28/08/06

Billets de Décembre 2005

Note de l'auteur : A la fin de ce mois de décembre (toujours présenté de manière déchronologique, et avec le moins d'erreurs de mise en page possible avec la bouse innommable qu'est MSN...) commençait le concours-sondage où il n'y a rien à gagner que le monde nous envie, le Jeu de la Haine (jingle magque)... Il s'agissait pour les lecteurs de l'époque de m'envoyer des e-mails et des commentaires en sélectionnant la personne qu'ils détestaient le plus dans chaque catégorie. J'ai même ue quelques réponses de gens que je ne connaissait pas (bon, moins de cinq... mais c'est encourageant vu le temps de chargement de l'ancienne page et l'apathie proverbiale des internautes !).

31/12/2005

Urbi et orbi...

Rebonsoir, mesdames et messieurs, blogspectateurs de tous les pays, unissez-vous ! Nous revoici ensemble pour décerner un autre de ces fantastiques prix que vous adorez. N'oubliez pas, c'est VOUS qui décidez, c'est vous qui avez voté, si vous n'êtes pas contents, vous n'aviez qu'à prévenir vos amis et faire du lobbying.

La prochaine fois, rameutez vos copains pour qu'ils votent, eux aussi, ça leur fera des vacances et ça m'évitera de faire plus de pub... J'accepte aussi les pots de vins, je suis extrêmement vénal, c'est juste que personne n'en propose. C'est vrai, quoi, je ne perçois pas de redevance, moi.

Enfin bref, vous avez quand même été nombreux à vouloir décerner ce prix, donc je ne me plains pas vu que je ne m'attendais pas à une telle recrudescence pour une catégorie sommes toutes un peu obscure. Quelle qu'ait été votre confession, voyez à présent les résultats du vote pour le Pet de Nonne du Pharisien le plus gazeux ! Ce prix récompense la personnalité religieuse la plus immonde, celle qui vous insupporte le plus...

(Jingle Magique, allez, hop...)

Pour ouvrir les enveloppes, laissez-moi vous présenter notre invité surprise... C'est un être mythique fondateur de sa propre religion, rendue populaire depuis 1953 grâce à son premier tract en 1980 et dont les représentations abondent dans toute la culture underground, j'ai nommé "Bob", le saint Dobbs fondateur de l'église du Sub-génie (www.subgenius.com) !

     Ha, ha ha... Merci à tous !

Mais c'est nous qui vous remercions, "Bob".

     De rien, de rien, vous le valez bien !

Ha ha, que vous êtes drôle ! Ouvrons à présent... Mais quelle enveloppe est-ce-là ?

     Il s'agit de l'enveloppe des Novices, la troisième place.

Ahaaa, mais comme elle est grande !

     Oui, et il y a des petites croix pour ouvrir, là. Il doit y avoir plusieurs noms...

Alors ouvrons vite ! Tenez, je la prends par un bout, et vous par l'autre... Comme ça...

     Et HOP !

Oooh...

     Et le prix est décerné à... Mais c'est extraordinaire, nous avons QUATRE Novices Ex Aequo !

Les votes ont été partagés ! Et qui sont-elles ?

     Elles sont toutes des"ils"... J'ai nommé... Mel Gibson, Karol Wojtyla, alias Feu Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, Oussama Ben Laden et George W. Bush !

Tiens, Oussama est à égalité avec George question intégrisme religieux ?

     Oui, et même pas à la première place, tout le monde doit vraiment en avoir marre de ces deux là.

A qui le dites-vous...

Mais qu'est-ce qui fait que tous ces gens ont mérité d'être à la troisième place de ce classement ? Eh bien ça dépend, voyez-vous... Mel Gibson, par exemple, est le récipiendaire de ce prix parce qu'il a transformé une carrière hollywoodienne par forcément très orthodoxe en apologie de la bigoterie, non seulement avec des films comme Le Patriote, Signes et La Passion du Christ, mais avec toute la promotion qu'il fait autour de sa vie de famille chrétienne modèle avec des lardons à ne plus savoir qu'en foutre, et se boite de production sobrement nommée "Icon". Soit dit en passant, c'est quelqu'un de très sympathique, qui insiste étrangement pour que les acteurs dans ses films prennent comme lui des injections de vitamines... Dans le genre reconversion rapide en grenouille de bénitier au comportement légèrement à côté de la plaque, on n'a pas vu mieux depuis longtemps.

Les raisons de la nomination d'Oussama Ben Laden sont évidentes pour tout le monde, commanditer des attentats étant un moyen sûr d'énerver pas mal de gens. George W. Bush se retrouve apparemment à égalité avec lui parce qu'il s'est cru, un peu de la même manière, le fléau de Dieu sur terre, le bras du Tout-puissant, le doigt divin, l'Oint du Seigneur et le cul de la crémière, alors qu'il n'est qu'un bouseux texan à demi illettré et la gueule poudrée de cocaïne.

Quant à ce cher Karol Wojtyla, notre polak préféré et décédé (et bientôt canonisé, sans doute) a té sacré ici pour avoir soutenu la calotte et banni la capote. Plutôt que de se contenter de dire que l'abstinence était la façon chrétienne de se prémunir de tout ça, il a fallu qu'il renie le préservatif comme instrument du Diable, ou je ne sais quoi... Résultat, il est responsable d'une recrudescence des contaminations par le virus du SIDA en Afrique, ou la chrétienté a un fort impact, ainsi qu'en Amérique Latine et dans les cercles catholiques de nos pays occidentaux, dans lesquels les maris/patrons vont tromper bobonne sans précautions et ramènent la maladie dans leurs sordides familles dysfonctionnelles qui ressemblent à des dessins des années cinquante. Et comme si ça ne suffisait pas, c'est sous sa papauté que l'Eglise est devenue actionnaire majoritaire de Ferrero (c'est à dire du Nutella, des Mon Chéri, des Ferrero Rocher...), et a tenté de couvrir tous les agissements des prêtres pédophiles face au pouvoir grandissant des médias plutôt que d'y mettre un terme et de faire un peu la police. Après tu m'étonnes s'il y a une crise des vocations...

Joie ! Il est temps à présent de découvrir le nom qui se cache dans l'enveloppe de la Soeur Postulante, notre équivalent de la seconde place, de la médaille d'argent, bref, de la première dauphine... Vous êtes prêt, "Bob" ?

     Oh oui alors, d'autant que l'enveloppe est beaucoup plus petite !

Alors allons-y !

     Et la Soeur Postulante est... Feu Sa Sainteté le Pape Pie XII, né Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli !

Ha, ha, ça alors ! Encore un Pape !

Oui, il a bien mérité la seconde place : Ayant exercé la charge papale de 1939 à sa mort en 1958, sans qu'il y ait trop de protestations après la guerre quant à ce qu'il avait fait, il a longuement travaillé pour la paix et la protection de l'Eglise Catholique Romaine en temps de guerre... Sans penser à la protection des peuples. En effet, à la fois par conviction personnelle (il était Nonce du Pape en Allemagne avant de devenir Pape...) et par pure lâcheté, il a largement soutenu tous les régimes dictatoriaux européens de la guerre, allant même jusqu'à signer avec Hitler un concordat lui donnant la bénédiction de l'Eglise. C'est vrai que les catholiques n'ont jamais vraiment aimé les juifs, mais là, il a quand même LIMITE approuvé les camps de concentration et la vente des biens des juifs. Alors oui, il a critiqué mollement ces régimes. En 1942, au moment où ils commençaient à tomber, quelle prouesse ! Faire quelque chose de plus aurait provoqué des représailles... C'est vrai, mais est-ce une raison ? Sans même tenir compte des conséquences de tels actes, c'est quand même un gros collabo médiatisé. Après la guerre, il n'a pas hésité à propagandiser avec des juifs célèbres pour faire croire qu'il les avait toujours soutenus en secret, mais qu'il ne pouvait rien faire. Ben voyons. On l'applaudit bien fort !

Et maintenant le moment que vous attendez tous, le Pet de nonne du Pharisien le plus gazeux est attribué à la mère supérieure... Ouvrez l'enveloppe, "Bob", je vous prie...

     Hou ! Mais quel suspense...

Ha ha...

     Et le gagnant est... Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, alias The Great Ratzinger Z, Alias le PanzerKardinal, alias L'Empereur Palpatine, alias Il Papa Ratzi, alias Joseph Alois Ratzinger !

C'est extraordinaire ! Je n'en reviens pas ! Mais pourquoi ?

     Je vous avoue que je ne sais pas... En tant que leader religieux, il n'a encore rien fait, il est tout neuf.

Délit de sale gueule ?

     Non, enfin si, bien sûr... Et en tant que leader religieux moi-même je peux vous dire que l'apparence compte... Je pense que c'est son passé qui le poursuit, de même que les médias.

Vous avez sans doute raison.

En effet, Notre ami Benoît ne l'a pas toujours été... Il fut un temps où il était dans les jeunesses Hitlériennes, soi-disant enrôlé de force. La compassion et le pardon, vertus pourtant classiques encouragées chez les prêtres, sont apparemment absentes de cet être censé servir de modèle a toute l'Eglise. Il a tenu des tas et des tas de propos complètement racistes, homophobes, anti-rock, anti pas mal de choses... Mais c'est normal, c'est un vieux aigri. Pourquoi a-t-il été élu Pape ? Il est clair qu'il va continuer la politique sclérosée de l'Eglise Romaine, celle-là même que Jean-Paul II avait entamée au sujet de la contraception. Et c'est ce qu'on attend de lui. On attend aussi de lui qu'il crève bientôt, avec un peu d'impatience, il faut bien le dire, vu qu'il est dans la même tranche d'âge que le précédent. C'est peut-être parce qu'il a une réputation un peu SM à la hussarde que Jean-Paul II l'avait à l'époque bombardé grand mamamouchi chapeautant les "enquêtes" sur les prêtres pédophiles. Il avait envoyé une lettre en latin à tous les archevêques expliquant qu'il fallait prendre des mesures strictes. Apparemment ça a fait très peur, vu que le pire châtiment qui a été employé pour calmer les ardeurs desdits curés a été de les changer de paroisse. Comme ça, c'est pas toujours les mêmes qui se plaignent... Et en plus il a carrément une sale gueule, que les médias n'ont pas hésité à exploiter tout à fait odieusement, mais là n'est pas le problème. Et ce n'est pas en faisant une petite bénédiction à Noël avec un bonnet rouge, en faisant un saint de son prédécesseur ou en sortant un petit livre qu'il va rattraper tout ça : le profil bas, ça n'a qu'un temps, on attend encore une action d'éclat qui définisse sa politique. Cela dit, autant on pouvait espérer un geste, une main tendue par le gentil Karol (somme toutes un bon vieux un peu gâteux), autant, là, ça a l'air râpé. Comme moi et pas mal d'autres, ça fait belle lurette qu'on a laissé tomber la morale religieuse le jour ou on n'a pas pu croire une seule seconde de plus que Dieu nous ait créés avec un cerveau uniquement pour nous empêcher de nous en servir, on s'en fout un peu. Mais c'est quand même un très gros con.

Que d'émotions... Et quelle jolie statuette que ce prix !

     J'allais le dire, on dirait un veau d'or !

Oui, mais en peluche. Un très bel objet, Maryse...

     Oui, mais je dois hélas vous quitter, j'ai des devoirs religieux à remplir.

Déjà ? Quel dommage ! Enfin tant pis. rentrez bien !

     Merci, et n'oubliez pas, Get some Slack !

C'est ça, vous aussi.

Nous arrivons à la conclusion de cette petite remise de prix... Remercions froidement tous les nominés qui n'ont reçu aucun prix mais qui ont tout tenté :

Mahmoud Ahmadinejad, le président Iranien, qui prouve que la démocratie a encore un long chemin à faire dans ce pays et accessoirement qu'on a les dirigeants qu'on mérite... Ses propos qu'on qualifie pudiquement de négationnistes (alors qu'on aurait pu dire "carrément du mauvais côté de la barrière de la folie, de la démagogie et de l'ignorance") nous ont tous beaucoup fait rire. Pas assez cependant pour lui faire une place dans ce classement !

L'abbé Pierre, qui s'est bien battu, le gâtisme n'étant pas une excuse pour le discours inqualifiable qu'il a tenu et qu'il tient encore (et même alors !). Sans doute a-t-il encore une aura de bienfaiteur : il n'a pas reçu suffisamment de votes pour en faire en véritable con primé.

Abel Ferrara, mentionné pour son film "Mary" basé librement (c'est le cas de le dire) sur la vie de Marie-Madeleine. Son film était peut-être trop exclusif, trop confidentiel (trop inintéressant et mauvais ?) pour que qui que ce soit y pense. Il fera mieux la prochaine fois !

