veulent dire : des ennemis d'autres pays nous en veulent, les Américains sur le plan économique, les Islamistes bien sûr, et même au sein de l'Europe, ces pays qui veulent avaler notre nation, nos traditions, nos particularismes, l'exception Française !

     Aux armes citoyens,

     Formez vos bataillons !

     Marchons, marchons,

     Qu'un sang impur

     Abreuve nos sillons !     Quel joli refrain ! Je ne comprends pas pourquoi les jeunes ne le chantent plus, il y a du sang, des tripes... Peut-être que c'est parce que ce vieux singe de Giscard l'a ralenti exprès.

Que veut cette horde d'esclaves,

De traitres, de rois conjurés ?     Oui, que veulent nos gouvernants corrompus, hein ? Que veulent-ils ? Encore plus d'argent, un autre quinquénnat ? Jusqu'où iront-ils ?

Pour qui ces ignobles entraves,

Ces fers de longtemps préparés ?     Ils veulent vous garder dans l'ignorance, ils vous mentent depuis longtemps, oui, c'est un grand complot, entre les francs-maçons et les juifs, sans oublier les invertis !

Français, pour nous, ah ! Quel outrage !

Quel transports il doit exciter ?

C'est nous qu'on ose méditer

De rendre à l'antique esclavage !     Et je restaurerai le pouvoir d'achat, aussi !

Quoi ? Ces cohortes étrangères

Feraient la loi dans nos foyers ?     Oui, ces hordes venues du Tiers Monde, si étrangères à nos racines, à notre culture et dont la France, qui en peut pas les soutenir et les nourrir tous, n'a que faire, qui osent venir ici nous prendre nos honnêtes gagne-pains alors que de bons français crèvent de faim ! On n'a pourtant pas le droit d'en dire du mal, sinon nous sommes taxés de racisme, alors qu'eux ne se gênent pas pour descendre les blancs...

Quoi ? Ces phalanges mercenaires

Terrasseraient nos fils guerriers ?     ... Et je ne parle pas de ceux qui créent l'insécurité dans nos rues, dans nos banlieues, ou des français, qui sont souvent sans travail, rasent les murs dans la peur, n'ayant aucun moyen de déménager, ne se sentent pas ne sécurité dans leur propre maison ! Ces nids d'intégristes islamistes, ces parasites, ces mauvaises graines qui quémandent ou volent les fonds publics grâce à la corruption et aux médias pour construire leurs mosquées, leurs dortoirs pour drogués...

Grand Dieu ! Par des mains enchaînées

Nos fronts sous le joug se ploieraient ?

De vils despotes deviendraient

Les maîtres de nos destinées ?     ... Et ces gens qui demandent des papiers pour procéder à leur immigration de peuplement, qui demandent le droit de vote pour les détenteurs de carte de séjour, devrions nous les laisser nous prendre notre pays ?

Tremblez, tyrans, et vous perfides,

L'opprobre de tous les partis !     Vous voudriez faire croire à tout le monde que NOUS, au Front National, nous sommes haïs de tous, mais ce n'est pas vrai ! vous nous diabolisez parce que nous disons tout haut ce que de plus en plus de gens murmurent tout bas. Nous ne sommes plus seuls, et notre message, contrairement à celui des soi-disant grands partis, n'a jamais changé !

Tremblez, vos projets parricides

Vont enfin recevoir leur prix !     A la prochaine élection, nous vous battrons !

Tout est soldat pour vous combattre :

S'ils tombent, nos jeunes héros,

La France en produit de nouveaux,

Contre vous tout prêts à se battre !     Notre montée au pouvoir est inexorable ! Sieg Heil ! Euh… Ahem… Excusez-moi, ça m’a échappé.

Français, en guerriers magnanimes

Portez ou retenez vos coups.

Epargnez ces tristes victimes

A regret s'armant contre nous.     Mais chacun a le droit de voter en son âme et conscience. N'en voulez pas aux français égarés par la langue de bois et les discours démagogiques de mes concurrents.

Mais ces despotes sanguinaires,

Mais ces complices de Bouillé,

Tous ces tigres qui sans pitié

Déchirent le sein de leur mère !     ... Même si le bon sens commande de mettre bas ces dirigeants, de droite comme de gauche, ces ministres inactifs qui s'en mettent plein les poches au lieu de penser aux vrais problèmes de la France des français !

Nous entrerons dans la carrière

Quand nos aînés n'y seront plus,

Nous y trouverons leur poussière

Et la trace de leurs vertus.     Souvenez-vous des grands héros de notre grand pays, Jeanne d'Arc, Charles de Gaulle, le Maréchal Pétain, Laval...

Bien moins jaloux de leur survivre

Que de partager leur cercueil,

Nous aurons le sublime orgueuil

De les venger ou de les suivre !     Ah, c'était le bon temps ! Maintenant ce qu'il leur faudrait aux jeunes, c'est une bonne guerre...

Amour sacré de la Patrie,

Conduis, soutiens nos bras vengeurs

Liberté, Liberté chérie,

Combats avec tes défenseurs !     J'aime cette vision de la liberté, active, qui n'hésite pas à conquérir et frapper... Parce que pour vivre libres, il nous faut notre espace vital, n'est-ce pas... C'est pour cette raison que nous ne pouvons plus accepter d'immigrés, c'est pour cette raison que nous les avions colonisés au départ. D'ailleurs ça leur a fait beaucoup plus de bien que de mal !

Sous nos drapeaux, que la victoire

Accoure à tes mâles accents,

Que tes ennemis expirants

Voient ton triomphe et notre Gloire ! Vive la République, et Vive la France !

Ah, quelle jolie chanson !

     Oui, vous êtes tout ragaillardi...

Finalement je me suis bien amusé.

     Et c'était très informatif pour nous sur votre programme.

Ha ha ! Hélas il faut que je m'en aille, j'ai un meeting avec des militants...

     Quel dommage, on s'amusait si bien.

Je peux peut-être rester si vous voulez...

     NOOON ! Euh... Je veux dire... Non merci.

Enfin, merci de m'avoir reçu, cher monsieur, au revoir !

     Au revoir...

Après ce très instructif petit interlude, rasseyons-nous... Invoquons une minute de silence parce que ça repose, et pour méditer les paroles de Benjamin Franklin : "Une société prête à sacrifier un peu de sa liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux."... Ahem. On a les dirigeants qu'on mérite, et l'hymne national qu'on veut bien avoir. Voilà, fini.

Mais il est plus que temps d'ouvrir les enveloppes des gagnants de ce concours ! Tout d'abord voyons à qui est décerné le Jarnac d'argent, troisième prix de la compétition... J'ouvre l'enveloppe... Roulements de tambour... Ce sont trois gagnants, bravo à eux ! Il s'agit de François Bayrou, Roselyne Bachelot et François Hollande !

François Bayrou, l'air bête et plein de vent, est un homme politique contradictoire chef d'un parti centriste du style "faisons un sondage pour voir où vont les français, histoire que je me mette devant pour les diriger". Hargneux sur des broutilles, il est tout aussi corrompu que les autres mais sans la moindre envergure. C'est notre gagnant numéro 1, il a une belle tête de vainqueur !

Roselyne Bachelot-Narquin, pharmacienne et fille de gaulliste, âme damnée et porte parole moche de l'UMP et avant cela du RPR, et avant cela de ce que c'était avant, sans doute depuis le XVIIIe siècle... Elle a réussi à se faire un nom dans la politique tout en n'ayant aucune cause bien à elle, aucun créneau si ce n'est de suivre l'éléphant De Gaulle, puis Chirac...

François Hollande, notre troisième gagnant, est nominé ici pour sa simple incompétence. Rappelant Charlie Brown, il a un côté "qu'est-ce que je fous là ?" plutôt incongru. Il n'ira jamais loin, et c'est tant mieux : C'est le seul chef d'un grand parti qui reste parfaitement incapable d'être ne serait-ce qu'un tout petit peu présidentiable. On n'en voudrait même pas comme ministre.

On a déjà une belle sélection, mesdames et messieurs... Qui donc a pu dépasser en corruption ou en incompétence ces trois clowns à la poursuite des voix perdues ? Ouvrons donc pour le savoir l'enveloppe d'or du Jarnac D'Or, second prix de notre soirée... Et c'est... Charles Pasqua !

Oui, un grand bravo à Charles Pasqua, ancien ministre de l'intérieur et super parrain de toutes les mafias, affairiste véreux réputé, ne mâchant pas ses mots, sont l'erreur a été de s'allier successivement avec Edouard Balladur et Philippe de Villiers, deux hommes complètement à l'opposé de son caractère, alors qu'il était en quête de popularité. Le voilà nominé pour avoir à la fois inventé et justifié l'expression "les subventions à la mallette noire". C'est le maître de l'arnaque politique, ne l'oublions pas, et le premier populiste du Sud, avant même Bernard Tapie, et bien qu'il ait disparu de la trop haute politique ces derniers temps, tous s'en souviennent comme un ministre Mitterrandien avec un sentiment ambigu de haine et d'amour...

Dans la foulée, voyons maintenant à qui échoit le Jarnac de Platine.

Il a tellement de casseroles au cul que c'en est risible, presque tous ses plans capotent lamentablement, à l'étranger comme dans notre pays, il a attendu des années pour avoir ce boulot et s'aperçoit maintenant qu'il aurait mieux fait de se retirer avant... Il s'agit d'un grand homme, mesdames et messieurs... Il est loin devant tous les autres, avec le double, oui, le DOUBLE des suffrages obtenus par le second prix... Son impopularité est extraordinaire, sa corruption légendaire, son incompétence nous fait rire chaque jour... Il s'agit de Monsieur le Président de la République Jacques Chirac ! (Et je vous jure que je n'ai pas truqué les résultats, je n'ai même pas voté pour lui à ce concours !)

Incroyable, improbable, extraordinaire... Il a dépassé Charles Pasqua, il a enfoncé Kim Jong Il, George W. Bush, Marine Le Pen et Jean-Pierre Raffarin (un seul vote chacun !), et quant à Jean-Marie Le Pen et Sylvio Berlusconi, Tony Blair, Fidel Castro, Vladimir Poutine, Saddam Hussein, le président Iranien Amadinejad, Bouteflika, Laurent Gbagbo, n'importe quel leader terroriste et Dieu sait qu'il y en a, Jörg Haider, Nicolas Sarkozy (pour l'amour du Ciel, à quoi songiez-vous ?!)... Tous ces gens-là n'ont même pas été nominés ! Je m'interroge...