Et enfin, Bernadette Soubirous, citée simplement parce que ce n'est qu'une petite bergère portugaise et stupide qui a honteusement copié Jeanne D'Arc (et déjà, la pucelle, ça devait pas être un cadeau), mais en version médiatisée, galvaudée, putifiée et vulgarisée. Ses prophéties sont secrètes, mais de toutes façons tout le monde s'en fout, alors...

Voilà, il est l'heure d'aller faire la fête, les enfants, car ce soir la nouvelle année se profile ! A demain pour de nouvelles aventures au pays de la connerie.

And the nominees are...

     Bonsoir à toutes et à tous chers blogspectateurs... C'est le dernier jour de l'année ! Vous avez deviné juste, je l'avais dit, je le fais... Le moment que vous attendez tous (si, si, tous... J'ai dit TOUS ! J'en vois un qui ne fait pas attention dans le fond...) est enfin arrivé, voici venu le temps des résultats du grand jeu concours ou c'est qu'y a rien à gagner, le JEU DE LA HAINE !

(Jingle magique. Oui, je sais, à l'écrit ça rend pas...)

Disclaimer : Le CIO (Comité pour l'Immolation des Obsolètes) n'est pas responsable ni coupable des noms de ceux qui reçoivent les prix... Moi, j'ai voté qu'une fois, pour le reste j'ai compté. Démerdez-vous...

(Jingle magique)

     OUI ! Vous avez été nombreux, très nombreux, même, à voter sans relâche, parfois même plusieurs fois, pour vos célébrités les moins préférées, celles qui vous donnent envie de les immoler sur le pilori du ridicule, de les écarteler dans la joie, voire même de vomir.

     Je ne compte plus les listes interminables (qui m'ont fait chaud au coeur) et que j'ai reçu des quatre coins du monde, parfois même de la banlieue parisienne ! Les compiler, les traiter et les compter pour les mettre sous forme présentable au public m'a bien pris quelques minutes. Ah, ce que c'est que la popularité !

     Comme je suis imprévisible et que je m'en fiche un peu, et que j'aime le suspense, je vais vous présenter les résultats dans l'ordre que je veux, à raison de seulement un ou deux prix par jour... Et bien sûr, les moins intéressants en premier. Comme aux Oscars, ya pas de raison !

     Mais sans plus attendre, passons au résultat de la catégorie la moins intéressante, la plus comateuse, bref, celle pour laquelle vous avez eu le moins d'idées. Ce n'était pourtant pas le choix qui manquait, mais il est vrai que ce sont toujours les cons les moins drôles qui inspirent le moins.

     Il s'agit de la Médaille à Deux Revers de Saint Jacques des Cons Posthumes, récompensant le mort du XXe ou du XXIe siècle que l'on regrettera le moins. Mais d'abord une petite précision, histoire de dire qu'il y en a qui, bien qu'intelligents et capables de comprendre des instructions en français, se sont quand même plantés...

     Un certain nombre de petits malins ( 12% des votes, quand même !) se sont crus originaux et ont voté "C'est pas beau de taper sur les morts", ou "c'est pas drôle", ou quelque chose d'approchant. Bon, on ne vous a rien demandé, vous n'étiez pas obligé d'écrire quoi que ce soit dans la catégorie. Pour la peine, bulletins nuls.

     D'autres se sont crus aussi parfaitement singuliers (alors qu'en fait ils sont 16%, les petits Jean-foutres) d'avoir voté pour quelqu'un de vivant, arguant l'humour de la situation, par exemple "Oui, mais il a l'air mort", ou "On aimerait bien". C'est vrai, mais c'est pour ça que sont faites les autres catégories. Dommage pour leurs voix.

     Mais trêve de bavardages. Je sens que ce suspense vous tue ! Eh bien sachez que vu le nombre de cons pour lesquels vous avez voté, tous autant que vous êtes, le CIO (Comité pour l'Immolations des Obsolètes) a été forcé de faire des groupes, pour attribuer certaines médailles à titre collectif... Je sais, on fait ce qu'on peut.

     Quel suspense ! Allons, vite, une page de publicité... Non, je déconne.

     Pour ouvrir l'enveloppe, accueillons sans attendre notre invité surprise... Bien que beaucoup de gens le prennent pour une femme, c'est le mieux charpenté des cavaliers de l'Apocalypse, il a joué dans de nombreux films, notamment le Septième Sceau d'Ingmar Bergman, il est la star de nombreux romans et contes populaires dont ceux de Terry Pratchett, et vous le verrez très très très bientôt, comme tout le monde, j'ai nommé... La Mort !

HA. HA. HA. MERCI A TOUS.

     Pas de quoi. Alors, je vous tends l'enveloppe...

ATTENTION.

     Houlà, oui, quel grand... Coupe papier...

(scritch scratch...)

     Quel suspense, hein ? Ah, l'enveloppe de la médaille de Bronze est ouverte...

ET LE GAGNANT EST... LES SAVANTS ATOMISTES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE, A TITRE COLLECTIF !

     Mais ça alors, quelle surprise !

NON, PAS VRAIMENT.

     Non, je parle au public, là...

AH.

     En effet, La très grande hypocrisie de ces savants, à savoir Albert Einstein, Andreï Sakharov et Werner Von Braun, pour ne citer qu'eux, leur a valu la médaille de bronze, rien que pour avoir dit et répété "Oh lala, ma bonne dame, mais si j'avais su que mes inventions seraient utilisées à des fins militaires pan-pan, j'aurais vendu des poireaux ou fait du macramé !". Ils disaient que l'histoire jugerait, c'est fait. Chapeau !

     Passons à présent à la médaille d'argent, s'il vous plaît, monsieur La Mort...

DEJA ?

     Oui, ils sont là pour ça.

BON. ALORS VOILA... A TITRE COLLECTIF, LA MEDAILLE D'ARGENT REVIENT A LA VIEILLE GARDE DES ACTEURS FRANCHOUILLARDS MORTS !

     Ah, ça par exemple ! Ils ont eu plus de votes que les savants ?

SANS DOUTE QU'ILS ONT PLUS ENERVE LES GENS, AU LIEU DE JUSTE LEUR FOUTRE LES JETONS.

     Oui, ça doit être ça. Quoique c'était serré, il me semble.

AH OUI, DANS UN MOUCHOIR.

     En effet, des acteurs comme Coluche, Yves Montand, Raimu, Jacques Villeret, Bourvil, voire même Louis de Funès (détesté par certains bien qu'il ne soit pas médiatiquement correct de cracher dessus) et toute leur vieille clique desséchée monopolisent toujours au moins deux fois l'an pour les fêtes la grille de programme des chaînes Hertziennes. On va les applaudir bien fort... Avant d'arrêter. Pour toujours.

     Ah lala, que d'émotions !

AH ?

     Si, si, je vous assure.

AH BON. SI VOUS LE DITES.

     Bon, découvrons sans plus attendre le vainqueur de la médaille d'or !

AHA. AHAAA. ENCORE UN COLLECTIF.

     Nooon...

SI.

     Mais que c'est excitant !

EH OUI.

     On en ferait pipi dans sa culotte !

JE NE SAURAIS PAS DIRE.

     Bref. Roulements de Tambour...

EH BIEN, LA MEDAILLE D'OR À DEUX REVERS DE SAINT JACQUES DES CONS POSTHUMES EST ATTRIBUEE... AUX DICTATEURS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ET DE LA GUERRE FROIDE !

     Nous avons nommé...

LE GENERALISSIME FRANCISCO FRANCO, LE CHANCELIER ET FUHRER ADOLF HITLER, IL DUCE BENITO MUSSOLINI, ET JOSEPH VISSARIONOVITCH DJOUGACHVILI DIT STALINE !

     Oh, Bravo à eux !

OUI. ILS LE MERITENT VRAIMENT. ET C'ETAIT BEAUCOUP DE TRAVAIL SUPPLEMENTAIRE, POUR MOI.

     Eh oui, ils le méritent... Mais pour eux c'était facile de remporter ce prix après tout le travail qu'ils ont accompli ! Persécutions, exécutions de masse, répression dans le sang, états policiers, exactions en tous genres, autodafés, purges, déportations, conquêtes, impôts sur le revenu... C'est bien simple, ils sont cons d'avoir été si accomplis. Quelle envergure, quelle horreur, quelle atrocité dans l'ignominie ! Encore Bravo, Bravissimo.

     Merci encore, monsieur La Mort, c'était très bien.

DE RIEN. A BIENTÔT !

     Euh... Oui... C'est ça. Au plaisir.

     Mais arrive le moment dans la soirée ou, puisqu'on parle de détestation, il faut penser à ceux qui ont perdu. Oui, les petits, les sans grade, les morts qui ne se retournent pas assez dans leur tombe, tous ceux qui ont été nominés par vous dans cette catégorie mais n'ont pas été des primés. Une grosse huée collective pour :

Ronald Reagan (Le mauvais acteur de série Z "qui blacklistait ses petits copains d'Hollywood sous le maccarthysme avant de devenir le président des Etats-Unis d'Alzheimer", dixit un suffrage qui restera anonyme, bulletin secret oblige)

André Maginot (Ministre qui a permis la construction des fortifications les plus chères, les plus étendues et les plus inutiles de France, car les plus faciles à contourner, la célèbre Ligne Maginot)

Claude François (Chanteur à succès surnommé "mister koko" dans sa jeunesse cairote, mort sans chorégraphie mais électrocuté avec un vibromasseur dans le cul, à poils dans sa baignoire, histoire encore niée par ses fans baveux)

George Duby (Rien que parce que ce n'est pas politiquement correct de lui cracher dessus, à ce "saint" historien, même si beaucoup n'arrivent pas à terminer ses livres, sans doute par trop amateurs de phrases dotées de verbes... Et aussi parce qu'il a quand même co-fondé et présidé à la chaîne Arte.)

Lova Moore (Morte d'un arrêt cardiaque dû à une overdose de "médicaments", comme une mauvaise parodie de Marilyn, ce fut une fausse star surdimensionnée, en toc, aussi superficielle qu'artificielle, qui fut moche et conne toute sa vie. Et au delà.)

La Reine Mère d'Angleterre (Parce que voilà... Je veux dire... Elle a la forme d'une théière, et elle s'est accrochée longtemps. C'est épidermique, allez comprendre.)

     Et voilà, c'est la fin, il va falloir nous quitter... A l'année prochaine, c'est à dire à demain, pour une autre récompense couronnant toute votre répulsion !

27/12/2005

Harry Moy et les chroniques d'Artemis Pendragon des Royaumes de Baudelaireworld des Anneaux à travers la Suède

Je connais plusieurs personnes qui se sont fait offrir, à l'occasion des fêtes, le ou les livres des Chroniques de Narnia. Dont moi. Cette oeuvre soudain à la mode (comme toujours à cause d'un film) d'un amateur et ami de Tolkien, écrite avant tout pour les enfants, séduit de nombreuses personnes. Du reste, ce genre de romans jouit d'un grand retour en fanfare auprès du public depuis la vague Harry Potter.

A quelques exceptions près, l'intrigue en est souvent simpliste et les personnages peu développés (quoi que cela tende à changer ces derniers temps). Les clichés y sont souvent plus nombreux que les chinois en Chine, les archétypes de gentils et de méchants sont archi-convenus et les héros sont systématiquement des enfants, ce qui finit par agacer dés qu'on en lit plusieurs d'affilée.

Et plusieurs d'affilée, on peut se le permettre, car les derniers sont tellement légers (malgré un nombre de pages faramineux) que ça se bouquine aussi vite qu'un lapin... On finit par les confondre, entre l'un qui a des ours parlants dans le grand nord accompagnés de sorcières, un autre qui a une sorcière arctique avec un char traîné par des ours, sans compter ceux qui parlent des mêmes créatures mythiques en empilant les clichés rôlistiques.

La qualité littéraire de l'ensemble de la production n'est pas mauvaise, même si pour certains c'est du foutage de gueule... Cela vient du fait que les éditeurs publient certes n'importe quoi (il en restera bien quelque chose) tant que c'est à la mode. Mais certains de ces romans sont des rééditions, ou des projets de longue haleine et de longue date qui attendaient sur les étagères des auteurs un tel plébiscite inespéré.

Tous sont constitués d'une recette soi-disant imparable, laquelle aurait ennuyé la plupart des écoliers il y a seulement dix ans, parce que moins à la mode : Des personnages enfantins (la plupart du temps des enfants issus de notre monde, pour que l'identification au lecteur soit facile) se retrouvent catapultés dans un monde étrange qui reprend plus ou moins des mythes connus du domaine fantastique.

C'est le prétexte idéal pour faire vivre aux personnages des aventures totalement irréalistes et leur faire rencontrer des personnages aussi outrés que peu crédibles, tous ou presque calqués sur des archétypes usés jusqu'à la corde : les beaux parents méchants, les gentils orphelins, le vilain sorcier, la reine de l'hiver, le mauvais garçon, le vieux sage, le meilleur ami, l'animal familier magique, et j'en passe...

Une fois que les personnages simplistes ont accompli suffisamment de quêtes, vous les ramenez chez-eux, ou vous faites un deuxième tome, dans lequel vous pourrez éventuellement développer un peu les personnages.

Pour les héros, c'est assez simple, en général vous prenez des enfants ou des gens suffisamment sans relief. Les enfants, c'est pratique, c'est sans défense. Rien n'est aussi puissant qu'un personnage sans défense au début d'un roman, parce que le lecteur s'y attache tout de suite, en général. Surtout s'il lui arrive du mal. Et par la suite, vous pouvez toujours en faire un héros, à force de el faire survivre aux difficultés.

Si vous voulez, vous partez dans le premier tome avec des enfants "lambda", avec peu de traits de personnalité : c'est pour accrocher le lecteur. Celui-ci découvre par les yeux du héros le monde que vous avez crée ou pompé ailleurs... Donc moins le héros est défini, moins ses décisions sont différentes ou complexes par rapport à celles que ferait le lecteur, plus le lecteur peut s'y identifier, donc mieux c'est.

De ce point de vue là, c'est facile à écrire, puisque vous pouvez ajouter des personnages à la chaîne, comme s'ils sortaient d'une usine : les personnages du monde en question ne sont là que pour faire couleur locale. Le tout c'est d'inventer un monde qui se tienne à peu près, ce qui, je vous l'accorde, n'est pas donné à tout le monde, et une grande quête. Heureusement, vous n'avez besoin que de reprendre des mythes existants.

Résultat, vous avez des livres-saucisses : des chapelets sortant à la file indienne de chez les éditeurs, des tomes et des tomes entre 300 et 1000 pages à la fois, tous avec des couvertures souples à grosses lettres dorées, genre best-seller de plage. Comme c'est pour les enfants vous avez une jolie image dessus, pas simplement un truc monochrome comme pour les romans d'espionnage.

Cette recette a aussi longtemps marché pour les livres de SF et de fantastique qui sortaient en poche, notamment ceux qui avaient tous une carte du "monde" dont on parlait à la première page. De fait, ce genre fonctionne très bien pour pas mal de choses, dés que vous avez un héros qui découvre un monde nouveau, et depuis longtemps. C'est un domaine romanesque à part.

Dans Le Seigneur des Anneaux, des hobbits "ressemblant à des enfants" (dixit Tolkien) découvrent le monde au delà de leur confortable Comté. Des enfants sont les héros de Narnia, le continent au delà de l'armoire magique. Selma Lagerlöf embarque Nils Holgersson dans un voyage à la découverte de son propre pays, la Suède, dans un roman géographique. Mark Twain raconte le périple d'un américain à la cour du Roi Arthur...

Bref, vous l'avez compris, tout ça ne date pas d'hier, et beaucoup d'écrivains ne sont que trop contents de pouvoir écrire sur de vrais héros à l'aide de trames balisées et de ressorts éculés sans se faire refouler par les éditeurs, puisque pour une fois on ne leur demande pas de se faire chier à détailler les conflits internes sans fin de personnages ineptes dans des romans psychologiques sur la crise de la quarantaine. Tant mieux !

PS: N'oubliez pas mon concours débile, tellement débile qu'on n'y gagne rien ! Allez voir le billet du 17 décembre un peu plus bas. C'est marrant et ça ne prend pas beaucoup de temps. Vous n'en avez plus beaucoup de toutes façons, vu que je publierai les résultats dans deux jours, à peu près. Bon courage !

25/12/2005

C'est les boules.

Noël ! Noël ! Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté, sonnez les cloches et prévenez l'archevêque... Les enfants occidentaux, émus comme un viking à son premier pillage, découvrent leurs cadeaux sous un arbre kitscho-baroque, leurs parents hagards d'avoir peu dormi et trop bu avant que leur réveille-matin sur pattes ne leur trompette un "Joyeux Noël Papa Maman ! Le Papa Noël est passé !".

Joyeux Noël à vous, fidèles lecteurs qui n'avez rien d'autre à faire que de lire cette prose en ce jour béni entre tous ! Joyeux Noël à monsieur XVI (Benoît), qui prie pour la paix en Palestine, prouvant ainsi qu'on peut se repentir d'une jeunesse antisémite et xénophobe si c'est pour la bonne cause politiquement correcte. Joyeux Noël aussi aux idéalistes qui produisent le film "Joyeux Noël", car c'est le seul jour ou je les respecte !

Joyeux Noël à tous ceux qui s'appellent Noël ou sont nés le 25 décembre, et de ce fait ont moins de cadeaux que les autres. Joyeux Noël aux pauvres et aux nécessiteux qui toucheront de l'argent et de la nourriture de toutes les associations caritatives et auront un logement gratuit alors que certains, touchant pourtant le salaire minimum pour un vrai travail, n'auront pas de quoi payer un loyer et se feront expulser !

Joyeux Noël aux belles familles empoisonnantes et aux toxines qui ruinent le foie des pauvres chrétiens, à ceux qui auront des crises cardiaques et des hépatites, a ceux qui mourront étranglés par un os de dinde, à ceux qui resteront coincés dans une cheminée en voulant faire le père Noël, à ceux qui mangeront par mégarde du saumon botulique, à tous ceux qui m'énervent et qu'il faut bien aimer un jour par an...

Joyeux Noël !

24/12/2005

Venez à moi, les petits enfants

Demain c'est Noël (enfin, aujourd'hui, vu qu'il est minuit passé). J'ai passé tout l'après-midi et une bonne partie de la soirée à faire des paquets cadeaux. Je plains ceux qui ont des enfants à la maison : cela les oblige à les faire uniquement lorsqu'ils sont couchés. Mais que ne ferait-on pas pour notre progéniture ? Voyez les mamans qui continuent d'apporter des oranges à leur petit bout de chou, trente-cinq ans, en prison pour triple meurtre et viol...

Et elles font bien. C'est à ça que servent les mamans. Non que j'idolâtre la mienne ou qu'il faille absolument restaurer le piédestal de l'amour parental, ni même automatiquement adhérer à la cinquième des maximes amusantes et inapplicables du décalogue ("Tu honoreras ton père et ta mère"), mais je ne comprends pas qu'on puisse renier son enfant. Qu'il assume les conséquences de ses actes, d'accord, mais comment ne pas l'aimer ?

C'est pour ça que je suis particulièrement outré par le fait que la première cause d'abus chez les enfants sont leurs parents. En cette fête de Noël, fête des enfants, symbole du renouveau (rappelons-le, le solstice comme la naissance de l'enfant Jésus et toutes ces sortes de choses, c'est le retour de la lumière), je voulais juste rappeler brièvement que gâter ses enfants est un droit et un devoir. Sinon, à quoi ça sert d'en faire, hein ?

Message à caractère informatif : Oyez, oyez, vous n'avez plus que quatre jours environ pour me faire parvenir vos votes dont au sujet desquels je vous tanne à longueur de Blog pour que vous répondiez à mon concours à la noix... Jusqu'ici, j'ai eu quelques réponses, de quoi alimenter la machine, mais l'apathie des rares lecteurs de mon Blog se fait sentir et l'arrivée des réponses se tasse.

Ne soyez pas timides ! Pour participer, il vous suffit de détester quelqu'un de célèbre, de le faire rentrer tant bien que mal dans une des catégories listées dans le billet du 17 décembre (juste un peu plus bas dans la liste, allons, un effort...), de recommencer avec autant de gens célèbres et autant de catégories que vous voulez, et de me l'écrire sous forme de commentaire, ou autrement. Fastoche, non ?

21/12/2005

Les Dieux sont dingues

C'est aujourd'hui l'hiver, et la nuit la plus longue de nos contrées. Le solstice d'hiver reste quand même l'une de mes fêtes païennes préférées, évidemment parce que Noël est si proche, mais aussi à cause de ce que ça représente : L'heure la plus sombre, la nuit la plus longue, puis l'espoir d'un renouveau.

Quel meilleur jour pour faire des sacrifices, et persuader par une offrande de sang les Dieux égoïstes et les esprits cruels de ramener la lumière du jour, de faire revenir la chaleur, et les rayons du soleil sur les champs gelés ? Une goutte de sang rouge perlant sur la neige blanche, c'est tellement "esprit de Noël"...

Il est loin, le temps béni où les druides vénéraient le sapin, roi des forêts, comme arbre qui reste vert en hiver, en empalant des chrétiens tout vifs dessus puis en le faisant brûler... Pourtant, il nous reste aujourd'hui la tradition du sapin illuminé, avec un ange au dessus !

Et c'est aux pieds du sapin, ou comme par hasard près du feu de la cheminée, qu'un vieil homme à barbe blanche vient déposer l'abondance (en l'occurrence des cadeaux, même si le côté "abondance" de nourriture a été préservé dans certains pays où l'on offre des oranges et du pain d'épice) en remerciement du sacrifice.

Bien entendu, le vieil homme tout de neige vêtu est devenu Saint Nicolas, puis le Père Noël, avec seulement des touches de rouge et de vert à son costume avant que Coca Cola ne lui prête son manteau. C'est le signe qu'il est devenu tout à fait recommandable... Mais moi, je n'oublie pas son passé meurtrier, et je souris en coin.

Oui, Noël est décidément ma fête favorite...

Par ailleurs, c'est dans cet esprit de sacrifice (métaphorique) d'un être humain pour la joie et l'allégresse de tous les autres que vous pouvez participer au concours débile que j'ai lancé dans le second billet d'humeur du 17 décembre 2005... Tout est expliqué, c'est très très facile. C'est même rendre service : sélectionner la personne célèbre que vous détestez le plus, c'est l'immoler comme Jésus, dont Noël est aussi l'anniversaire symbolique.

Vous ne vous y attendiez pas, à celle-là, hein ?

19/12/2005

Attention Mesdames et Messieurs...

Déjà deux jours que le concours-sondage ou c'est qu'y a rien à gagner sur les gens que vous n'aimez pas (voire que vous détestez cordialement, bien que vous ne les ayez probablement jamais rencontrés en personne) bat son plein, et, déjà, six votes ont été récoltés par nos standardistes ! Bon, je n'ai pas de standardistes, mais mettez-moi une perruque et du rouge à lèvres et ça fera l'affaire. De toutes façons ça ne se voit pas par Internet...

Six votes, considérant l'apathie naturelle du geek moyen sur Interneuneu, et compte tenu de l'impact médiatique fantabuleusement nul de ce Blog, c'est absolument faramineux ! Des tendances générales se dessinent, même si chacun a tendance à citer des candidats différents. Merci encore à tous ceux et celles qui ont participé, et à ceux et celles qui comptent le faire. N'oubliez pas, nous comptons sur vous.

J'en profite pour rappeler les règles du jeu : Il y a treize catégories spécifiques et une catégorie majeure concernant LE plus gros con célèbre actuellement en vie, et tout est dans le second billet daté du 17 décembre 2005. Vous pouvez choisir autant de candidats éligibles par catégorie que vous désirez, de préférence en les classant par ordre d'importance (les personnes éligibles sont clairement rappelées en dessous de chaque prix, à chaque catégorie). Vous avez peu de temps pour voter, puisque si tout va bien les résultats seront publiés entre Noël et le jour de l'An. N'hésitez pas à amener vos amis, eux aussi ont le droit de haïr en paix. Il y a d'ores et déjà un prix, le fait d'être cité (si ça ne vous gène pas, bien sûr) avec les autres gagnants si vous êtes l'un de ceux à avoir voté pour le Ducon D'Or qui sort "vainqueur".

Qui plus est, la satisfaction personnelle que l'on tire de la détestation de quelqu'un en période de fête est ineffable. Le fait est que si ça marche bien et que je suis satisfait de la réponse de ce qu'il faut bien appeler un public, il y aura une prochaine édition de ce concours dans un an. En effet, si j'ai choisi de procéder à ce petit exercice pour les fêtes de fin d'année, ce n'est pas un hasard...

Dés la période de l'Avent, j'entre dans une phase hivernale ou mon coeur se serre et se solidifie, devenant particulièrement insensible aux effusions chaleureuses et cucul-la-praline de cette saison. Peut-être est-ce dû aux mendiants qui me demandent vingt euros par jour (je ne donne donc rien, dépité) ou aux membres les plus légumineux de ma famille (raison pour laquelle de si nombreuses personnes détestent Noël).