Voyons tout de même ceux qui ont reçu au moins un vote, ne serait-ce qu'un seul petit vote antipathique pour cette catégorie ou peu de gens ont voté, ne sachant que choisir, alors que tant nécessitaient une nomination.

Dominique Marie François René Galouzeau De Villepin, le faux mannequin l'Oréal déconnecté de la réalité dans son hôtel particulier du XVIIe (arrondissement, hein...), stratège de la dissolution du premier septennat de Jacques Chirac... Il ressemble de plus en plus à un zombi et de moins en moins à un premier ministre.

George W. Bush, le texan fou, président des Etats-Unis et Shérif du Monde, cuistre pétrolivore et illettré incompétent... Que dire de plus si ce n'est qu'il est cent fois plus corrompu que Jacques Chirac ? Mais que voulez-vous, un vote est un vote.

Jean-Pierre Raffarin, que notre ami Nikolavitch a surnommé l'ex-bossu de Matignon, quasimodo citant Lorie en guise de programme politique, impopulaire qui s'est longtemps accroché et qui n'a eu, pour toute cette détestation accumulée, qu'un seul vote !

Robert Hue, surnommé Grincheux ou Barbe-à-poux, à la fois l'oeil de Moscou et le nain du jardin, a hérité du parti communiste comme d'une vieille ferraille bonne pour la casse. Il l'a repeinte en rouge-rosé tant bien que mal (la pauvre carcasse ne supporte plus les révolutions...) mais tout ça ne roule pas très bien.

Laurent Fabius, l'homme de toutes les contradictions : D'abord fils d'antiquaire qui se tourne vers la politique, puis ministre de gauche à la politique de droite, enfin artisan de Maastricht et avocat du "non" à la constitution européenne !

Marine Le Pen, dont nous parlions tout à l'heure, qui aurait sans doute dû être un fils... Elle a les épaules larges et le physique bovin de son papa. Suffisamment pour reprendre le flambeau bleu-blanc-rouge ?

Olivier Besancenot, dont nous parlerons encore plus tard car il est nominé dans une autre catégorie (et nous ne vous dirons pas laquelle, petits sacripans !), facteur révolutionnaire abruti, tout est dit...

Raymond Barre, ex-ministre mou, professeur d'économie mou, risée de tous, caricature d'un autre âge (non, encore un autre... juste avant... voiiilà, le bébête show et les débuts des guignols, vous y êtes !).

Philippe de Villiers, demi-royaliste à la fois chiant et chouan ayant fait d'un parc d'attraction sa capitale, d'une version idéalisée de l'histoire de France son programme (les Rois n'étaient pas corrompus, ben voyons...), et de Famille Chrétienne son idéal... "Dieu est son Droit". Heureusement, nous sommes laïcs...

Kim Jong Il, mon préféré, méchant dans Team America, premier dictateur communiste héréditaire de l'Histoire, qui a été jusqu'à kidnapper un réalisateur asiatique populaire pour le séquestrer en vue d'apprendre à tourner des films, sacré meilleur athlète et sportif du monde en Corée du Nord (vive le contrôle des médias...) et cultissimme (de sa personnalité en tout cas), compositeur et écrivain, avec les plus belles filles (menottées ?) à son bras trop court... On dirait un méchant de James Bond : on voudrait inventer quelque chose de plus extravagant ou psychopathe, qu'on ne le pourrait pas.

Voilà, c'est maintenant la fin de cette distribution des prix... Soyez fiers de vos votes, car ils resteront secrets. Après tout, beaucoup de votants ne savaient pas pour qui voter, n'ont pas pensé instantanément à tous les hommes politiques qui l'auraient mérité, et beaucoup d'autres n'ont rien voté, ne sachant que choisir. D'autres enfin ont cru que seuls les français avaient accès à cette catégorie... Quoi qu'il en soit, les urnes ont parlé : S'il s'agissait d'un échantillon représentatif de la population je m'inquièterai, mais ce n'est sans doute qu'une erreur statistique. Vous préférez apparemment Kim Jong Il à Jacques Chirac, et personne ne déteste assez les dictateurs et les despotes pour les citer. Alors que tous s'appliquent à dénoncer Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, Bruno Mégret et les fascistes de tous les pays, les exterminateurs de Kurdes, les anti-gays arabisants, les méchants Serbes, les Israéloïdes et les Palestineux, les lobbys racistes et les syndicats soi-disant non-politiques qui font pression sur le gouvernement, vous évitez soigneusement de les citer pour leur préférer des gens sans la moindre envergure, presque comiques ou complètement éteints comme Olivier Besancenot et Raymond Barre. Mais je me tais, j'ai promis de respecter les suffrages et les votants même si je ne suis pas d'accord... Par contre ce n'est pas demain que je reproposerai cette catégorie, c'est trop déprimant. A bon entendeur, salut !

09/01/2006

Sans transition...

Après une trop longue pause, nous nous retrouvons une fois de plus, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, pour une remise de prix haute en couleurs... Qu'elles soient imprimées ou télévisées, ou même décrite verbalement à la radio, ce sont les joyeuses couleurs du JEU DE LA HAINE qui continue ! Oui, il est temps de remettre ce soir le Sept de Plomb du Journaleux le plus Incompétent !

(Jingle 7 sur 7)

Tout d'abord, je voudrais vous remercier, tous autant que vous êtes, d'avoir voté, et surtout de vous tenir informés de l'actualité des médias. Le nombre de nominés dans cette catégorie est l'un des plus importants, ce qui reflète des goûts divers mais aussi de très nombreuses sources d'information chez les votants, dans tous les médias. Félicitations, vous regardez suffisamment la télé pour la détester !

Accueillons à présent l'invité surprise qui va présenter nos prix, puisque c'est après tout son métier. Cet homme aux cheveux gelifiés s'est fait une spécialité, sur LCI, de passer pour un grand reporter en restant derrière son bureau. Il interviewe par téléphone ou en personne des gens importants en leur posant de mauvaises questions histoire de leur faire dire ce qu'il veut, les contredisant et se fichant de leurs réponses. Son journal, sobrement intitulé "Journal du monde" devrait, pour faire bonne mesure, s'appeler "Le monde selon lui" tant il compte uniquement ses opinions, qui se veulent le bon sens et ne sont que le sensationnel... Bravo à lui pour sa merveilleuse carrière et pour être venu ici ce soir : Vincent Hervouet !

Bonsoir mesdames et messieurs et bienvenue à cette édition.

     Alors, Vincent Hervouet, ça va les chevilles ?

Très bien merci. Sans transition, passons à la remise du Sept de Plomb...

     Hôla, hôla, hôla... On se calme, on a deux prix avant de remettre celui-là.

Ah ? Mais...

     Oui, on a le sept de plastique, troisième prix, et le sept de bois, deuxième prix.

Mais alors je ne recevrai pas mon prix avant la fin de la soirée ?

     Vous n'êtes pas nominé, vous n'êtes même pas dans le classement.

HEIN ? Qu'est-ce que c'est que cette arnaque ?!

     C'est pour ça qu'on vous a appelé pour présenter. C'est comme ça.

Mais j'ai droit à une récompense, vous m'aviez dit que c'était pour une récompense...

     C'est la récompense du journaliste le plus nul, vous n'aviez pas entendu ?

Ah ? Dans ce cas d'accord.

     Oui, enfin ça ne veut pas dire que vous ne la méritez pas, ça veut juste dire qu'il n'y a pas assez de gens qui ont pensé à vous pour la décerner. Pour ça il faudrait que vous soyez un peu connu ou remarquable.

Mais, qu'est-ce que c'est que ce langage ?

     Je fais mon métier de présentateur... Et d'ailleurs je vous ressers votre soupe.

Mais... Mais... On ne peut pas dire ça à l'antenne...

     Alors là, et d'une, on s'en fout, on est sur Internet; et de deux, vous en avez sorti de bien pires à des gens aussi importants que des chefs d'état.

Allons, on ne peut pas me comparer à un dictateur africain !

     Non, c'est vrai, vous n'êtes pas assez important. Allez allez, on active, les prix.

C'est un scandale !

     Allons ! Sinon on ne vous paie pas. C'est vous qui vouliez speeder tout à l'heure...

Grmbl... Bon. Alors, mesdames et messieurs, pour le sept de plastique, les lauréats sont... Laurent Ruquier, Bataille et Fontaine !

     Eh ben voilà, c'était pas si difficile. Vous voyez que c'est simple de bien présenter.

Notre premier sept de plastique, Laurent Ruquier, prouve s'il en était besoin que les gays n'ont pas tous bon goût, et ne sont pas tous de grands artistes. Galvanisé par ses premiers succès, c'est le premier à rire gauchement de ses blagues, télévisées ou radiophoniques... Il les publie dans des tout petits livres "best of" (ça fait moins de travail) qui évoquent plus les roucasseries que les pensées de Pierre Dac ou de Jean Yanne. S'il fait un bon mot (ce qui arrive de moins en moins) c'est toujours pour moraliser grâce à un esprit pédant, comme le gauchisant qui pète dans la soie qu'il est. C'est bien simple, ses co-animateurs comme ses invités lors de ses émissions de radio ou de télévision sont là uniquement pour le mettre en valeur : Sinon, pourquoi s'encombrer, dans des émissions dites culturelles et intellectuelles, d'un gay fan de bourriquet, d'une vieille gâteuse, d'une jeune pouffe inepte, d'une ancienne des grosses têtes, d'un dessinateur sorti du catalogue de l'homme moderne, ou pire encore, de Raphaël Mezrahi ? Non, Laurent Ruquier non plus ne peut pas plaire à tout le monde.

Pascal Bataille et Laurent Fontaine, deux animateurs radio et télé qui auraient pu être primés dans la catégorie King of Moche, font sans cesse de nouvelles émissions, trouvant chaque jour de nouvelles manières de torturer leur public. Leurs rires agaçants et leurs shows préparés sont apocalyptiques, et leur dualité leur permet de rebondir l'un sur l'autre dans des répliques toujours plus stupides. C'est à eux qu'échoit le sept de plastique, grâce à leur goût pour le voyeurisme, proclamé haut et fort par des petites émissions pour de trop petites gens, telles Ya que la vérité qui compte (c'est l'hôpital qui se moque de la charité... Des "anonymes" qui versent dans le sentimentalisme et la confession), Ya pas photo (non, c'est clair ! Des témoignages sur des aventures "extraordinaires" complètement bidons...) et Zéro de conduite (on dénonce le défaut d'une personne et on impose un défi pour le corriger en public... Charmant.), sans oublier Drôle de petits champions, sorte de resucée de l'école des fans mais avec des talents plus divers.

Tout de suite le deuxième prix, le sept de bois.

     Je n'aurais pas dit mieux.

... Et il s'agit de notre confrère Thierry Ardisson !

     Tout à fait, Thierry.

Comme le précise sa biographie récemment publiée, il n'a pas changé le monde mais il s'est bien amusé. Tant mieux pour lui, et tant pis pour nous. Vaguement noble, monsieur D'Ardisson a préféré retirer sa particule tout en montrant son royalisme à la fois tendance, cul-pincé et superficiel. Normal, pour de la gauche-caviar soixante-huitarde. Ses émissions, ses articles et tout ce qu'il produit sent le racolage à plein nez, tant et tant qu'il a été nominé à l'Escarre du plus mauvais cabotin (gagnera-t-il ?), et qu'il a failli participer à la catégorie des écrivains et à celle du réverbère de bronze de la personnalité la plus racoleuse. Il l'était beaucoup en son temps, racoleur, et le magazine Entrevue l'est toujours... Mais il a cédé la place à des gens plus à la mode, moins assagis et encore plus impertinents que lui. Voilà pourquoi il n'a que le sept de bois, parce qu'au fond il n'est plus à la mode.

Et tout de suite, le premier prix, le sept de plomb.

     Toujours aussi expressif et original, vous, hein...

Pardon ?

     Non, rien.

Il s'agit de notre confrère Marc-Olicier Fogiel !

     On l'applaudit bien fort ! Il n'est pas habitué.

Marc-O, comme on l'appelle couramment, est présenté comme le Kwisatz Aderach du PAF, l'élu de la télé, bref, un super animateur. Il a même interviewé le président Jacques Chirac dans une émission censée éduquer les jeunes face à la constitution européenne. Mal, certes, mais c'est déjà un miracle de piston qu'il ait eu le job. Pistonné, il l'est. Il a bien mené sa barque : il est gay et juif, deux minorités en vogue dans le milieu de la télé (les juifs ont toujours été là, voyez Michaël Youn, et les gays montent en puissance car c'est un créneau prometteur, voyez PinkTV) en plus d'être opportuniste, ce qui est toujours récompensé dans ce milieu. Il est passé d'assistant à animateur en se faisant des relations, et il a monté sa propre boite de production. Il a racheté son horrible sbire ventripotent au rabais (Guy Carlier, déjà Jack of Moche, ce qui fait de l'émission de Marc-Olivier la plus primée de ce concours, belle performance !). Une progression exemplaire chez un être aussi jeune et aussi agaçant : Autant Jean-Luc Delarue est un roquet à la jambe des vrais journalistes, autant lui est un roquet au mollet de Jean-Luc Delarue. Mais qu'a-t-il vraiment fait ? Une émission minimaliste sur Canal +, laquelle était plus une redite du zapping qu'autre chose, et puis il a volé toute la sanie télévisuelle que Thierry Ardisson avait éructé pour en faire de vagues clones d'émissions transfuges, mais qui marchent puisque Thierry Ardisson s'essouffle (on vient de le voir). Mais même à ce jeu, c'est un incompétent. Il a engagé Guy Carlier pour se mettre en valeur (c'est quelqu'un de plus laid et de moins drôle que lui, et c'était difficile à trouver sans tomber dans les lépreux en phase terminale...) mais ça ne marche pas. Son émission consiste à faire un petit laïus censé descendre ses invités sans même avoir lu ou vu ce qu'ils ont fait (sinon ça marcherait un tant soit peu), sans même écouter leurs réponses quand ils peuvent en placer une. Et il est vital pour Marc-O qu'ils se taisent, sinon c'est lui qui est mort, vu que ses invités savent en général se défendre. Même contre Pascal Sevran, ce dinosaure, Marc-Olivier Fogiel s'est fait rétamer en deux phrases, lesquelles ont prouvé qu'il n'avait pas lu le livre, pas préparé l'interview, et qu'il n'était qu'un avorton arriviste. Face à sa question grossière et évidente "Cela vous embête que Libé dise du mal de vous ?", le chanteur Renaud, pourtant pas toujours très fin, a répondu adroitement "Ben tiens, ils diraient du mal de toi que je m'en foutrais complètement."... Oui, les téléspectateurs de Marc-O le regardent uniquement pour voir de quelle façon il sera mis KO. C'est bien simple, il est arrivé plusieurs fois que, sous les applaudissements du public, alors que Marc-O était perdu dans son soliloque préparé, les invités discutent entre eux puis s'en aillent en rigolant, laissant là ce triste sire sans accorder la moindre importance, par une réponse quelle qu'elle soit, à ses flatulences buccales. Pour tout cela, je suis tout à fat de l'avis du public et du CIO, je crois honnêtement que jamais une récompense n'avait été aussi méritée que ce sept de plomb du journaleux le plus incompétent.

Et à présent que, dans un souci d'efficacité, sans doute, Vincent Hervouet est parti avec ses sous, il est l'heure de saluer tous les autres nominés, ceux qui n'ont pas été châtiés pour leur nullité mais que nous ne portons tout de même pas dans nos coeurs. Zappez sur...

Nikos Aliagas, présentateur grec et gras qui n'a rien fait de bon depuis qu'il a laissé Christine Bravo, et qui donne dans le sensationnel et le people grâce à la Star Academy...

Philippe Val, (et je cite un votant), "mandarin prétentieux, sentencieux, imprécatoire, incohérent et sans couilles", ce qui, même en travaillant à Charlie Hebdo, est un exploit...

Edwy Plenel, ainsi que tous ses petits co-présentateurs visqueux et nerveux de ses émissions culturelles sur LCI, parce qu'il cochonne dans Le Monde et que ce frisé moustachu est tout simplement insupportable...

Daniela Lumbroso... Bon, ça se passe de commentaire. Faire pute à son âge, passer dans de telles émissions à son âge, se prendre pour une journaliste alors que c'est encore une potiche, à son âge...

Elizabeth Quin, critique cinéma (déjà, c'est une tare...), journaliste et auteur d'un court (très court...) roman, absolument hideuse et énervante, impertinente au sens premier du terme : pas pertinente du tout.

Jean-Marc Four... Je vais encore citer texto un de ces votants qui me fournit une bile si riche, pour parler de cet animateur radio : "Présentateur du 13-14 sur France Inter qui utilise son journal pour inviter ses amis policiers, juges, gardiens de prison ou responsables politiques à évoquer son sujet préféré : l'insécurité. Quand il tourne dans les couloirs de la maison ovale de Radio France comme un hamster dans sa cage, une plaisanterie pourrait lui servir de credo : Pour un journaliste, l'impertinence c'est la flatulence."

Nelson Montfort, commentateur sportif incompréhensible, certes, mais dans deux langues différentes. De toutes façons, comme tous les commentateurs sportifs, il n'a rien à dire et fait du remplissage entre deux interviews.

Michel Field, sorte de tas qui s'enfonce progressivement dans son âge, avec une pipe qui dépasse, et qui se prend pour un philosophe et un grand esprit littéraire, juste au dessus de BHL et en dessous du singe dans l'évolution.

David Pujadas, un petit brun qui serait aisément remplacé par un bout de bois, question présentation. Il cherche à imiter Patrick poivre D'Arvor, sans espoir de battre son record puisqu'il vieillit en même temps.

Rachid Arabe... Si, si, il existe, il était animateur sur France 2. Avec un prénom pareil, on va encore m'accuser de jouer sur les stéréotypes, mais non, c'est son vrai nom.

Arthur, personne dont on ne veut même pas connaître le nom de famille, nominé pour avoir fait pire que Sabatier avec les Enfants de la Télé, puis avoir fait pire que Lagaf sur TF1 à la même heure...

Frédéric Beigbeder, eh oui, encore lui... C'est le monsieur Dusnob du journalisme. On pourrait dire de lui que dans toute sa carrière il n'avait rien à prouver à personne. Et il l'a prouvé.

Stéphane Bern, eh oui, nous ne l'avons pas oublié... Dans la famille roquet, je voudrais le caniche nain abricot. Et c'est ça qui veut remplacer Léon Zitrône dans une resucée de Jours de France...

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Retenez bien tout ce qu'on vous a dit, et surtout ne soyez pas étourdi... Euh, non, c'est pas ça. Enfin, bref, il est temps de nous quitter, à la revoyure pour d'autres remises de prix aussi joyeuses que celle-ci, et peut-être même plus !

05/01/2006

Vieille Canaille...

Pleurons, mes amis, pleurons sur la tombe du seul détenteur de ce titre, le premier, le plus grand, le plus laid. Pleurons sur Feu Serge Gainsbourg, ce génie. Mais pas trop quand même, car aujourd'hui nous allons distribuer ce prix tant attendu, la Couronne du King of Moche !

(Jingle bells)

Pour présenter ce titre ô combien convoité, je vais accueillir l'actuelle Queen of Moche de France. Elle a manqué de peu le titre mondial, uniquement parce qu'elle sait bien se coiffer. Je voudrais que vous fassiez un tonnerre d'applaudissement à la première dame de France, madame Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel !

(Jingle marseillaise !)

     Madame la première Dame, c'est un grand honneur de vous recevoir ici !

Mmmh... Merci infiniment, oui... Merci à vous. Tout l'honneur est pour moi, vous savez !

     Du tout. Nous sommes indignes de votre présence... Mais...

Ne cherchez pas à me baiser la main, jeune homme, elle est vissée au sac à main, on n'y peut rien.

     Ah, veuillez m'excuser.

Et je suis très flattée d'être ici avec vous, et tous ceux qui ont voté pour ce concours, pour décerner ce prix magnifique, fruit d'une initiative saine comme on aimerait en voir plus souvent en France... Les concurrents ont tous mérités mon accolade, au nom de notre pays tout entier qui les remercie !

     Merci, c'est très aimable à vous, le CIO est confus, je suis confus...

Si, si, d'ailleurs c'est exactement ce que dit mon mari.

     Il dit ça ?

Oui, il le dit souvent, qu'il est confus. D'ailleurs tout le monde le dit.

     Ah, oui, évidemment.