Peu importe, toujours est-il que j'ai décidé de répandre l'amour de mon prochain comme je peux, faisant oeuvre de charité et de salubrité publique en même temps. Réfléchissez-y, il s'agit d'une oeuvre hautement altruiste et humanitaire : J'unis mes lecteurs dans la haine de personnages représentatifs de l'avilissement de l'humanité, et je dénonce ces grotesques pantins, à mon modeste niveau.

Un peu comme un régime fasciste, si vous voulez, mais sans al dimension collective, généralisatrice et mensongère... Nous n'accusons pas ces pauvres gens de tous les maux de la Terre, un tel sondage est toujours subjectif et jamais représentatif. Mais que cela n'empêche personne de trompeter comme un cygne qui il déteste, qui il hait et qui il abhorre, sans honte et dans toute la noblesse d'une longue tradition humaine.

Vive la raie publique, vive la fange.

17/12/2005

Ladies and gentlemen, your attention please...

Quantités de sites existent concernant les stars du cinéma, les célébrités, les grands de ce monde... Des journaux comme Choc, Public, Voici, Gala, Paris Match et compagnie (y compris les chaînes de télé, dont Match TV) vivent aussi de ces ragots multiformes, hydre aux têtes sans cesse plus nombreuses à chaque démenti.

Tom Cruise vient d'être consacré comme la personnalité la plus débile d'Hollywood (le nom exact du titre m'échappe), par exemple, et j'ai tendance à être d'accord, même s'il faudrait que j'interroge beaucoup de gens pour savoir si c'est vrai. Quoi qu'il en soit, il doit être dans les dix premiers, facile.

Pour m'amuser (et y a-t-il un autre mobil à cette suite illogique de billets d'humeur ?) j'ai décidé de faire mon propre sondage... Quelle est la personnalité qui vous énerve le plus au monde dans chacune des catégories ci-dessous ? Ecrivez-moi ou commentez ce billet, dans quelques jours on verra les résultats.

Les catégories sont (avec en dessous les personnes éligibles) :

L'Escarre du plus mauvais cabotin :

     Acteurs/actrices, et/ou comiques (si possible, citer une prestation, à moins que le prix ne soit décerné pour l'ensemble de la carrière)

La Défaite de la Musique :

     Musiciens et chanteurs/musiciennes et chanteuses (peut être attribué collectivement à un groupe)

La Palme de Canard en Caoutchouc du Réalisateur le plus à côté de ses pompes :

     Tout réalisateur/réalisatrice (si possible, citer un film, à moins que ce ne soit pour toute l'oeuvre)

Le Sept de Plomb du journaleux le plus incompétent :

     Journalistes, commentateurs/commentatrices et animateurs/animatrices (si possible, citer une rubrique, émission de télévision ou de radio pour laquelle le prix est décerné)

Le Jarnac de Platine du politicien le plus corrompu :

     Hommes ou femmes politiques de tous les pays

Le Prix Re-Dodo de l'écrivain le plus soporifique :

     Auteurs et poètes/poétesses (si possible, citer un ouvrage pour lequel le prix est décerné)

La Sardine à l'huile aux Frites grasses de l'artiste le moins talentueux :

     Toute personnalité artistique, de la mode aux arts plastiques

La Coupe d'Immonde du sportif avec le rapport "QI/salaire" le moins élevé :

     Sportifs/sportives (la concurrence sera rude...)

La Couronne du King ou de la Queen of Moche :

     Toute personnalité laide

Le Pet de Nonne du Pharisien le plus gazeux :

     Toute personnalité religieuse contemporaine ou non, toutes fois confondues (seule catégorie à pouvoir compter des morts à part la Médaille à deux revers de Saint Jacques des Cons Posthumes, du fait de la rareté relative de célébrités religieuses par rapport aux autres catégories)

Le Chèque en Bois de l'affairiste le plus véreux :

     Toute personnalité du monde des affaires, de la finance, des entreprises, de la bourse...

Prix décerné à titre posthume :

La Médaille à Deux Revers de Saint Jacques des Cons Posthumes :

     Morts/mortes (pour des raisons quantitatives, éligibilité limitée à ceux décédés au XXe siècle et plus tard)

Prix spécial du jury :

Le Réverbère de Bronze de la personnalité la plus racoleuse :

     Toute personne ayant fait quelque chose d'ignoble ou d'immoral pour devenir célèbre.

And, last but not least :

Le Ducon D'Or de la personnalité la plus infecte :

     Tout le monde !

Si vous hésitez ou que vous souhaitez répondre par plusieurs personnes, effectuez un classement du plus énervant (numéro 1) au moins énervant (à la fin). Il n'y a absolument rien à gagner si ce n'est toute mon estime, je répondrai à tous ceux qui écrivent, et je publierai les résultats quand j'en aurai envie.

Tout le monde peut participer, et tous les gens célèbres peuvent être cités, même ceux qu'on connaît pas, on n'est pas sectaires. Personne n'est donc à l'abri... Je ne sais pas si je referai ce petit sondage, mais si ça fonctionne bien, je le referai l'an prochain, sans doute avec quelques variantes.

Si vous le souhaitez, votre nom sera publié si c'est vous qui avez prédit l'un des "gagnants", le cas échéant, veuillez le préciser. Les participants au concours sont tos ceux qui se donneront la peine de répondre, donc il risque de ne pas y avoir grand monde...

Que le pire gagne !

The one where you realize they're all kind of creepy

Les rediffusions des épisodes de la série Friends, bien connue pour avoir duré dix saisons pleines sans changer de casting, de décor ni même de gags, m'ont fait voir à quel point cela avait vieilli. Et, mon Dieu, si vite. Je suivais, au début, il m'est arrivé de ne pas vouloir rater un épisode. Je le confesse sans honte, c'était distrayant et rythmé, sans prétention. Mais passé quelques saisons, ça a perdu de son charme.

S'ils ont su de temps à autres dépasser le cadre de l'humour New-yorkais pour en appeler à toute une génération de jeunes et faux jeunes, ils n'ont jamais été très profonds, ne sortant jamais de la légèreté comique et des rires enregistrés. En tant que sitcom, il ne pouvait pas y avoir de vraie ambiance ni de mise en scène particulièrement élaborée avec décors en pagaille... Et ils sont vite tombés à court d'idées.

Les dernières saisons, dont j'ai vu quelques épisodes en me forçant pour essayer de retrouver ce sentiment d'intérêt malgré le fait que je regarde des quadras jouer les jeunes premiers, et encore et toujours réagir comme des gens de 28 ans, étaient poussives et mornes, avec de nombreux gags directement pompés de séries britanniques, dont les vieux épisodes de Mr Bean. Ils ont fait deux épisodes entiers sur un "et si", c'est dire.

Quand le charme est rompu, on voit vraiment les ressorts éculés pour ce qu'ils sont : de minces supports aux gags limités. C'est une bulle d'irréalité totale : on ne les voit jamais aller travailler, et surtout pas à des boulots qui paient (Phoebe est "masseuse", Monica est cuisinière, Chandler est petit employé, Ross est prof même pas titulaire, et Joey est acteur chômeur) mais ils sont tous des beaux appartements dans Greenwich Village !

Quand je regarde un épisode, la magie n'est plus là car la nouveauté s'est enfuie. Avec les rediffusions, on peut vraiment s'apercevoir à quel point tous les personnages peuvent taper sur les nerfs à force de ne pas évoluer dans leurs comportements et leurs mimiques, quand bien même on découvre des tas de choses sur leur passé, et malgré les évolutions de leur vie au cours de ces dix années.

Soudain, on ne rit plus lorsqu'on constate qu'ils ont tous dépassé la moitié de la trentaine et qu'ils essaient de s'accrocher vainement, comme toute une génération de métrosexuels (ceux qui font du sexe avec les rames de métro, je pense. J'en ai parlé dans un autre billet, allez voir dans les archives). Ils en deviennent même pathétiques et un peu effrayants. "J'ai (humhum) quarante ans et je ne suis pas marié, donc je fais jeune !"

Quand je pense que mon frère ne s'est même pas pressé pour faire un enfant et que mes parents sont devenus des grands-parents à cinquante ans... Vive le vieillissement de la population. Bon, je ne sais pas si j'aurai des enfants moi-même, mais j'aimerais bien en avoir avant d'atteindre les trente-cinq berges, quand bien même je suis et reste un homosexuel impénitent. Mais il ne s'agit pas que de ça.

Ces pauvres gens, à trente ans, leur vie commence à peine, et pourtant ils sont tous assis dans leur café à se demander où sont passés leurs idéaux et les heureuses années de leur "jeunesse", à s'interroger sur les compromis qu'ils ont fait, à se poser des questions existentielles sur la profondeur de leur nombril, le divorce de la dernière star en vogue, et qui couche avec qui dans leur "bulle" (vu qu'ils ne rencontrent personne).

Bref, les gags sont marrants. Une fois. Après, poubelle. Ou alors tronçonneuse, lance-flamme et poucettes. Une larme de plus à verser : Matt LeBlanc a maintenant son show, encore plus superficiel, "Joey", la suite de Friends à Hollywood. Quant aux Rembrandts, le groupe que nous dirons pudiquement "convenu" et qui a fait le générique (que même la série n'a pas rendu populaire), je crois qu'ils en sont réduits à jouer dans les supermarchés.

Bien fait.

16/12/2005

Foulque mi-hardes

Dans la continuité de ce que j'avais dit hier à propos du dictionnaire (j'ai un tant soit peu de suite dans les idées), je vais aujourd'hui vous apprendre un mot nouveau. Enfin, si vous ne le connaissiez pas déjà. Je ne l'ai pas appris dans le nouveau dictionnaire Larousse Lacroix, mais rassurez-vous, il existe, et il est très bien quand même. Alors, les enfants, aujourd'hui nous apprenons le mot "Foulque".

Foulque est le nom des lignées nobiliaires (au nombre de trois) qui ont dirigé la province d'Anjou lorsque la France était une monarchie, et même avant, lorsque l'Anjou était indépendant. C'était au départ une grande famille, mais l'Anjou fut progressivement rattaché directement à la couronne de France, et cela devint tout autre chose. Sous les derniers princes Capétiens et les Valois, c'est Monsieur (le frère du Roy) qui héritait du titre.

Mais ce n'est pas tout. Les nobles passés de la richesse aux haillons, à la limite, ça n'a pas un grand intérêt pour les gens modernes qui veulent s'intégrer dans le monde actuel (J'ironise, je sais, c'est facile en tant qu'historien diplômé...). Ceux-là ont besoin de savoir le sens du nom commun "foulque", sens contemporain. La foulque est un oiseau qui ressemble vaguement au canard, à la poule d'eau et au râle, et qui est principalement lacustre.

Elle a un bec droit qui, comme celui de certains canards, va jusqu'au front pour former une plaque. Bien qu'elle nage, la foulque n'a pas de pattes palmées, mais des pattes (bleu clair) à petits fioritures, des espèces de bords crantés, de volants... Je ne sais pas comment vous l'expliquer, les naturalistes disent des "lisières". Ce sont des excroissances rondes et plates autour des phalanges, ce qui fait un peu penser à des lauriers olympiques.

Vérifiez si vous ne me croyez pas. Ces oiseaux sont donc passablement ridicules. Ce qui les rend encore plus ridicules, c'est qu'ils ne peuvent pas décoller du sol directement, ils sont obligés de courir sur un terrain plat pour prendre de la vitesse. Et comme le seul terrain plat dans un environnement lacustre et forestier est l'eau, la foulque passe son temps à courir au bord de l'eau pour s'envoler, et de temps en temps de péter la frite et boire la tasse.

La foulque macroule (c'est le nom de l'espèce qui habite nos contrées) se trouve en Europe et en Amérique, même s'il existe une foulque d'Amérique (en anglais "coot"), et cinq espèces pour l'Amérique du Sud. Il y en a aussi en Afrique et dans les Caraïbes, toutes du genre fulica. Celle-ci possède un bec plus coloré. La foulque, d'où qu'elle vienne, pond des oeufs beiges mouchetés de brun, et ses petits ont un duvet orange autour de la tête.

Voilà, dorénavant, vous pourrez reconnaître (espérons-le) une foulque à la campagne sans même avoir pris des cours auprès d'un écologiste, d'un professeur de sciences naturelles, d'un peintre animalier ou d'un chasseur. Bon, d'accord, j'aime parler pour ne rien dire. D'ailleurs, voici la vraie raison de ce billet : Je ne vous ai appris ce mot que pour le plaisir de faire un calembour vaseux dans le titre. Alors, heureux ?

15/12/2005

Tout coule for school

J'ai eu l'occasion de jeter un oeil sur le dictionnaire Larousse illustré... par Christian Lacroix. Non seulement il est incroyablement beau, mais le plus récent surclasse en utilité tous ses prédécesseurs. Ils ont changé la police de caractère pour une plus lisible, et ils ont mis dans une rubrique spéciale les mots nouveaux qui viennent de passer dans la langue française (comme "kiffer" et "connard d'académicien barbare"... Je m'égare).

Accessoirement, ils ont demandé à certains dessinateurs français de bandes dessinées jouissant d'un succès populaire (Trondheim, Loisel...) d'illustrer ces nouveaux mots et les placer dans un contexte coloré et humoristique, dans un gros effort pour les rendre plus attrayants vis-à-vis des jeunes. Ou encore ceux qui, sur le long chemin de la littérature, n'ont pas dépassé le stade du Journal de Mickey. Il en faut, je suppose...

Après tout, les dictionnaires ne s'adressent qu'aux enfants. Le chiffre d'affaire du petit Larousse, un dictionnaire il est vrai compact mais toujours pratique, est tout de même gonflé chaque année par les achats scolaires destinés à nos chères têtes blondes. Les adultes sont bien trop occupés à inventer des mots comme "encrypter" plutôt que de lire le sens de crypter, cryptographier, coder, chiffrer, dissimuler, occulter...

Les lettres de candidatures que l'on peut recevoir pour tous les postes jusqu'à bac+2 sont littéralement semés de fautes d'orthographe... J'en ai vu. Pas des fautes d'inattention, des coquilles ou des erreurs que l'on peut faire à deux heures du matin quand on rédige son centième CV de la journée. Plusieurs fautes de grammaire par ligne, et des erreurs de vocabulaire qui dénotent une méconnaissance totale de la logique inhérente à la langue.

Je ne suis pas un horrible chauvin du langage. Je corrige certaines fautes orales, mais j'en fais moi-même. Je ne suis pas une vieille professeur de français qui pique sous son chignon, et je ne vais pas prêcher la bonne parole comme un obsédé du contrôle sur tous les sites Internet, envoyant des e-mails incendiaires et laissant des messages hargneux sur les forums parce qu'il y a deux L à "imbécillité"... J'ai mieux à faire.

Alors vous voyez, c'est lumineux : seuls ces bambins ont besoin d'un dictionnaire tous les cinq ou dix ans. Les grands n'ont plus besoin d'apprendre quoi que ce soit. Le taux d'illettrisme en France atteint juste des sommets, nous n'en sommes qu'à peine à plus de 20%... Et de toutes façons, "les profs, y sont tro-z-éxigeants", ai-je entendu de la bouche d'un parent d'élève soutenant une grève des lycéens. Que voulez-vous répondre à cela ?

Mignonne, allons voir si l'arthrose...

J'ai un peu plus tôt discuté avec certain ami de choses sérieuses, entre autres du fait que l'on avait récemment changé officiellement la notion de "population à risques" en celle de "comportements à risques". C'est vrai que c'était raciste, d'une part, et faux, d'autre part. Hélas, peu de gens sont au courant de cette fine distinction, surtout que les médias n'expliquent que rarement la différence au grand public.

Voyez-vous, dire qu'il y a des populations à risque en ce qui concerne le SIDA (bien que cela soit en partie vrai puisque certains groupes sociaux sont plus touchés que d'autres), c'est éluder le fait que tout le monde peut l'attraper, même hors desdites populations, et même sans avoir de contacts avec celles-ci puisque les séropositifs et les malades sont déjà un peu partout dans le monde et dans la société.

Parler de comportements à risques, c'est responsabiliser les gens et leur dire qu'ils doivent faire attention à leur propre comportement (i.e. mettre des préservatifs...), pas seulement à la "catégorie de personnes" avec qui ils couchent. C'est donc un message primordial, mais moins populaire et moins facile à faire passer. Parce que les catégories de populations à risques, ça ne marche plus depuis longtemps.

Les dernières études montrent, outre une augmentation plutôt macabre du nombre de contaminés par l'épidémie (et ce n'est pas seulement dû à la soi-disant efficacité des traitements, lesquels ne font à l'heure actuelle que retarder l'inévitable...), que les populations les plus à risque ne sont pas celles qu'on croit. Toutes les idées reçues sont d'ailleurs systématiquement détruites par l'évolution constatée du SIDA.

Vous croyez que les homosexuels sont les plus touchés ? C'est faux. En proportion, il y a plus d'homosexuels qui ont été contaminés, c'est vrai, mais il y a depuis quelques années déjà beaucoup plus de séropositifs et de malades hétérosexuels dans la population française et dans le monde... Ce qui fait qu'il y a plus de chances de se faire contaminer par un(e) hétérosexuel(le) que par un(e) homosexuel(le).

Vous croyez que les très jeunes sont touchés parce qu'ils apprennent l'amour et ne savent pas bien s'y prendre ? Au contraire, les 16-25 ans sont loin d'être les plus touchés en France, malgré une "dédramatisation" du SIDA, parce qu'ils ont grandi avec les campagnes de prévention et que c'est pour eux un geste plus naturel que les générations précédentes. Et puis question sexe, ils sont sensibilisés plus tôt...

Mais alors, est-ce que ce serait la génération des trentenaires et plus, les 25-45 ans, qui serait la plus touchée par cette sale maladie ? Il est vrai que c'est la génération qui a grandi en découvrant l'épidémie et qui est à l'origine du phénomène de "relapse", c'est à dire la pratique du barebacking parce qu'il y a un certain ras-le-bol... Mais le réflexe capote est encore là, car ils ont vu les premières victimes, et ça ne donne pas envie !

Surprise, ce sont les 45-65 ans qui sont de plus en plus contaminés et prennent le plus de risque. Le démon de midi réveille une sexualité qu'ils croyaient oubliée, et ils se retrouvent avec Bobonne ou personne (kif-kif, au lit...). Les hommes vont donc se taper la pute du coin, la secrétaire, ou des mecs anonymes dans les saunas. Et bien sûr, sans précautions, parce qu'ils ne l'ont jamais fait et qu'ils n'estiment pas ça nécessaire.

Bien sûr," la capote c'est pour les jeunots, moi j'ai confiance"... "Tout ça, j'ai pas l'habitude, ça me fait débander"... "C'est comme prendre une douche tout habillé"... "A mon âge on n'attrape pas ça, et puis c'est pas grave, je suis déjà vieux"... "J'ai le droit de m'en payer, à mon âge !"... Et de ressortir toutes les (vieilles) idées reçues, parce qu'ils n'ont pas fait attention à ce qu'on disait à la télé : C'est ciblé jeune, tout ça.

Le problème c'est que tous ces vieux cochons (et n'oublions pas les vieilles cochonnes) ne sont pas à l'abri d'une contamination, et risquent de baiser les autres (à tous les sens du terme). Et les vieux beaux comme les vieilles peaux liftées essaient autant que faire se peut de ne pas baiser entre eux, mais de se taper des minets et des minettes. Et ils y arrivent : L'expérience, l'argent, le complexe d'oedipe de certains tendrons...

Vous voyez le topo. Il suffit pour se convaincre de la gérontophilie furtive qui étonne de par sa présence dans le monde de voir les messageries roses allemandes où pullulent les mémères, et les quartiers huppés où grouillent les bellâtres grisonnants chefs d'entreprise et les dames en tailleur Chanel liftées et emperlouzées de partout. Comme on dit, "À vieille mule, frein doré"... Voyez le succès de la DHEA et du Viagra.

Et en ce qui concerne les homosexuels, ceux qui se sont déjà fait draguer dans le Marais par une vieille tantouze défraîchie habillée en cuir comprennent bien ma mise en garde : Il y a eu plusieurs incidents, déjà, de morts par arrêt cardiaque dans des lieux de rencontre ou chez des particuliers, parce que certains ont mélangé le poppers (un euphorisant légal vasodilatateur) et le Viagra. C'est symptomatique !

Oui, les vieux baisent. Les papys ont une sexualité, et la ménopause n'arrête pas les mamies. Si répugnant que cela puisse paraître, les êtres humains de tous les âges sont touchés par la société du sexe et la porn-culture, à des degrés divers, et ne veulent pas abandonner les privilèges de la jeunesse aussi aisément, comme dans la Comedia : Avec un seul pied hors de la tombe, c'est plus qu'assez pour en sortir aussi un sexe, même fripé.

Ne dramatisons pas, cela ne veut pas dire que si votre mémé sort le soir elle va aller dans une tournante dans un hospice, ou se faire violer de façon répétée par un gang de pervers qui aiment les grisons en couches pour adultes ! Mais cela veut dire que quel que soit l'âge, du moment qu'on est sexuellement actif, il faut aussi être sexuellement responsable... Et ça vaut pour tout le monde. C'est moral, oui, je sais, mais c'est comme ça.

En attendant, Bernard Joyet, auteur-compositeur-interprête méconnu a tout de même composé la doulce chansonnette pleine de références poétiques ainsi qu'à la chanson française en général, parfaitement adaptée à la situation. Il s'agit de celle du Gérontophile. Allez donc voir sur le site de ce quinquagénaire, un autre vieux pas si beau que ça, mais qui connaît visiblement son sujet...

13/12/2005

Mange, mon fils !

A l'approche des fêtes et des plantureux repas hivernaux qu'elles promettent, des bouffées de nostalgie culinaire flottent parmi nous, anonymes flatulences de nos esprits soumis. Il semble aujourd'hui naturel, logique et même positif d'avoir la nostalgie de la cuisine de grand-mère. Et pourquoi pas ? L'image stéréotypée de la mamie gâteau souriante est la base publicitaire de Mamie Nova et des soupes Liebig façon Grand-mère...

Mais cela m'intrigue : Chacun ayant ses propres grands parents, comment peut-on tous regretter la même chose ? Il me semble qu'il s'agit de quelque chose de purement affectif, qui n'a aucun rapport avec le goût exact de ladite cuisine. Pour rétablir la vérité, voilà quelques caractères spécifiques de la cuisine de vieux séniles, recueillis grâce à des témoignages. Quitte à être nostalgique, autant que ce soit pour quelque chose de vécu, non ?

1) La quantité fait la qualité :

Autrement dit, si un plat est bon, c'est meilleur quand il y en a plus. La cuisine de certaines grand-mères atteint vite des quantités astronomiques, donnant des crises de foie à leur descendance à force de services supplémentaires. Exemple : "Mais tu es si maigre mon chéri ! Ressers-toi une quatrième fois !"

2) Quand un produit est bon, il est bon n'importe où :

Certaines grand-mère trouvent qu'un produit, qu'une denrée ou qu'un ingrédient (le saindoux, le rhum de cuisine, le riz, le glutamate...) est absolument délicieux, et donne à tout le reste un goût exquis. Elles en mettent donc dans tous les plats. Exemple : "Tu aimes la crème avec les fraises, pourquoi pas dans les nouilles au ketchup ?"

2 bis) Quand un produit est bon, on en rajoute :

Quand un ingrédient apporte quelque chose à un plat, pourquoi en mettre un soupçon alors qu'on peut en rajouter ? A chaque fois que le vieux fait ce plat, il en rajoute un peu plus. Ce qui commence comme un délicieux lapin à la moutarde devient, après quelques années, de la moutarde avec un bout de lapin dedans.

2 ter) Quand un plat est bon, on le fait tout le temps :

Par "souvent", il faut entendre constamment, en toutes circonstances, par delà les années. Dés que la vieille connaît un plat qu'elle pense que l'un de ses descendants aime, elle le refait à toutes les occasions. C'est ainsi qu'on peut se retrouver avec du couscous à Noël. Exemple : "Mais tu aimais ça quand tu étais petit..."

3) Quand on a fait la guerre, tout se garde :

Il est des vieux qui ne supportent pas de jeter. Faisant des quantités de conserves et confitures, ils les remisent pendant des mois en vue de les offrir. Hélas, tout passe... Exemple : "Les enfants, venez voir la confiture de coings que Mamina vous apporte... Vous enlevez la couche bleue, en dessous tout est bon !"

4) Les ingrédients de ma jeunesse :

Les vieux sont habitués à cuisiner avec les produits de leur temps. Parfois ça passe bien, parfois ils ont vécu une époque de privation et d'horreur culinaire. Exemple : "C'est bon ? C'est du tapioca à la margarine. J'ai mis du Spigol, ça remplace le safran. Ils n'en vendent plus, j'en ai retrouvé au fond d'un placard."