Quoi qu'il en soit cela me fait très plaisir de remettre ma couronne à quelqu'un d'autre, même si je suis un peu triste de ne plus représenter cette catégorie.

     Vous serez toujours dans notre coeur comme une Grande Dame de la laideur, madame Chirac.

Oh merci, merci mille fois !

     Mais nous parlons, nous parlons, et l'heure tourne ! Bien que nous appréciions votre compagnie, il faut à présent ouvrir la première enveloppe.

Certes... Ce sont les valets, le troisième prix. Ciel ! Il y a quatre Jacks of Moche, ex-aequo !

     Oh, bravo à eux ! Mais qui sont-ils donc ?

Eh bien ce sont quatre valets, quatre moches, quatre hommes...

     Oui ? Quel suspense !

J'ai nommé... Messieurs Sébastien Folin, Sim, Rowan Atkinson et Guy Carlier !

     Mais c'est fantastique !

Tout à fait, d'autant que Sim est un vieil ami et concurrent de longue date pour le titre ! Quel bonheur de le voir encore sur le devant de la scène, à son âge.

     Parlez pour vous, il y en a qui ne sont pas habitués... Mais voyons donc ce qu'on fait nos Jacks of Moche pour emporter le prix :

Sébastien Folin présente la météo sur TF1 et est aussi l'excuse raciale de la chaîne, pour qui ça fait bien d'employer des gens qui ne sont pas spécialement "gaulois", d'autant que c'est une obligation légale. Il est superbe et extrêmement sexy si vous aimez le genre basané, typé, cheveux luisants et barbe. Ses kilos en trop, qui se sont accumulés dés que son poste a été plus ou moins assuré, sa voix mal placée, et surtout sa visibilité totale sur la plus grosse chaîne à l'heure de plus grande écoute dans l'émission que tout le monde regarde lui assurent une bonne base de suffrages composée de gens qui ne l'aiment pas. Ce qu'il n'a pas en laideur de corps, il le compense par l'arrivisme (malgré un professionnalisme certain) et le fait que beaucoup de gans le détestent simplement de façon épidermique... Le pauvre garçon.

Rowan Atkinson, en tant qu'anglais, partait avec un net avantage dans ce concours. Grâce à ses grimaces et à son jeu d'acteur évitant habilement la composition, ses rides qui s'empilent et ses airs volontairement ringards, ses traits élastiques qu'il pince quand il n'y fait pas attention, sa diction impeccable et très agaçante, et surtout ses films extrêmement mauvais aux gags répétitifs complètement resucés de ses émissions de télévision (lesquelles commencent à dater...), il arrive en troisième place de ce concours de laideur. Il faut dire que pendant tant d'années, il s'est appliqué à mettre comiquement en valeur toutes ses prédispositions à la mocheté (et elles étaient nombreuses). Ce qui l'a achevé : C'est un ancien camarade de classe de Tony Blair. Il a dû lui donner des conseils... Bel effort !

Il était pourtant difficile de rivaliser avec Sim. Cet homme est une institution, un monument, une balise, une véritable allégorie de la mocheté ! A lui seul, il est l'exception qui confirme la règle qui dit, à l'étranger, que les français sont beaux et romantiques (du moins est-il seul depuis que Ticky Holgado est décédé). De son vrai nom Simon Jacques Eugène Berryer, et ne sortant plus que rarement de sa retraite normande, il a longtemps fait partie du décor des Grosses Têtes, la célèbre galerie de monstres du cirque Bobino présentée par le nain, Philippe Bouvard. Performance : Il est laid même à la radio. Sa carrière serait trop longue à résumer ici, sachez qu'il a chanté de nombreux titres dont plusieurs disques d'or depuis 1969, dont le célèbre "Elle est chouette ma gueule", presque un passage obligé sur www.bide-et-musique.com !

Quant à Guy Carlier, il est aussi laid que Sim, mais beaucoup, beaucoup moins drôle. Plutôt que de rire de lui on plaindrait ce bourrelet vivant. Adipeux et obscène, complexé et mal à l'aise, c'est un être vaguement irritant et incapable de lancer un bon mot qui fasse ne serait-ce que sourire (je cite : "Alain Juppé ressemble au croque mort de Lucky Luke"... On a vu mieux... Et dans le genre, lui, c'est plutôt l'autre extrême, un gros crapaud luisant et suant, n'ayant aucune chance de se transformer en prince). Après un faux succès à la radio dû à sa voix imbitable et sa diction aussi prenante qu'un mongolien ânonnant du Ionesco, il est devenu l'excroissance Jabba-esque de Marc-Olivier Fogiel à la télévision, faisant encore baisser l'audimat de cette pathétique merdouille. On croirait qu'il est en costume cintré et moulant... C'est parce que sur lui, tout devient moulant, même les sacs à patates. "Gros" chez-lui est un pléonasme, alors qualifions-le de Grand Tas.

Je n'aurais pas dit mieux.

     Merci beaucoup, Madame la Première Dame.

Du tout. On continue ?

     Allons-y, passons à la Lady of Moche, le second prix ( à ne pas confondre avec la Queen of Moche, premier prix dans le cas d'une lauréate).

Vous faites bien de le préciser.

     Voici l'enveloppe argentée...

Ah, il n'y a qu'un nom cette fois... Et c'est effectivement une Dame, une Grande Dame même !

     Noooon...

Si ! J'ai nommé Geneviève de Fontenay !

     Elle le mérite, oui, vraiment.

Médaillée du Mérite du Dévouement Français, Geneviève Mulmann dite De Fontenay se voue corps et âme à la cause des Miss. C'est elle qui organise le comité des Miss France depuis plus de cinquante ans. Et ça se voit. Jamais le mot "ancienne" dans "ancienne miss" n'a été aussi bien employé. Elle a été élue Miss Elégance dans les années cinquante mais aucune photo n'a survécu (tiens tiens...). Sans doute parce qu'elle portait déjà son sourire figé, et son légendaire et terrifiant chapeau, qui cache mal sa calvitie. Son cri de guerre clame la beauté, l'élégance, le bon goût, et Grâce de Monaco tout à la fois... C'est justement à cause de cette ironie irrésistible qu'elle hérite du titre de première dauphine : toujours demoiselle d'honneur, jamais mariée, la Lady of Mode est ici sacrée Lady of Moche, car elle est plus proche physiquement d'Iggy Pop et de Brigitte Fontaine que d'Audrey Hepburn.

Bravo ! Bravo !

     Oui, Brava !

Et cela fait si longtemps qu'elle aurait dû l'avoir à ma place ce prix...

     C'était serré quand même.

Je vous remercie !

     Ha ha... Nous allons à présent découvrir le nom de notre grand vainqueur de la soirée, le King ou la Queen of Moche en titre. Madame Chirac, êtes-vous prête ?

Oui, j'ai l'enveloppe dorée...

     Attention... Suspense suspense...

Oh grand Dieu, c'est un prix collectif !

     Oui, et le nombre de votes leur fait distancer haut la main tous les autres concurrents !

Il s'agit des Windsor, toute la famille royale d'Angleterre !

     C'est merveilleux !

Oui, les Rois des Moches sont bien entendu presque tous les représentants de la famille régnante du Royaume Uni, qui compte le plus beau ramassis de fins-de-race et de ratés consanguins à s'asseoir sur un trône depuis les Rois Fainéants ! Leurs signes distinctifs sont des dents à racler le parquet habilement tournées vers l'avant, des oreilles faisant bateau à voile, des yeux vitreux et mous, des visages qui s'affaissent, des mentons retroussés, des nez patatoïdes, des cheveux à faire peur, des formes vomitives et une façon intrinsèquement cul-pincée de s'habiller. Citons par exemple la Princesse Margaret, le Prince Charles de Galles, mais aussi la Reine Elizabeth II elle-même, le jeune Prince Harry, et, chose étonnante car elle n'en fait partie que par alliance et depuis peu, Camilla Parker-Bowles. Ladies and gentlemen, God Save the Queen !

C'est bien la première fois qu'une Première Dame de France va couronner la famille royale d'Angleterre, surtout au grand complet...

     Je suis bien de votre avis.

Hi hi ! C'est du plus haut comique.

     Malheureusement, il n'y a personne pour recevoir le prix en leur nom, question de budget et d'officialisation, vous comprenez...

Oh, ce n'est pas grave, je leur remettrai ma couronne lors de la prochaine visite officielle.

     Vous feriez ça pour nous ? Mais vous êtes un ange !

Non, c'est bien normal. Pensez-vous, c'est bien plus amusant de venir ici qu'au salon de l'agriculture... Et c'est pas Claude et Laurence qui viendraient voir leur maman à l'Elysée, d'ailleurs...

     Hem... oui... C'est très intéressant, Madame Chirac, et nous aimerions beaucoup que vous passiez un message personnel, mais nous sommes pressés par le temps...

Ah c'est vrai... Bon, avant de m'en aller, juste un ou deux, des tout petits ?

     Bon, d'accord. Mais court hein ! C'est bien parce que c'est vous.

Oui oui. Ahem... Mes enfants, venez voir maman plus souvent ! Et Jacques, je sais que je suis moche, j'ai reçu un prix... Mais depuis combien de temps n'avons-nous pas accompli le devoir conjugal ? S'il te plaît, Jacques, prends de la DHEA, du Viagra, des hallucinogènes, mais touche moi, TOUCHE MOI !!! OUIIIIIIII !!!!!!!

     ...

C'est fini.

     Sûr ?

Oui oui. Je... Je vais aller me recoiffer...

     Eh bien, merci encore et au revoir, Madame Chirac...

Bernadette, s'il vous plaît.

     Merci... Bernadette... Vous avez été une invitée modèle ! Et ça nous change.

Hi hi ! Merci à vous. Au revoir !

     Au revoir !

Quelle sainte femme. Mais comme je le disais plus tôt l'heure tourne, et nous devons passer en revue tous les autres nominés qui ont été déçus dans cette remise de prix, les laids célèbres qui n'ont pas remporté tous les suffrages qu'ils auraient pu, qu'ils auraient dû... Applaudissons :

Anne Roumanoff, mauvaise comique courte sur patte au physique ingrat qui présente très mal de très mauvais sketches avec de très mauvais textes sur un très mauvais téléprompteur sur une très mauvaise chaîne comique du câble. Versatile, elle a été nominée pour d'autres catégories, mais c'est une surprise...