5) Je suis vieille, quand je suis seule je ne cuisine pas, j'ai perdu la main :

Il y a des vieillardes que ça emmerde de cuisiner, tout bêtement. A leur âge, elles estiment avoir besoin de repos et mérité le droit de ne pas se faire chier pour leurs petits enfants, aussi ne reçoivent-elles pas bien. Exemple : "J'ai fait des pâtes et il y a un poulet de chez le boucher. L'entrée j'ai pas eu le temps."

6) Cuisiner ? Et puis quoi encore ?

Enfin, et c'est un cas plus courant qu'on ne l'imagine, il y a énormément de grand-mères qui ne savent pas cuisiner, faute de l'avoir appris. Exemple : "J'ai fait un gâteau... Ce sont des petits beurres empilés et soudés avec du chocolat fondu. Je me suis donné du mal pour les enfants, j'ai trouvé la recette dans picsou magazine."

Evidemment, cette liste est non exhaustive, et chaque caractère est cumulatif. Par exemple, certaines grand-mères ont les traits 1, 2, 2bis, 3, 4 et 5... Elles font donc de très grandes quantités de plats qui contiennent tous énormément d'un horrible ersatz de leur jeunesse, censé donner un bon goût à tout, et les laissent moisir longtemps avant de les offrir à tout le monde. Et, quand elles reçoivent, prétextent un manque de pratique.

Si, si, ça existe, il se trouve que ma propre grand-mère est un tel spécimen. Extrême ? Peut-être, encore que j'en doute. La démence sénile a des effets étranges sur les qualités culinaires, et c'est vrai pour tous ceux qui y sont soumis. De quoi donner crédit à la charmante publicité détournée en comptine que chantaient nos bambins : "Grand-mère sait faire un bon café, Grand-père est mort empoisonné..."

Mardi RAS

Mardi treize. C'est aujourd'hui. Oui, je sais, c'est marqué... Jour inconnu entre tous. Pourquoi un treize ? Je ne m'inquiète pas du treize. J'adore les treize. Les treize ne m'ont jamais porté malheur, et j'oserai dire qu'ils n'ont rien porté à personne, si ce n'est le jour suivant. Je suis né un treize, et voir combien les grenouillesques imbéciles s'effraient de ce nombre sans raison apparente me réjouit au plus haut point.

Pourquoi mardi, pourquoi pas vendredi ? Parce que les mardis, allez savoir pourquoi, c'est chiant. Pire que les lundis. Depuis la chiure de mouche télévisuelle "Ciel mon Mardi" et les films pour un public grand par le nombre et non par l'esprit de "Ciné-Mardi", jusqu'aux cours de mathématiques dont j'avais plusieurs heures le mardi au lycée, sans compter la permanence bénévole et chiante du mardi soir que j'assurais encore il y a peu (maso, hein ?).

Le mardi est pour moi un jour ou rien ne se passe. Si le lundi est une reprise du travail, au moins on a une raison de se plaindre. Le mardi, on n'a même pas ça. Il ne reste qu'à attendre que ça se termine pour que le mercredi arrive, plus joyeux, parce que c'est le jour des enfants. Mardi ne coupe pas la semaine, c'est un second rôle... C'est tout juste si on parle du mardi quand il y a un pont, et encore.

On ne fête plus le mardi gras, il n'est même pas férié, et la plupart des gens seraient bien en peine de dire quel jour ça tombe : l'aura d'anonymat de ce jour a déteint sur cette fête autrefois si gaie. Le mardi est un jour qui, constituant le gros, la masse, le vulgum pecus de la semaine avec le jeudi, est là pour ne pas ressortir et, par contraste, faire mieux voir le reste : le lundi, le mercredi, le vendredi et le week-end.

Oh, on fêtait le mardi gras à la Nouvelle Orléans, mais dernièrement, La célébration est tombée en désuétude dans les rues de cette ville à cause de Katrina, la rabat-joie. MARDI est accessoirement le nom d'une organisation malaise (oui, de Malaisie, pas malade...) dont je ne connais pas la fonction, ne sachant pas lire le Malais. Et de toutes façons, ça n'a aucun rapport avec le jour de la semaine, alors...

Toujours sans rapport avec la choucroute, il paraît que MARDI est l'acronyme américain du MARs Descent Imager, l'appareil photo volumineux et moche de la sonde Phoenix. Pourquoi lui ont-ils donné un acronyme, ou seulement un nom, allez savoir : les scientifiques adorent nommer les choses, ça leur donne un sentiment de puissance exacerbée et l'impression de connaître, de contrôler la chose. C'est important pour les binoclards.

Est-ce que vous connaissez une seule chanson, un seul poème, un seul proverbe, ne serait-ce qu'une citation qui parle du mardi ? Il y a "le lundi au soleil", "c'est vendredi" (de Lynda Lemay), pléthore de chansons sur le week-end (dont celle de Lorie) et sur le mercredi (dans les émissions pour enfants), et même Pierre Desproges a dit "C'est marrant, j'arrive pas à me faire à l'idée qu'on est déjà jeudi". Il y a même le retour du jeudi...

On a Robinson et Vendredi, Garfield dit "je hais les lundis", le restaurant s'appelle "TGI's Fridays" (en anglais, "Dieu merci c'est vendredi"), il y a un Baron Samedi dans le culte vaudou, c'est tout juste si c'est un nom propre dans certains pays et pas chez-nous. Et le troisième roman de Herman Melville s'appelle "Mardi", mais il n'est pas connu parce que son style n'est pas considéré comme "mûri" avant son cinquième livre...

Donc le mardi, rien. Bon, à part la chanson stupide "l'empereur, sa femme et le petit prince", mais celle-là ne compte pas, elle cite tous les jours. Le jour où on parlera du mardi, ce sera la semaine des quatre jeudis, moi je vous le dis. Mardi, en plus, c'est le jour de Mars, donc de la guerre et des hommes... Mais manque de bol, le jour de l'amour (Vénus) c'est vendredi. Et les musées ferment, vous parlez d'un programme.

En anglais, le mardi se dit "Tuesday", ce qui signifie exactement la même chose que chez nous, vu que c'est le jour de Tiw, dieu nordique de la guerre. Et ça ressemble à "two", ce qui fait penser à des imbéciles (dont un grand nombre de professeurs des écoles qui induisent en erreur notre postérité) que c'est l'origine du nom, le deuxième jour de la semaine (alors que la semaine commence le dimanche dans les pays anglo-saxons...).

Mais personne ne réagit parce que le mardi est tellement inintéressant que tout le monde s'en fout. Mais alors là, tout le monde. Même moi, c'est dire. Quand vous saurez que je ne peux citer aucun événement historique s'étant, que je sache, produit un mardi, vous saurez à quel point je m'en fous. Mais je suis bien content d'avoir tenu aussi longtemps sur un sujet aussi bête rien que pour faire mon intéressant.

12/12/2005

Des films bien montés

Aujourd'hui, je m'adresse aux garçons... Et aux rares filles qui regardent parfois ces oeuvres délétères dans lesquelles, pour le plaisir solitaire de chaque spectateur, des couples (et plus si affinités...) s'adonnent à des ébats effrénés, spasmodiques et bestiaux. Vous l'aurez compris, nous allons parler de films de boules, de cul, de foutre, pornos spermatiques et à scènes explicites, X, hardos et autres boulards.

Pour le coup, c'est un phénomène universel : gays, bis et hétéros, les films "hard" (c'est à dire montrant touts, l'acte sexuel, les organes de tout le monde, la pénétration, l'éjaculation, l'argent du beurre et le cul de la crémière) depuis la fin des années 80 sont tous sous l'effet d'un charme (c'est le cas de le dire) assez surréaliste. Il s'agit de la mystérieuse capote magique, qui s'explique par l'arrivée du grand méchant SIDA...

Pour prôner un tant soit peu le safe-sex et se donner bonne conscience en se "couvrant" à tous les sens du terme (du moins c'était le cas avant les trithérapies, quand ça faisait peur, comme si c'était moins grave maintenant...), les cinéastes pornographes font mettre des préservatifs à tous leurs acteurs, mis à part sur le marché du bareback, qui ressurgit surtout chez les gays ces temps-ci, et pour la fellation.

Pourquoi pas la fellation ? Parce que même si tous les médecins vous diront que c'est possible, logique et que ça serait naturel qu'il y ait un risque faible, personne n'a encore été "officiellement" contaminé par une fellation sans éjaculation (du moins les médias ne le claironnent-ils pas), et ça, ça passe pour un doute raisonnable... C'est mi figue mi raisin, mais c'est comme ça. Malgré tout ce qu'on dit, peu de gens sucent avec des capotes de nos jours.

Pourquoi une résurgence du Barebacking ? Ce n'est sûrement pas la nostalgie des films "vintage" (en français, "millésimés", littéralement) des années 70, ces antiquités dont les grands échalas maigres, frisés, moches et portant la moustache tue-l'amour, prennent des horreurs blondes aux chairs flasques grâce à leurs bites tentaculaires, avec du papier peint atroce et des joints en arrière-plan. Mais c'est un autre débat...

Le hic, c'est que la capote ne plait pas. Elle est vue comme une contrainte (paraît-il...) par beaucoup d'onanistes, ou en tout cas beaucoup d'acteurs et de réalisateurs. Il y a donc très peu de films qui l'intègrent à l'action et montrent le mec en train de la mettre, de préférence sans même débander un peu. Au lieu de ça, on voit l'organe à l'orée du trou (quel qu'il soit), puis, abracadabra, montage : il pénètre encapuchonné.

Mais pourquoi ? Des millions de gens font l'amour, sodomisent, baisent, pénètrent, liment, pistonnent, filent des coups de lance ou de sabre, trempent leur biscuit, donnent un poisson au chat ou passent par la porte de derrière tous les jours et avec bonheur, avec popaul vêtu de ces charmants petits appareils protecteurs ! Et les réalisateurs de se défendre en disant que le porno est un fantasme et que ce n'est pas grave...

Non, c'est vrai, ce n'est pas grave, et on peut même citer l'argument des réalisateurs de films Barebacks : les acteurs et les réalisateurs sont libres, majeurs et responsables, tout comme les spectateurs, qui ne vont pas nécessairement faire tout ce qu'ils voient sur leur écran (ça reste à voir pour certains, mais bon, ça peut se tenir...). Mais avouez qu'un porno c'est déjà pas excellent niveau réalisation, alors avec ça en plus...

A quand un film pornographique hard bien réalisé, ou chaque aspect serait érotisé et sexualisé, stylisé pour tendre à l'excitation, plutôt que simplement fournir une série de plans culs vaguement liés, parfois sans scénario ? Il y a des films érotiques qui passent pour artistiques, et Lars Von Trier s'était essayé à tout cela, mais bon... Lars Von Trier, c'est... Spécial, dirons-nous.

Bon, je ne vais pas non plus courir après un tel porno, je veux dire, ce n'est que du cul. Mais je serais curieux de voir ce que ça donne lorsque les réalisateurs font ne serait-ce qu'un effort. Ils n'ont pas besoin de faire un chef d'oeuvre pour être primés aux Hots d'Or, d'ailleurs, ni d'avoir des stars aussi belles qu'à Hollywood. Il y a déjà de bonnes choses dans cette industrie qui s'ouvre de plus en plus (passez-moi l'expression).

Whoopi Goldberg a bien une scène de sexe mythique dans Ghost, alors ça doit pouvoir se faire, non ?

10/12/2005

Simples secrets

Dans mon billet d'humeur sur l'affaire Condoleezza Rice, j'avais dit que je vous parlerai peut-être de la CIA. Eh bien ce jour béni est arrivé. Je n'ai pas grand chose à dire, mais je vais le dire quand même. Non, c'est exact, la CIA ne respecte pas toujours les libertés civiles (lire : "les piétine allègrement dans certains cas")... Les décideurs de la CIA sont responsables de la mise en place de régimes douteux (au mieux...).

En effet, à ce sujet, la CIA a pris bon nombre de décisions regrettables qui auraient peut-être pu être évitées (quoiqu'on ne le saura jamais) et dont les conséquences sont aujourd'hui la merde qui colle au cul métaphorique du monde. Cette agence, et les autres agences secrètes, sont aussi responsables de très nombreuses incursions injustifiées dans divers pays, sur leur territoire et dans leur système politique, au nom des intérêts américains.

Personnellement, je ne sais pas si j'aurais fait mieux, et j'aurais pris les mêmes décisions dans beaucoup de cas si j'avais été dans la même position. Du moins c'est ce que je me plais à croire. Le but de la CIA est de promouvoir les intérêts américains, de toute évidence par des moyens secrets (et ils sont secrets pour la simple raison qu'ils doivent être en dehors des lois), donc, a priori, c'est une mission qui a été aussi bien menée que possible !

Comment voulez-vous pourchasser les terroristes avec une armée régulière sans tuer des millions de civils innocents ? Vous voyez le résultat quand on attaque les états voyous (ce qu'on ne fait qu'en dernier ressort, et en essayant de ne pas toucher les civils)... Et que faire quand les civils d'un pays, qu'ils soient endoctrinés ou pas, participent de l'effort terroriste ? La seule solution est d'employer des espions.

Une photographie satellite, c'est bien joli, mais ça ne marche pas contre les attentats-suicides. C'est déjà difficile de différencier un camp de vacances d'un camp d'entraînement illégal, alors... Et on ne peut pas envoyer les tanks pour prévenir un bombardement inopiné d'un gratte-ciel par un avion de ligne. Il faut donc avant tout des informations fiables, telles qu'elles ne peuvent être récoltées que par des agents humains.

C'est paradoxal, cela semble bien être des coups en dessous indignes de beaucoup de gens (avec raison), on tombe souvent dans le meurtre de sang froid et la torture (comment obtenir autrement certaines informations, surtout lorsqu'il y a urgence ?), c'est encore plus terrible lorsqu'une erreur est commise (et cela arrive fatalement, à tout le monde)... mais empêcher des morts nécessite des assassins.

Je ne vois pas comment la police pourrait être efficace pour ça : la menace d'un procès ou d'un passage à tabac, c'est bien peu. Quant à l'ONU, tout ce qu'elle sait faire c'est envoyer de vilaines lettres disant qu'elle n'est pas contente. Alors tant qu'à faire, je préfère que ce soit la CIA et les autres agences secrètes du monde "libre" qui s'en occupent : Je sais qu'ils sont qualifiés, et il y a du pain sur la planche.

09/12/2005

tāmāde

J'avais dit que je parlerai de la Chine, alors nous y voilà. La France vient juste de vendre 150 airbus aux chinois en faisant absolument fi des droits de l'homme, du Tibet, du communisme autoritaire, et des sanctions économiques que tout le monde voulait prendre contre la Chine suite au fait qu'elle inonde notre pauvre marché français de ses vêtements peu chers et en très grand nombre.

C'était très drôle : On a vu des personnages importants de la droite libérale, se gargarisant habituellement des mots "libre concurrence", "l'offre et la demande" et "une économie saine et libérale à l'américaine", montrer démagogiquement du doigt que les chinois (pourtant communistes) étaient trop avantagés par rapport à nous et que nous devions employer des mesures de régulation du marché !

Pourtant, s'ils peuvent avoir plus d'investisseurs, plus d'ouvriers, et qu'ils les paient moins (beaucoup, beaucoup moins...) que chez-nous, en quoi est-ce si mal ? On peut ou non être d'accord sur le principe, mais c'est ce que feraient toutes les entreprises françaises, européennes ou autres si elles le pouvaient : Il n'y a qu'à constater les délocalisations nombreuses dont on nous rebat les oreilles, et que la même droite défend !

Etais-je alors le seul à trouver cela hypocrite ? Une chose est certaine, la Chine est une grande puissance capable de nous envahir économiquement dans beaucoup de domaines, si pas tous. Et on en a besoin comme client, comme l'Amérique. Comme disait une de mes connaissances, "La Chine nous a acheté des airbus, on va pouvoir manger ce soir". Depuis le temps qu'on nous serine que la Chine s'éveille, de quoi nous étonnons-nous ?

Nous lui avons bien apporté le café au lit, il me semble ? Ou est-ce que ces Macdonalds, Dior, Pepsi, Louis Vuitton et autres marques occidentales présentes en Chine depuis son ouverture relative (de même que le concept importé de la consommation de masse) ne sont que le fruit de mon imagination ? Nous sommes loin de la Chine de Mao. Là, c'est la Chine dont les Américains se méfient vraiment, car elle est sur leur terrain.

09/12/2005

P-R, sweety

Bien le bonjour tout le monde, si monde il y a (et je vous rappelle que je ne souhaite pas savoir combien de personnes lisent mon Blog, parce que je suis déjà assez arrogant comme ça). Aujourd'hui, je vous ai concocté un post assez long mais nécessaire sur les relations publiques. Pas les relations publiques en général, juste les miennes, entre moi, vous et les gens très sympathiques de MSN spaces qui m'hébergent gratis pro deo.

Stoppez tout, l'impossible est arrivé, c'est peut-être même un signe de l'Apocalypse... Un lecteur de mon Blog (si, si, j'en ai, à part mes amis proches...) vient juste de me contacter sur MSN et via un commentaire (que j'ai supprimé parce qu'il a mis son nom et des infos personnelles, et que ce n'était pas un commentaire direct de mon Blog, mais ne vous inquiétez pas, je lui ai répondu...).

Or donc, cette personne (dont je ne donnerai pas le nom par respect, et aussi parce que c'est un de ces noms qui font souffrir et qu'il doit avoir eu moult douleurs et grincements de dents avec les calembours cruels qu'ont dû faire tous ses camarades quand il était petit... Mais passons) m'a contacté croyant que j'étais un de ses anciens camarades de classe de je ne sais quelle école jusqu'en 1991.

Bon, ça n'est pas le cas. J'ai un nom très courant, même si on ne dirait pas, comme ça... J'ai surtout un nom de famille commun avec beaucoup de gens qui ne sont même pas de ma famille, d'ailleurs, ce qui prête à confusion. J'ai aussi, selon toute apparence, l'ancien numéro de téléphone d'un journal coréen de Paris, et je reçois encore, à ce jour, des appels réguliers de coréenophones voulant passer des annonces.

J'aime les nouveaux contacts, mais ce genre de chose est plutôt agaçant à la longue. Fort heureusement, l'individu dont je parle est très sympathique. Il est en ce moment en Chine pour une raison que je n'hésiterai pas à lui demander la prochaine fois que je lui parlerai. Après tout, il a aimé mon Blog. D'ailleurs j'en profite pour dire à tous ceux qui me lisent et ne me connaissent pas : Je ne mords pas...

Il semble que tous ceux qui me contactent par hasard soient liés à l'extrême orient d'une façon ou d'une autre. Non que ce soit une coïncidence qui me déplaise particulièrement, mais qu'ai-je à dire là-dessus ? Je m'aperçois que je n'ai pas fait la place qu'elle mérite à cette partie du monde pourtant éminemment intéressante dans mon Blog. Il faut dire qu'elle n'occupe pas vraiment une place prépondérante dans mon esprit.

Bah, si MSN ne me ferme pas j'en parlerai bien un jour. Oui parce que j'ai brisé le code de conduite de MSN. C'est vrai, je le confesse, j'ai mis une jolie photo d'un homme tout nu (même pas en érection). Mais je l'ai enlevé, maintenant, c'est fini... Ceux que ça intéresse n'auront qu'à aller voir ailleurs. J'ai aussi enlevé la photo de deux chiens qui copulent, d'ailleurs.

Bon, je n'aurais pas pensé que cela put tomber sous le coup de la déontologie (je veux dire, on voit ça parfois en pleine rue, et je ne connais personne que ça excite, mais sait-on jamais...), mais comme on me l'a demandé, je m'exécute. Je veux dire, c'est une censure, mais ce ne sont que des photos débiles illustrant un propos plutôt quelconque, et n'importe qui peut les trouver ailleurs.

Après tout, c'est vrai, quoi, on ne va pas pleurer pour deux photos... Ceci n'est pas un site porno. Jusqu'à présent, j'ai énoncé des opinions horribles, parfois même extrêmes, et souvent de droite (crime suprême, à ce qu'il semble, chez les gays et les étudiants que je fréquente...), j'ai attaqué la convention de Genève, la croix rouge, et des tas de politiciens dont certains sont présidentiables.

Oh, et j'ai dit beaucoup de mal de gens qui méritent sans doute encore plus de respect, y compris les vieux, les jeunes, les cons, les intellectuels, les enfants, les instituteurs, les étrangers, les français, les croyants, les mécréants, les grands auteurs, les petits auteurs, et j'en passe... J'ai même donné une recette de bonbons à l'arsenic, une méthode certaine (à haute dose) de réduire la population mondiale sélectivement.

Je ne crois pas détester suffisamment qui que ce soit pour vouloir sa mort, mais je n'hésiterai pas à offrir quelques uns de ces bonbons si on me présentait un pédophile, un violeur en série, un bourreau d'enfants, quelqu'un qui bat sa femme, un tueur d'innocents, un terroriste ou tout autre personnage du même acabit. Je rappelle que l'empoisonnement par l'arsenic peut-être lent, dégénératif et douloureux.

Tout ça pour dire que la subversion est partout, surtout où on ne l'attend pas, et qu'en général tout le monde s'en fout. Ne faisons pas une montagne d'une taupinière : Je ne comprends pas ceux qui prennent les armes contre la censure de leurs hébergeurs, quand on vit chez quelqu'un, on respecte ses règles arbitraires, sinon on va ailleurs... Tout bêtement. Dieu sait qu'il y a de la place sur le net pour tous les barjos.

Selon toute apparence, le code microsoftien se fiche de ce que je raconte, du moment que je ne diffuse pas ce qui ressemble pour eux à de la pornographie. Rien n'est plus simple ! Ils sont fort arrangeants, au vu de la facilité qu'ils me procurent à faire fonctionner ce site, et cela conforte ma confiance dans le modèle capitaliste et son humanité. Alors voilà, j'ai écrémé. Je me rattraperai sur le texte.

07/12/2005

Saint doux

Hier, c'était le six du mois, donc la Saint Nicolas. J'avais autre chose à vous dire ce jour là, mais je voulais tout de même vous parler de cette fête très importante. Saint Nicolas joue le rôle du Père Noël dans beaucoup de pays, et apporte des pains d'épices aux enfants sages cette nuit-là dans pas mal de pays slaves et/ou orthodoxes. Donc ce matin, normalement, de nombreux petits enfants se trouvent plus riches de quelques pains d'épices.

Et il est plutôt cool, Saint Nicolas. C'est le saint patron des écoliers et des enfants de choeur. Comme on ne sait pas grand chose sur lui, à part qu'il a distribué toute sa fortune avant de devenir archevêque de Myre (une ville de Licie) en 342 et que ses reliques sentent bon (d'où l'expression "odeur de sainteté", ce qui est vraiment miraculeux pour un vieux bout de cadavre...), on n'a pas cessé d'inventer des légendes à son sujet.

Par exemple, le coup de l'ogre. Il y avait une fois un ogre qui découpait les enfants pour en faire du petit salé. Eh bien un beau jour, Saint Nicolas est arrivé, il a battu l'ogre, et puis il a pris les morceaux découpés et salés des petits enfants dans les tonneaux qu'il y avait dans la cave, il les a rassemblé, et hop, un petit miracle : Les enfants se sont ressoudés et mis à revivre ! Un bon gars, je vous dit.

Evidemment, cette légende en rappelle beaucoup d'autres du même genre, mais c'est quand même une jolie histoire. Si vous cherchez des Nicolas célèbres, vous avez Nikola Tesla (le savant fou croate), Nikolaï Gogol (l'écrivain russe), Niccolo Machiavelli (l'intrigant florentin), Nick Nolte (l'acteur américain), Nicolas II (le tsar de toutes les Russies) et Nicolas Sarkozy (l'ogre français).

Fun guys from Yuggoth

Est-ce une extraordinaire coïncidence due à un manque chronique de culture chez les trouveurs de tendance microsoftiens, ou est-ce un hommage, un clin d'oeil, ou pire, une volonté de cannibaliser les anciens noms pour leur donner une connotation certes moderne mais délétère et commerciale ? Nous ne sommes plus à l'abri de rien, de nos jours, voyez l'affaire des "gnoufs" dont je vous avais déjà entretenu dans une autre causerie.

Il est possible d'adopter sur MSN (que vous connaissez par nécessité puisque vous êtes sur ce site) un nouveau type d'image, sans doute l'équivalent des avatars personnalisables de Yahoo Messenger. Il s'agit d'un petit personnage courtaud et mal dessiné, aux yeux brillants et à la tête surdimensionnée, que l'on peut habiller de diverses façons, en lui ajoutant un décor et des accessoires à télécharger.

Ces accessoires tous plus débiles les uns que les autres sont dessinés, comme le corps même de la créature maudite, dans un style extrêmement tendance qui rassemble les pires défauts du tag, du manga et de l'animation vectorielle. Le résultat est froid et peu sympathique, un peu comme ces horribles trolls à la touffe hérissée que tout le monde se plaisait à collectionner il fut un temps. C'est la tendance grande gamine ou ado attardé.