Arielle Dombasle, mauvaise actrice qui s'est progressivement défigurée et se pique aussi de chanter. Hélas, là n'est pas son talent. espérons qu'elle découvrira ce que c'est avant que ses lèvres n'aient gonflé jusqu'à boucher ses narines. Ne vous inquiétez pas pour elle, on la retrouvera dans d'autres catégories.

Jean-Pierre Coffe, animateur culinaire proverbialement impuissant qui va de coup de vieux en coup de vieux, avec accessoirement un coup de gueule de temps en temps contre tout ce qui est Malebouffe. Son excuse : il ne fait pas attention à son apparence.

Pierre Palmade, ancien anorexique toujours mal fagoté, dégingandé, ossu et au sourire repoussant, qui a eu l'avantage de faire rire pendant... Oh... Quelques années. Depuis, son côté androgyne sec s'est étiolé, même si personne ne croit sérieusement une seconde à aventures avec des femmes.

Jane Birkin, encore une anglaise, normal. Moche, bête, qui chante comme elle pète (en faisant "pfuiiit"), aux cheveux trop fins, jamais bien coiffée, jamais bien habillée, des dents qu'une jument ne voudrait pas pour elle... Le seul échec de Wonderbra. Et en plus elle vieillit mal.

Michael Jackson, bien sûr: le King of Pop a été King of Moche pendant de longues années, mais disqualifié parce qu'il ne rentre plus dans la catégorie. Voyez-vous, il n'est plus humain depuis longtemps, et ne rentre pas non plus dans les personnages de fiction...

Woody Allen, autre laid célèbre qui se tape toutes les plus belles minettes du moment, à tous les coups, plus plaint que détesté pour son humour juif New-yorkais. Le génie n'a qu'un temps, sans doute...

Jamel Debbouze, handicapé de la main de ma soeur et enculé de sa mère... C'est peu élégant, mais c'est toute la "culture" qu'il représente. Il est laid, il est bête, mais il fait partie d'une minorité alors on n'a pas le droit de le mettre au pilori pour lui lancer des tomates. Heureusement, lui aussi, on le retrouve dans plusieurs catégories !

Ron Jeremy, l'acteur porno vivant le plus laid, et sans doute le plus laid depuis les années 70... Un physique pire qu'ordinaire, vomitif, voire cthulhoïde, derrière une bite tentaculaire. Elle tentacule beaucoup d'ailleurs.

Chicken Little, ou Caliméro II, le retour... Qui a plagié qui ? Allez savoir. Et on s'en fout, vu que dans les deux cas c'est de la merde. A tel point que des enfants de 10 et 11 ans de ma connaissance, soi-disant le coeur de cible du film d'animation Disney récent, en sont arrivés à vouloir partir avant la fin. Ce n'est ni intéressant, ni beau, ni bon, ni même réel, alors...

Voilà, nous sommes arrivés au bout de cette merveilleuse cérémonie. Nous remercions le CIO, Madame Bernadette Chirac, tous les concurrents et bien entendu Serge Gainsbourg et Croc, sans qui rien de tout cela n'eut été possible. Longue vie au Roi !

04/01/2006

"La vie est trop courte et Proust est trop long." Anatole France

Ladies and gentlemen, nous voici réunis en ce premier mercredi de l'année pour fêter la littérature. Oui, aujourd'hui nous allons tenter de débarrasser les muses de quelques uns de ceux qui s'attribuent, à tort, leurs dons généreux. Décernons ensemble le Prix Re-Dodo de l'écrivain le plus soporifique, nous qui n'avons pas besoin de nous gaver dans un resto pour co-opter un pistonné dont personne n'entendra plus parler après.

(Jingle youla boum)

Rappelons qu'étaient éligibles tous les auteurs, poètes et essayistes auxquels vous pouviez penser, et que ce sont vos votes assidus qui ont sélectionné le nom dans l'enveloppe dorée que voici ! Le CIO me dit que les votes étaient très très nombreux, et que presque chacun a voté pour un auteur différent, ce qui fait qu'il a été difficile de voir une tendance et de trouver un gagnant probant... Mais un auteur a heureusement prévalu !

Pour présenter votre choix, voici notre invité surprise du jour : Romancier à succès sévissant depuis trop longtemps, il est à la fois biographe, essayiste, romancier historique et cuistre vampirique vulgarisateur et abusivement simpliste préférant raconter des anecdotes que de faire de l'histoire. Guy Bedos a dit de lui : "Quand Mitterrand crache un noyau d'olive, il en fait une salade niçoise"... Applaudissons Max Gallo !

(Jingle chéri de ces dames)

Gneê... Gne suis Max Gallo !

     Ha ha, merci beaucoup d'être venu !

De rgnien, ça me fait sortir.

     J'espère que vous n'êtes pas froissé par ce qu'on a dit de vous...

Gnon, gnon, gne m'en fous, moi gne vends tougnours autant de bouquins et Guy Bedos gne fait plus recette, agnors gneux qui gnont pas contents, ils vont gne faire foutre.

     Bien dit... Sur le principe. Après tout, même ce que vous faites, c'est du boulot.

Gnah.

     Bon, alors si on ouvrait l'enveloppe ? On va aller vite, vu qu'on pèle de froid et qu'il n'y a pas de dauphines cette fois encore...

Gnêê ! Hmpf !

     Ah oui, c'est dur pour vous. C'est vrai, c'est du papier.

HMMMGNFH... Splitch

     Oh, mais... Mais...

Agné, gné ouvert. Et gna fait popo aussi.

     Oh, c'est infect ! Quelle odeur...

Et Gne gagnant est... Michel Houellebecq !

     Ah, oui, excellent choix, on l'applaudit bien fort ! Euh... Bon... Allez donc vous débarbouiller, je vais finir la cérémonie.

Gnoupi ! Gnouveau roman dans ma culotte !

     Ah, c'est donc de là que ça vient, votre côté prolifique...

Ben gnoui, vous gnavez, on vieillit tous...

     Ah ça, c'est clair. Allez, c'est la porte à gauce en sortant.

Mergni... Gnalut tout le monde !

     Oui oui, au revoir, au revoir !

Michel Houellebecq, ce cuistre éructatoire au nom impossible à écrire et à l'indescriptible fatuité, nanti de son rhum et de sa vieille clope comme si ça lui donnait des airs de Sartre, se voit décerner le prix re-Dodo de l'écrivain le plus soporifique pour... Mon Dieu, pour tant et tant de livres plats, tant et tant de choses, à commencer par "extension du domaine de la lutte" (communisto philosophico testiculaire), "les particules élémentaires" (physico pouffe) et ses poèmes flatulents sortis en CD ! Tout, de sa personnalité atterrante de tristesse à ses ouvrages ampoulés et bizarroïdes, à sa médiatisation intensive suite à sa fausse retraite en Espagne après un procès pour propos racistes hautement politisé dont il n'a réchappé que grâce à la pression de ses fans et des autres intellos de service (il va réaliser un film à la suite de ça, quand même), en passant par le fait qu'après avoir mal lu Lovecraft il pense pouvoir écrire dessus. Oui, une belle tête de vainqueur.

Mais il y a tant d'auteurs minables qui mériteraient d'être ici récompensés, tant d'écrivaillons à la petite semaine (et encore, nous n'avons même pas cité les noms des auteurs de chez Harlequin !), nous ne pouvons tous leur rendre hommage. Néanmoins, voici ceux qui, lors de ce concours, ont reçu au moins une voix, la voix de l'un d'entre vous, la voix de quelqu'un qui les fait malgré tout exister, la voix qui hait :

François Weyergans, cité pour l'oeuvre égocentrique de toute sa vie, un auteur qui crie "moi-je" depuis déjà trop longtemps (Je ne crois pas qu'il ait jamais écrit sur autre chose que ce qui concernait directement son nombril) et dont le dernier roman en poche parle de son père mort. Comme quelqu'un l'avait dit à propos d'Alexandre Jardin, qui écrivait sur le même sujet, c'est l'art d'accommoder les restes...

Amélie Nothomb, que j'avais mis dans la "liste des auteurs qu'on n'y arrive pas" (suite au fait que j'avais tenté de la lire sans pouvoir aller jusqu'au bout) puis retirée sur les conseils d'une amie, et que j'avais oubliée, jusqu'à ce que je trouve dans ma boite à e-mails un pourcentage non négligeable de suffrages à son nom. Comme disait Brassens, quand on est con, on est con...

Dario Fo, lauréat au Nobel, ce qui le disqualifie déjà de toute lecture par ce qu'on appelle les "gens du commun" (99,99% de la population mondiale) car trop élitiste, personnalité de premier plan dans le genre (si limité depuis l'antiquité) de la "farce moderne et politique". Ses pièces sont imbuvables, et en plus il ne sévit pas qu'en Italie, il écrit aussi en français.

Chuck Palahniuk, auteur de Fight Club (le livre, encore pire que le film, parce que plus gratuit, plus lent et écrit avec un style plus plat), mais aussi de Survivant, un roman expérimental tout aussi gratuit et illisible, écrit à l'envers (le premier chapitre en dernier, si, si) sur un dingue né dans une secte et qui finit par se suicider. Ou commence par le faire. Enfin je me comprends. La provoc commerciale gratuite d'un drogué underground.

Catherine Millet, nominée pour sa vie sexuelle plate et peu palpitante, peu ambitieuse, même pas très osée, dont tout le monde se fout allègrement, mais dont ou a parlé partout parce qu'il y avait une jolie photo dessus et que c'était un titre fait pour choquer la ménagère bobo de moins de cinquante ans. Elle a donc renouvelé le sens des mots "masturbation intellectuelle" comme personne depuis longtemps.

Mazarine Pingeot, que nous saluons pour son ouvrage pour lequel elle aurait mieux fait de fermer sa gueule, aptement intitulé bouche cousue, entièrement financé avec des fonds publics, lancé par les médias trop heureux que la fifille à Mitterrand fasse quoi que ce soit histoire de faire de l'audience. A part ça, c'est simplement une prof de philo dans un lycée prout-ma-chère entre autres, qui a écrit un livre bête et mou. Elle profite de sa notoriété, et elle a raison, si ça peut lui faire du fric sans la fatiguer…

Bernard Werber, écrivain de science-fiction français (et déjà, c'est presque aussi absurde que "réalisateur de films d'action français vivant en France") qui devient très vite chauve, qui s'est consacré successivement aux fourmis, aux morts, et à tout le reste. On aime ou on n'aime pas, et d'aucuns disent que ça ne casse pas trois pattes à un canard face aux géants de la SF... Et c'est suffisant pour qu'on ne l'aime pas.

Sophie Marceau, actrice et auteur pour rire d'un livre avec une seule lettre par page (j'exagère, mais elle a encore moins de mérite que la Mazarine...). D'ailleurs elle sait bien ce qu'elle vaut et elle l'a montré, en annulant à la dernière minute, ce qui ne se fait jamais, sa venue dans une émission littéraire de Bernard Pivot (un honneur qui ne se refuse pas) de peur d'être ridiculisée (ce qui n'arrive jamais, pourtant).

Paulo Coelho, romancier symbolico-esthético-philosophique lusophone, immensément ennuyeux, heureusement peu prolifique. Tout est dit lorsqu'on mentionne le fait que si tous ses livres, bien que nuls et plats, vaguement moraux et toujours étranges, sont quand même médiatisés, c'est parce que ce sont des romans initiatiques francs-maçons : Occulte la balayette.

Bernard-Henri Lévy, ce cher BHL, toujours pseudo-connu, toujours comique à son insu depuis des années... Non seulement ce qu'il écrit (et présente, et lit...) est soporifique, ennuyeux et morne, mais en plus c'est à la fois faux, stupide et improbable. Très Gauche-caviar, il est de tous les cénacles intellectuels qui, suivant les modes, se rebellent contre ci ou ça, se contredisant selon les causes et les époques.

Claude Sarraute, nominée pour s'être commise avec Laurent Ruquier et Steevy, pour ses maminettes, et parce qu'apparemment ses écrits ne plaisent vraiment pas à tout le monde.

Lauren Weisberger, parce que Le Diable s'habille en Prada ce n'est pas franchement de la grande littérature et que c'est une fille éphémère dont le premier livre à la Bridget Jones sera sans doute son seul succès...

Frédéric Beigbeder, parce que c'est un énième journaleux qui se prend pour un écrivaillon et que ça fait vraiment suer, vu qu'il ne sait rien faire et qu'il essaie de tout faire, à la télé en plus...

Valéry Giscard D'Estaing, cité pour toute son oeuvre écrite, essais politiques et autres, particulièrement soporifique, un peu comme l'homme lui-même, en fait...

Et enfin notre premier ministre, Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin, cité ici pour Le requin et la Mouette, une chateaubriannerie même pas drôle qui montre combien il est déconnecté de la réalité.

Encore une fois, merci à tous d'avoir participé. Moi-même, bien qu'avide de lecture, je n'avais aucune idée de toute la sanie accumulée par l'univers littéraire contemporain français, smegma malodorant qui hante nos librairies et qui s'accumule autour des classiques pourtant durs et turgescents... Des classiques que j'aime à parcourir longuement, une fois lavés et débarrassés de cette saleté.

03/01/2006

Avida Dollars

C'est par une ouverture en forme d'anagramme, composé en l'honneur d'un énorme artiste par André Breton (et si vous êtes un peu amateurs vous avez trouvé à propos de qui c'est) que nous inaugurons la catégorie de La Sardine à l'Huile et aux Frites Grasses de l'Artiste Plastique le Moins Talentueux, sous vos applaudissements, mais sans Jacques Martin.

Mais avant de commencer, une petite précision. Prouvant encore une fois que les gens ne rentrent pas dans des catégories, ou qu'ils refusent de comprendre les instructions qu'on leur donne, ou encore qu'ils aiment mettre (comme moi) leur grain de sel partout même quand ils n'ont rien à dire, 18,75 % des suffrages sont allés à la poubelle, car ils étaient libellés "tout ce qui se fait de nos jours" ou "tout ce qui passe à TF1".

A priori, c'est un point de vue légitime, mais si on ne peut pas donner de réponse précise à quoi bon voter ? Je suis d'accord sur le principe, mais je leur met quand même le nez dedans : Bulletin nul, bulletin blanc. Deuxième petite précision d'ordre sémantique, parfaitement superfétatoire donc totalement nécessaire à cette remise de prix, à propos du nom de la récompense.

Certains m'ont posé la question suivante : Pourquoi la sardine, pourquoi les frites ? D'habitude c'est une médaille, un prix, une coupe... Quelque chose de moins périssable et de plus pratique. Eh bien c'est sciemment que le CIO a choisi la chose la plus vulgaire et la moins élitiste. En effet, la sardine à l'huile aux frites grasses jure sur un bureau du Ministère de la Culture, évoquant plus la sardinade et les touristes allemands...

Ce prix est en outre volontairement périssable, pour rappeler que la renommée de l'artiste sera, nous l'espérons tous, aussi éphémère que ses oeuvres sont malodorantes (tout comme une sardine grasse et pas fraîche). La sardine à l'huile aux frites grasses se vend aussi à tout le monde, c'est facile à faire, c'est en boite, et ça ne vaut jamais le prix qu'on le paie. Comme ce que font les artistes ainsi récompensés.

Maintenant que vous avez vu que les noms des prix ne sont pas juste choisis au hasard mais qu'il y a une vraie réflexion derrière (ouais, tu parles...), commençons la cérémonie par la présentation de notre invité surprise traditionnel, qui va ouvrir la jolie enveloppe qui contient le ou les nom(s) du ou des gagnants de ce soir... Et ce soir, notre invité est une invitée.

Elle a fait de son corps une oeuvre d'art, mais est-ce bien de l'art ou du cochon ? Elle joue avec les maquillages et voit son corps muter (peut-être aimerait-elle passer des vacances à Tchernobyl, peut-être est-ce déjà fait), elle est déjà vieille mais amatrice de jeunes freluquets étudiants aux beaux arts, comme tous les professeurs ou presque d'ailleurs, accueillez Madame Orlane !

Fghhhe fhuiif Frêê Cfhonthente Dvh'êfhhhhre ahhhech hou Fhe Vfgghhhhhoirrrh !

     Euh... Vous pouvez répéter ?

VH'AI VIT, FGHE FHUIF FRèS CFONTHENTHE D'VHËFHHRR AHFHECH VFHHOUF FHE VGHFOIR !!!

     Mais que se passe-t-il, Orlane ? On dirait que votre visage s'affaisse...

Vh'est rhien, vdh'ai mif dvhu bfvhothoxfh, algnors fvhrfémenthfh, tfhouthes les pfhhvrothèves thombent...

     Je ne comprends pas, d'habitude vous êtes juste moche et difforme !

Vhou m'fhéchouthfhez qfhuand vhfe vhou pffhhharrrle ?

     Ecoutez, je ne comprends pas un traitre mot de ce que vous racontez...

Fvha va, Fha va, laiffez thomber, hein...

     Ah, ça, j'ai compris ! Vous avez dit "laissez tomber" ! Moi j'aurais plutôt tendance à vouloir ramasser les bouts qui tombent avant que ça s'incruste dans la moquette. C'est dégueulasse.

FVHHHH ! Mon nfvhez !

     Ne montez pas sur vos grands chevaux, hein ! Et puis respirez. Je sais, vos sinus ont été détruits, vous n'avez plus beaucoup de place, mais essayez quand même.

Fvhhh...

     Voilà, c'est bien. Recollez votre nez. Maintenant on ouvre l'enveloppe...

Fvh. Mfhv. Mfvh. Nvhom dvh'un fhien !

     Mais... Par exemple, quelle surprise ! Nous avons deux sardines ex-aequo ! Une dans le domaine de la mode, et une autre dans le domaine des arts plastiques !

Fvhapfherlipfhopfhetthe ! Mais fh'efht Fvvhean-Vfhhharhllef dvhfe Chfvhhafhvschthelbvhafvhchjach etfh Yvfhef Kchlein !

     Je traduis... Il s'agit de Jean-Charles de Castelbajac et Yves Klein !

Oui, ces deux représentants d'un monde parallèle ou la beauté obéit à d'autres lois qu'ici, ces deux démons de la laideur et du mauvais goût n'ont d'égal que l'un l'autre : Il n'y a pas eu de médailles d'argent à cette catégorie, ils ont tous les deux laissé leurs concurrents loin derrière. Bravo à vous tous pour avoir su voter avec un goût sûr et infaillible. Que vous vous y connaissiez en art ou non, vous savez ce que vous détestez.

Yves Klein se voit donc décerner la Sardine à l'Huile pour avoir si sournoisement breveté un bleu, et un très joli bleu en plus, ce qui fait qu'il se fait des sous à chaque fois que quelqu'un l'achète, l'emploie et que ça se voit. Lui, il en a peint des tas de toiles, entièrement en bleu, juste comme ça. Eh non, il ne se fatigue pas ! Il a aussi l'art du recyclage, déclinant par exemple les reproductions de la victoire de Samothrace dans son bleu à la noix. Il a, avec les mêmes victoires, décoré au rabais l'opéra Bastille, lequel tombe en ruine aujourd'hui (Il y a un Dieu...), de façon à ce que l'intérieur ait le même côté "chiant comme la pluie" que l'extérieur, ou même que le parking en sous-sols : du grès, du gravier, du gris, du noir... Jusqu'aux urinoirs. Alors que Duchamp avait signé un urinoir pour en faire une oeuvre, ceux-là n'ont pas l'apparence de leur fonction mais celle de vagues plaques de machins contemporains. De l'art qui refuse de se laisser pisser dessus, et nous renvoie l'urine sur les chaussures. La prochaine fois, je ferai contre une colonne, ça mérite.

Quant à Jean-Charles de Castelbajac, il hérite des Frites Grasses qui vont lui tacher ses horribles oripeaux, et ce sera bien fait. Le problème, c'est qu'il risquerait de prendre ça pour une amélioration, une licence artistique, tant il se prend pour le fils caché de John Galliano et Jean-Paul Gautier. On a le pire des deux mondes : Moche et "années 80" comme du Gautier, et importable comme du Galliano période costumes extravagants. C'est lui, l'homme qui a couronné son propre monogramme parce que personne ne voulait le couronner d'autre chose, si ce n'est du titre d'imbécile, qui commet la décoration kitsch des grands magasins parisiens pour Noël, laquelle est pire et moins riche chaque année. Allez donc voir sa boutique près des Halles, résurgence de la vulgarité poissarde de cette ancienne place de marché, si vous n'avez pas peur du mauvais goût : Elle prouve, s'il en était besoin, que c'est un couturier de superette qui macdonaldise la mode.

Fvha alorfhs, fvhe nv'ai mvfhême pfhas refhvemphrvhforthé un pfhrix !

     Que dites-vous ? Vous n'avez rien gagné ? C'est normal, personne ne parle plus de vous, les folles qui se charcutent pour attirer l'attention, excusez-moi mais c'est d'un commun. Et puis consolez-vous, vous êtes peut-être dans la catégorie Queen of Moche !

Fvhnif...

     Bon, maintenant vous allez devoir me débarrasser le plateau, parce que l'équipe d'entretien a déjà assez de boulot comme ça.

Bvhouhouhou !

     C'est ça, c'est ça. Ouste.

Et tant qu'à faire, nous allons remercier (au sens "virer") de la même manière tous les artistes cités, dans tous les domaines, et ils sont nombreux... Oui, ils ont tous été appelés par au moins un vote, mais parce qu'ils sont inconnus, paradoxalement, personne ne sait à quel point ils sont infects. Merci à :

Marie Mercier, une mercière sans merci, une sculpturlureuse, une "designer freelance" uniquement parce qu'elle ne connaît pas le mot "conceptrice" et qu'elle veut faire tendance. Travaille du chapeau.

Jean-Paul Gautier, styliste pédé qui prouve qu'il ne suffit pas d'être gay pour avoir bon goût, ni même bon caractère, ni même bon teint, ni même beau cul, ni même bonne patte quand il s'agit de dessiner. Non, aujourd'hui pour être styliste, il suffit de vider une poubelle sur un mannequin et de coudre le tout.

Karl Lagerfeld, pour avoir sévi chez H&M, et pour avoir publié un livre pour bien maigrir tout en ayant une tête de zombi, maigre, certes, mais pire encore que quand il ressemblait à Jabba the Hutt... Quant on pense qu'on dit qu'un homme avec une queue de cheval est un homme heureux...

Niki de Saint Phalle, pour ses Nanas aussi excitantes artistiquement que les tampons du même nom (maintenant animées en flash...), et pour sa participation délétère à l'oeuvre apocalyptique, cthulhoïde, dérisoire, chère et mal-fichue qu'est "le cyclop", signée aussi du suisse Jean Tinguély.

Renzo Piano et Richard Rodgers, qui s'y sont mis à deux pour commettre le Centre Pompidou, bâtiment retourné rappelant nos estomacs fragilisés par cette vue dantesque. C'est de l'architecture laxative : ce qu'on devrait faire à l'intérieur se voit à l'extérieur.

Daniel Buren, pour avoir en un seul coup détruit le parking du ministère de la culture et massacré le Palais Royal, pour ses "installations in situ" tracées à la règle, mais aussi parce que quand on regarde ses oeuvres on a l'impression de se retrouver au bagne, ou sur une feuille d'exercice comptable.

Bravo aussi à ceux qui ont été cités mais dont les votes n'ont pas été comptabilisés parce que les artistes en question sont morts... Même si ce n'est pas dommage, comme Louis Toffoli (peintre et graveur) et Auguste Perret (architecte pré-années 50). Il est vrai qu'il est si difficile de garder un oeil sur tous ces gens, surtout quand on a mieux à faire. Et puis lorsqu'on regarde, on regrette d'avoir vu ce qu'on a vu.

Nous arrivons à présent à la conclusion ultime, finale et cosmico-philosophique de notre grand prix artistique, puissiez-vous échapper à la Fiac et vivre une autre année sans avoir à aller au Salon de Mai !

01/01/2006

Les quarante voleurs

En direct des studios de chez-moi sponsorisés par MSN et mon abonnement à l'ADSL,

et à la demande générale de pas grand monde mais de quelques uns quand même, c'est

reparti aujourd'hui soir comme ce matin pour un autre des prix de la détestation, une autre

catégorie du JEU DE LA HAINE !

(Jingle magique yet again)

Aujourd'hui, mesdames et messieurs, chers blogspectateurs, j'ai l'honneur de décerner

pour le CIO (Comité d'Immolation des Obsolètes, oui, vous commencez à la connaître

celle-là) le Chèque en Bois de l'Affairiste le plus Véreux ! Ce sont les financiers, chefs

d'entreprises, boursicoteurs et patrons en tous genres qui trinquent.

(Jingle magique youpi !)

Et pour présenter ce prix somptueux j'ai l'honneur une fois de plus d'accueillir un invité

surprise. Il est au coeur d'une ambiance chaleureuse depuis deux mille ans (dans le

premier cercle de l'enfer de Dante) et c'est l'inventeur du mercantilisme, applaudissez

bien fort... Judas Iscariote !

(Jingle jackpot same player shoots again)

HOUUUUUUU ! HOUUU ! A MOOOORT JUDAS !

Merci, merci... Oh, bon sang. Je ne m'habituerai jamais...

HOUUUUUU ! VIVE L'ARCHEVÊQUE !

     Ah, oui... Ils vous détestent. Heureusement qu'on censure les insultes à l'antenne.

BOUUUUUH ! TRAITRE !

Oui, je sais. Qu'est-ce que vous voulez, j'ai joué le mauvais cheval.

(Personne peu recommandable) ! SALE (personne d'origine israélite (le CIO n'adhère

pas à ce propos raciste)) !

     Bon allez, cher public, un peu de calme...

(personne de religion juive (Le CIO tient à nier toute responsabilité dans ce propos

raciste)) ! HOUUUUUUUUUU !

Non, mais c'est bon, laissez tomber.

CHRISTICIDE (là encore, c'est pas nous...) ! HOUUUUUUUUUUU ! BOUH !

     Mais si, écoutez, on ne peut pas présenter un prix dans cette ambiance...

(Fille de mauvaise vie) ! BOUUU...

Non, mais vous allez le faire tout seul, là, c'est mieux. De toutes façons vous

n'aimeriez pas...

HOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU

UUUUUUUUUUUUUUUU

     Qu'est-ce que vous dites ?

JUDAS, JE TE (fais pipi en direction de ton derrière) !  !

Je dis, vous n'aimeriez pas avoir mon nom à côté du vôtre... Sauf si vous êtes

déjà sataniste.

JUDAS, TA MERE ELLE AIME GUY LUX !

     Bon, je crois que vous avez raison. Tant pis... Vous étiez bien comme invité !

DU SANG, DU SANG, DU SANG !

Je vous remercie... Et puis ça m'a fait une pause dans mon supplice. Quand même,

je me suis suicidé tellement j'ai regretté, et c'était il y a super longtemps... Ils

pourraient me faire une réduction de peine, non ?

HOUUUUUUU ! JUDAS EN ENFER !

     Je comprend bien, mais vous savez, c'est pas moi qui décide...

HOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU

UUUUUUUUU !!!!!

Oui.... Bon, ben à la revoyure...

OUSTE ! SORTEZ-LE !

     Eh bien à la demande générale...

HOUUUUUUU !

     C'est fini oui ?

Hou... Hem...

     Merci. Bon, donc, du coup, pas d'invité surprise aujourd'hui finalement...

Je commence à comprendre pourquoi il n'était pas très cher, celui-là. Trente deniers...

Enfin bref.

Voici le moment de découvrir qui sont les aspirants au chèque en bois ! Pour cette

catégorie, nous avons quatre dauphines ex-aequo et un seul premier prix ! Est-ce que

vous ne mourez pas d'envie de savoir qui c'est ? Mais je parie que vous avez déjà

deviné, petits canaillous.

Alors, j'ouvre l'enveloppe tout seul comme un grand... Mon Dieu, c'est extraordinaire,

quel choix magnifique ! Les dauphines sont, ex-aequo... Bernard Tapie,

Ernest-Antoine Seillière de Laborde, toute l'entreprise "La Française des Jeux",

ainsi que l'Etat Français dans son ensemble ! Mais voyons plutôt le parcours de

nos nominés...

Bernard Tapie, qu'on ne présente plus tant ses légendaires couilles lui servent de

carte de visite (et parfois de butoir de porte, parce qu'il a beau en avoir, il ne s'en sert

pas tout le temps), a tout fait. Des affaires, des finances, de la banque, de la politique,

de la prison, des liftings... Il est récompensé pour une vie mafieuse de détournements

et de magouilles en tous genres, et aussi pour sa reconversion ahurissante sur les

planches et en tant que pseudo-acteur dans des téléfilms de TF1... Le talent ne

s'achète peut-être pas, mais lui, il peut le vendre !

Tout petit déjà, dans son berceau en or massif, Ernest-Antoine Seillière de Laborde

jouait à être patron de ses figurines articulées. A quinze ans, il éjaculait pour la première

fois : il venait de dire à son précepteur privé "vous êtes viré !". Il ne s'était même pas

touché. J'exagère, évidemment... Celui que l'on connaît sous le nom "abrégé" de

Ernest-Antoine Seillière est ici récompensé par vos votes pour sa réticence à tout

changement et toute négociation sociale, surtout à propos des trente-cinq heures, et

parce que c'est l'ancien patron de tous les patrons français. Comme la canaille a chassé

les rois de France, Laborde à la lanterne...

La Française des Jeux, l'entreprise nationale qui s'occupe du loto, du kéno, du tac au

tac et tout ça, a reçu les suffrages de certains d'entre vous uniquement parce qu'elle

gagne à chaque fois, mais aussi à tous les jeux, et qu'il s'agit d'un monopole honteux...

Comme ces jeux à gratter qui donnent l'illusion du hasard et du suspense, simplement

parce que ce qu'il y a d'écrit dessus est caché, puisqu'il n'y a pas le moindre tirage.

C'est comme au casino, la banque gagne toujours, en fin de compte, et là, le casino,

c'est l'Etat.

Et puisqu'on en parle, l'Etat a lui aussi reçu de gros suffrages ! Il est perçu comme

le voleur universel. Impôts à tous les niveaux et sur tout et tout le monde, directs et

indirects, charges pas si sociales que ça qui s'accumulent, ponctions diverses, assurances

inutiles, taxes à la valeur ajoutée, et taxes à plein d'autres choses... Ces votes-là sont

accompagnés d'un cri implicite : Ce sont tous des pourris corrompus qui nous saignent

à blanc, uniquement pour leur propre intérêt. A ce stade, la politique c'est les affaires.

Mais il est l'heure de découvrir notre grand gagnant du jour, l'individu qui a remporté

à lui seul plus de suffrage que l'Etat et la Française des jeux réunis, plus que quatre

des plus grands chefs d'entreprises du monde... Applaudissez votre lauréat,

J2M, Jean-Marie Messier !

Oui, cet autre Jean-Marie se voit décerner le chèque en bois de l'affairiste le plus

véreux pour une carrière de magouilles honteusement exubérante, obscène et médiatique.

Entre ses commissions, les détournements, l'affaire Vivendi et le fait qu'il ait coulé Canal+

et une bonne partie du financement du cinéma français (ce que déplorent certains,

apparemment, puisqu'on m'a fait la remarque, même si de mon côté j'aurais plutôt tendance

à vouloir lui payer un verre sur ce coup là...), sans compter tout ce qu'on ne nous a pas

dit, il n'y a pas un coup pour racheter l'autre. Il mérite sans nul doute sa récompense,

comme toute peine mérite salaire.

Encore bravo à lui, apologue de l'avarice, maître du machiavélisme, virtuose de la traîtrise,

Grand Négus, potentiaire du libéralisme à l'Américaine, seigneur des marchés, satrape

aux mille sequins, Capitaine du commerce international et suppôt heureux du grand

capital : Il se fiche de la honte, il est riche.

Comme c'est la conclusion de cette petite remise de prix, renvoyons maintenant dans

leurs pénates tous ceux qui n'ont pas été assez mauvais pour que vous les haïssiez...

Il est possible toutefois que vous regrettiez un peu, parce qu'il y a quand même de

sacrés affreux dans le lot. Je les admire, laissez-moi vous offrir :

Dominique Ferrero, le patron-chocolat, ancien ponte du Crédit Lyonnais, une banque

qui, à cause de lui, nous doit des comptes, et s'empresse de changer complètement

son image à l'aide d'un nouveau nom, de rachats en cascade et de plein de nouvelles

pubs ineptes sur leur logo pourri...

Alain Juppé, premier ministre (non, on ne dit pas "ancien", on a le titre à vie) qui a

payé pour ses propres crimes comme ceux des autres dans des affaires de financement

occultes (mais sans sacrifices de poulets, à part pour les frais de bouches...). Presque

aussi impopulaire que Raffarin à cause d'un délit de sale gueule.

Sylvio Berlusconi, l'immonde et démoniaque Italien raciste, homophobe et corrompu

qui a réussi à la télé, dans la politique extrémiste et dans la mafia. Roberto Benigni

(qui a part ça est une immense andouille) a dit de lui : "Quand il était petit, Sylvio

disait qu'il serait président du conseil ou rien. Quelle chance il a d'avoir réalisé

ses deux rêves d'enfant..."

Bernard Arnault, dit le "président poids plume chez LVMH", cible classique et de

bon goût car c'est un grand patron et il dirige une entreprise qui n'est pas toujours au

mieux côté social, c'est le moins que l'on puisse dire...

Thierry Breton, parce qu'il a opéré à la restructuration de l'Etat français comme il

l'avait fait avec France Télécom, avec des résultats encore plus désastreux...

Une bonne âme a même dénoncé le comptable de Leonardo Di Caprio, qui, paraît-il,

lui a dérobé de l'argent, et dont le nom m'échappe. J'espère d'ailleurs que lui aussi

s'échappera, même si ce n'est pas beau de profiter de l'acné des autres.

Et voilà, c'est ainsi, c'est terminé pour cet épisode palpitant de la remise des prix de

la détestation du jeu de la haîîîîîîîne... Vous avez été nombreux à voter, soyez encore

plus nombreux à suivre la prochaine fois !

GOAAAAAAAAAAL !

Bonne année 2006, bonne santé, réussite, succès, amours, amitiés et toutes ces sortes de choses à tous ceux qui lisent mon Blog, et merci... Merci d'avoir voté aussi nombreux pour les Prix de la détestation, le JEU DE LA HAINE ! Pour la nouvelle année, voici une bonne résolution : détester encore moins les gens de manière générale, et haïr encore plus quelques personnes stupides, incompétentes et immorales en particulier.

Et, en cette première matinée de l'année, particulièrement pluvieuse, humide et froide, mettons tous deux pulls et évitons soigneusement de regarder la messe du dimanche (puisque ça tombe un dimanche cette année, en plus c'est pourri...), car il nous faut découvrir un autre de ces grands prix... Celui de la Coupe d'Immonde du sportif avec le rapport QI/Salaire le plus improbable !

(Jingle magique, encore un coup, tiens)

Or donc, on aurait pu penser qu'il allait y avoir énormément de concurrence, mais en fait non... Il n'y a eu que sept nominés. Vous avez préféré désigner les sportifs les plus stupides plutôt que les mieux payés, ce qui dénote un goût très sûr (quoique...), en tout cas bravo à vous.

Oui, grâce à vos votes zélés, notre invité surprise va pouvoir prendre du service ce matin : Cycliste d'exception abonné à la deuxième place, il a essayé de faire plein d'autres choses sans succès, mais est resté l'éternel second dans tout ce qu'il a fait depuis le début de sa pathétique existence, Raymond Poulidor !

Salut ! Euh...

     Oui, bonjour Raymond.

Salut !

     Oui, bien. Maintenant on ouvre l'enveloppe.

Ah...

     Non, pas celle-là. Non... Là. La rouge.

Euuuh...

     LA ROUGE, j'ai dit, celle de la troisième place.

Hein ?

     Médaille de Bronze !

Ah ! Oh, ben j'essaierai de faire mieux la prochaine fois...

     Voiiiilà. Et le prix est attribué à...

S... Non... L... E... Le !... P... T... Non... P... R... Prisque... Non... Priksse... Ah, Prix ! Prix !

     Oui, je l'ai déjà dit, ça. "Le Prix..."

Mj... Euh...

     Bon, donnez-moi ça, sinon à l'Epiphanie on y est encore. La troisième place du podium revient à Zinedine Zidane !

On applaudit bien fort le plus éclatant des footeux du moment, Zinedine Zidane, qui prouve que c'est toujours le clou qui ressort qui se fait enfoncer en premier ! Oui, il a osé prétendre au statut de Demi-Dieu tout en n'étant qu'un chiot qui joue à la baballe, mais les votants n'ont pas été dupes et ont vu tout de suite la bassesse d'un tel individu. Pensez, il a été raconter qu'il avait entendu des voix, et que la Vierge Marie était venue le visiter pour le persuader de revenir dans l'équipe de France... Lui, catholique fervent ? Première nouvelle. A moins bien sûr que la "vierge" n'ait apporté une jolie mallette noire remplie de billets. Et puis quand on se vend à Danone, on se tait. On a honte.

Je suis content pour celui qu'a gagné !

     C'est ça. Vous êtes encore là, vous ?

Bah oui...

     Bon, rentrez chez-vous, je me débrouillerai sans vous.

Ah, bah j'essaierai de faire mieux la prochaine fois...

     Oui oui, allez, bon vent. Donc, sur la deuxième place du podium, nous trouvons... Marie-José Perec !

Difficile en effet de faire plus stupide que Marie-Jo, notre chère Marie-Jo nationale, avec un gabarit presque aussi imposant qu'Amélie Mauresmo et des répliques qui ne dépareraient pas un concours de pet dans une caserne à chaque petite interview... Son rapport QI/Salaire est donc nécessairement très très bas, puisque même si ses émoluments n'atteignent plus des sommets à cause de son palmarès de victoires de plus en plus chétif, son QI n'a jamais que deux chiffres, dans les bons jours. Je rappelle que beaucoup de soldats, parfois à QI égal, sont payés une misère par rapport à elle pour faire un peu plus que simplement courir vite. Mais eux ne sont pas chronométrés... Elle mérite amplement sa médaille.

Hé hé...

     Mais je vous ai dit de vous casser, vous !

Vive le sport !

     Sécurité... Sécurité ? Allez, virez-moi ça.

Merci. Bon, on est tranquille. Alors, suspense-suspense... J'ouvre la dernière enveloppe, celle du gagnant de la coupe d'Immonde... Et il s'agit... de............ Richard Virenque !

Eh oui, c'est lui le pire sportif de notre temps d'après les votes que j'ai patiemment récolté ! Dopé jusqu'à l'os, même devant l'évidence, la preuve par neuf et les seringues, il continue de jouer au con... Extraordinaire ? Non, car il ne joue pas. Payé des fortunes par, entre autres, les sponsors, il a eu non seulement un QI extrêmement bas mais un salaire extrêmement haut, fait largement exploité par de nombreux humoristes. Qui en effet ne se souvient de sa marionnette des "Guignols" ? Il est vrai qu'à part ça, il n'y a rien à dire sur cet individu particulièrement plat et inintéressant, comme la plupart des sportifs professionnels. Encore bravo à lui pour avoir remporté cette récompense, probablement la seule qu'il ait vraiment mérité car il n'a pas eu besoin de se doper pour être qualifié.

Remercions à présent, comme de coutume, les perdants de ce petit jeu, ceux qui ont été nominés dans cette catégorie mais n'ont pas été suffisamment intéressants pour nous rendre malades : de vrais losers.

Lance Armstrong, cycliste américain patriote qui a l'un des meilleurs médecins sportifs du monde, un QI pas trop haut et un salaire particulièrement exorbitant vu qu'il est super médiatisé.

Ronaldo Luiz Nazario da Lima, dit "Ronaldo", footballeur brésilien qui a eu un médecin sportif moins qualifié vu qu'il s'est tapé des blessures graves (et ça se voit vraiment que c'est à cause du dopage...).

Fabien Barthez, encore un footeux inepte, mais qui a arrondi ses fins de mois déjà particulièrement faciles avec des pubs pour McDonald, LA bouffe anti-sportifs, cheap et mauvaise pour la santé par excellence.

Sans oublier Surya Bonali, patineuse soi-disant artistique aussi gracieuse qu'un parpaing. Cette petite pouffe lippue au regard vide a représenté ce que même Guy Lux n'avait pas osé faire : Une vachette sur la glace.

Voilà, il est temps de nous quitter, du moins jusqu'au prochain de ces prix acides... Une fois encore, bonne année à tous, que celle-ci soit meilleure que la précédente, et que les autorités compétentes prennent la résolution de faire que les sportifs soient payés en fonction de ce qu'ils font, effectivement, plutôt que quelques millions pour taper deux fois dans un ballon ou pédaler vite.  Ben quoi, on peut rêver, non ?

Posté par Elromanozo à 19:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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