Je peux à peine dire le nom de cette atrocité, de cette abominable homme du net... Il s'agit phonétiquement du nom qu'emploient les tibétains pour désigner le yéti. Pire, c'est bien ce nom même, sacré, que l'immortel Lovecraft, notre maître à tous, a voulu donner aux créatures plutoniennes, mycéliennes, interdimensionnelles et autrement indicibles qu'il met en scène dans le Vermont profond et dans quelques nouvelles.

Je veux bien sûr parler, vous l'aurez compris, des "meegos". Ô sort injuste, ô cruel destin, ô monde atroce qui permet qu'un auteur génial et révéré au style précurseur et à l'imagination plus fertile que toute la corporation Microsoft se fasse plagier sans honte, peut-être même sans savoir, par un sinistre et gigantesque cuistre (à l'intellect comparable à celui d'un mongolien de six ans, par rapport au maître) !

Et pour faire ça.

Cette chose.

Cette manière de petit caca, de crotte de nez virtuelle, de moustique mental scrofuleux, de microbe flatulent, d'avorton intellectuel cacochyme, d'erzatz d'avatar hydrocéphale et raide participant de la macdonaldisation de l'Internet, pour fournir une énième version de ces crobards minables et autres lieux communs à ceux qui prennent la fumette pour de l'imagination et les sites porno pour de l'originalité.

Il en sort de nouveaux tous les jours, et tout le monde en a une de ces salissures infectes, de ces abjectes homoncules, de ces vomissures infâmes, de ces taches turbides au front du monde, de ces éructations nébuleuses et malodorantes issues d'un pleutre pervers et onaniste... Pour Noël, ils ont même des motifs spéciaux, tout aussi replets de la purulence pseudoculturelle devenue l'habitude de cette parodie humaine.

C'est un bien triste jour sur cette Terre.

06/12/2005

Au pays de Condi

... Comme dans tous les pays, on s'amuse, on pleure, on rit, il y a des méchants et des gentils. Je veux bien sûr parler du pays de Condoleezza Rice, qui effectue en ce moment une tournée européenne. Non que ce soit une chanteuse de RnB, malgré un tel nom. Non, il s'agit de la secrétaire d'Etat américaine (pas du tout l'équivalent de nos secrétaires d'Etat, le secretary of State des Etats-Unis est un peu leur ministre des affaires étrangères).

Au pays de Condi, il y a effectivement des méchants et des gentils, comme dans tous les pays. C'est du moins la doctrine que l'administration Bush (dont elle fait partie) veut défendre, en même temps qu'elle souhaite répondre aux accusations à peine voilées des pays d'Europe quant aux affaires que la CIA laisse traîner sur leur sol. Je parlerai sans doute un autre jour de mon opinion bien arrêtée sur le sujet... Parlons de madame Rice.

Républicaine convaincue, elle joue du piano et parle quatre langues (dont le français). Elle a travaillé notamment comme professeur de sciences politiques à Stanford, conseillère à la sécurité nationale de George W. Bush, puis à son poste actuel. Je dis ça parce que, n'étant pas très connue ailleurs que dans son pays, il est possible que vous en soyiez pas familier de ces détails. Et c'est grand dommage, car elle est présidentiable en 2008.

Elle s'inscrit, en apparence, dans la mouvance du "si vous n'êtes pas contents c'est le même prix", la vision en noir et blanc de la politique internationale américaine que les français ont appris à détester. Mais Condi ment. Oui, le calembour est facile... Mais il est effectivement impossible qu'une telle femme ne distingue pas les niveaux de gris entre noir et blanc, on le voit d'ailleurs dans le message qu'elle fait passer.

Aujourd'hui, elle affirme que soit on travaille avec la CIA, soit on se retrouve comme deux ronds de flan sans aide américaine à la prochaine attaque terroriste. L'autre jour à l'ONU, elle rabrouait un ministre allemand qui disait que les Américains n'allaient pas assez visiter l'Europe, en lui répondant que lesdits Américains n'avaient pas envie de partir en vacances là où on leur crache dessus ouvertement, en confondant peuple et président.

C'est donc une femme de caractère, que pas mal de gens exècrent, dans son pays comme ailleurs. On n'a toutefois pas souvent vu de gens à son poste briguer la charge suprême de l'état, puisque c'est un ministère habituellement mineur. Mais Condoleezza Rice est aujourd'hui l'une des femmes politiques les plus influentes de tous les Etats-Unis, si ce n'est la plus importante, adversaire coriace pour Hillary Clinton.

En effet, le sénateur Hillary Clinton de New York (démocrate) a décru en popularité à cause de certaines remarques très "gauche caviar" (du point de vue américain...) et parce qu'elle n'est que sénateur et plus la Première Dame bafouée. Elle prône de son côté une politique sociale forte, une lutte contre le terrorisme à l'intérieur avant tout, et le programme classique des démocrates aux Etats-Unis.

Ajoutons que beaucoup pensent en Amérique, alors que Condoleezza Rice est considérée comme excessive, que Hillary Clinton ne va pas au bout de ses idées. Par exemple, elle est personnellement contre l'avortement, mais ne pense pas que le rendre illégal élimine la pratique : Elle voudrait l'éradiquer par l'éducation sexuelle. Un voeu pieux... De même, elle est pour l'union des gays, mais pas leur mariage, pour diverses raisons.

De toutes façons, elles sont toutes les deux des hypocrites à grand sourire (et grand couteau) en politique, elles sont raides comme des piquets, se maquillent avec du spermicide, serrent les cuisses dés qu'un mâle approche, cherchent le rince-doigts après avoir serré les mains des militants (à l'instar d'Edouard Balladur), et ont l'air de s'être coincé une raquette de tennis bien au fond de l'anus (la poignée vers l'extérieur).

Si, il y a dix ans, on m'avait dit qu'il y aurait un secrétaire d'Etat noir aux Etats-Unis, je ne l'aurais pas cru. Colin Powell m'a donné tort. Si on m'avait dit, en outre, que son successeur serait une femme noire et qu'elle aurait eu un poste de conseillère à la sécurité nationale, le tout sous un gouvernement de droite lié aux fondamentalistes chrétiens, j'aurais crié au canular... Et pourtant, voilà Condoleezza Rice.

Si, en plus, on m'avait dit que cette femme serait elle-même encore plus à droite que Colin Powell, je n'aurais carrément plus écouté ces sornettes. Mais les voilà qui se réalisent ! Si enfin on m'avait dit qu'en 2008, on risquait d'avoir deux candidates et aucun candidat à la présidence des Etats-Unis, pour les deux grands partis, et qu'aucune des deux n'augure quoi que ce soit de bon ni même un changement quelconque...

Je ne sais pas quelle aurait été ma réaction, mais j'aurais sans doute éclaté de rire ou conduit à l'asile d'aliénés le prophétique individu qui m'aurait révélé ces visions de l'avenir, pourtant extrêmement précises : Dans tous les Etats-Unis, les slogans et autres cris de guerre se font déjà entendre, de "Hillary for Prez" à "We want Condi" (sans doute en référence à la chanson bien connue), et il y a déjà un "Rice Haters Club".

J'aime les paquets bien remplis !

Flash spécial : C'est bientôt Noël. C'est le scoop du siècle, au moins. Oui, riez, riez... Il n'empêche que les sujets de Noël fleurissent, malgré le fait qu'il faudrait être salement atteint pour ne pas percuter en voyant les pubs partout. Même au très surfait mais très officiel journal de vingt heures, plus seulement dans cette soupe délayée que l'on donne aux grabataires et que l'on nomme charitablement "journal de treize heures".

D'ailleurs, le fait que les magasins ouvrent trois dimanches avant Noël dans certaines localités, défraie la chronique des journaux télévisés, au point de remplacer la page sportive (c'est dire si c'est important aux yeux de ceux qui font la programmation !). A moi, ça me paraît normal de vouloir ouvrir quand la plupart des gens ont un jour de repos, pour pouvoir vendre un peu plus, comme dans d'autres pays, mais bon...

Or donc, puisqu'il faut parcourir les magasins dans le but avoué de gâter ruineusement les bambins en tous genres, je me suis plongé dans la littérature appropriée à la saison : les catalogues de jouets. Ils sont toujours extrêmement bien illustrés de tas de petites images très explicites pour les enfants, mais qui n'ont d'autre but que de crever les yeux des adultes par leur quadrichromie criarde et mal-fichue.

Je passe volontairement sur les jouets classiques et les jeux de constructions, comme le LEGO, le Playmobil, et tant d'autres, qui sortent constamment des nouveautés inventives... De nouveaux machins magnétiques ont fait leur apparition il y a déjà quelques temps, mais ça n'a pas l'air d'être aussi polyvalent... Les majorettes et les divers modèles de véhicules miniatures dont les enfants raffolent, mais qui ne s'actualisent pas beaucoup.

Je vous avais déjà parlé cet été de cette nouvelle génération de robots à soi-disant intelligence artificielle : ils en ont sorti un neuf, plus humanoïde, pour les fêtes. Et c'est normal, ils ont tous sorti quelque chose de neuf (ou de faussement neuf) pour Noël, y compris Microsoft et sa nouvelle console de jeu, qui sort avant toutes les autres rien que pour faire des sous. Eh, c'est pour ça que c'est un marché captif, non ?

Mais on trouve de tout et pour tous les goûts. Enfin, à peu près. Le petit gilet informe à épaulettes s'arrêtant au nombril, je n'ai pas compris ce que ça faisait dans la panoplie du policier américain. De même, l'espèce de sac en plastique rouge avec des excroissances pelucheuses et des moufles, et un pseudopode hérissé en guise de queue, je ne vois pas ce que ça a à voir avec un dragon. A la rigueur une cornemuse asthmatique...

Et puis les filles vont mouiller... leur maillot. Grâce au tapis de danse de la star académy, elles vont pouvoir apprendre toutes les chorégraphies de leurs mongoliennes préférées. Et c'est fourni avec un micro sans fil, un haut parleur, et une boule lumineuse. Le tapis change même les effets sonores et le tempo en fonction des cris inarticulés de la pouffe qui se trémousse dessus. Un jouet Lansay (par la fenêtre, par les parents excédés).

Les charmantes fillettes qui aiment à se retrouver entre copines pour échanger des ragots et porter du rose (vive les stéréotypes...) pourront se complaire dans leur vice avec le jeu "mon détecteur de secrets", sensé révéler qui est honnête et qui est menteuse à l'aide d'un machin en plastique à boutons colorés qui n'a rien d'un polygraphe. De belles disputes en perspective. On prend vraiment les filles pour des idiotes...

D'ailleurs, toutes les petites filles à partir de 5 ans qui veulent vraiment avoir le genre pétasse peuvent commander toute la série des jouets estampillés "Lorie" : le micro (avec applaudissements et encouragements enregistrés...), le baladeur, la machine à bulles/boule à facettes et le tapis de danse en duo pour rejouer tous les clips de la chanteuse raffarine, et chanter en karaoké avec la meilleure copine.

Pauvre Lorie... Elle ne chante pas plus mal qu'une autre, même si elle ne chante pas mieux que beaucoup. Elle n'a pas mérité ça. Maintenant, elle ne peut pas décemment avoir d'enfant : Si elle a une fille, avec son image et tous ces jouets, sa vie sera un cauchemar. Et si elle a un garçon... Eh bien, ce sera sans doute pire. Et puis vous imaginez la vie du pauvre petit, présenté à chaque occasion comme "Lorie-fils" ?

Passons sur ces commentaires particulièrement oiseux. Pour ce qui ets des jouets pour garçons, on a des tas de choses des plus perfectionnées à offrir aux petits scientifiques, que j'aurais été heureux de trouver quand j'étais petit... Mais hélas, tout ça n'existait pas encore. Par exemple, un microscope à webcam pour examiner sur son écran de PC et envoyer par Internet tout ce qu'on voit au microscope.

Je connais des écoles, pourtant privées, qui aimeraient bien se payer des instruments comme ça : Cela changerait complètement la façon de faire les TP, plus besoin de faire la queue au microscope ou de prévoir cinquante lamelles ! Idem pour le mini planétarium, autrefois un luxe importé qu'on ne trouvait (cher) que dans les boutiques desdites attractions, qui projette les constellations sur n'importe quel plafond obscur.

Les prix de toutes ces merveilles de technique sont aussi particulièrement modiques : Le planétarium est à presque trente euros, soit à peine plus cher qu'un DVD. Le microscope (ordinateur non fourni...), tout comme cet ordinateur portable fonctionnel parlant et musical qui offre des programmes et des jeux de niveau CP à CM1, est à environ 75 euros. Pour la technologie qu'il y a dedans, c'est assez peu.

Garçons et filles pourront écrire tous leurs petits secrets grâce pour les unes au carnet spécial (et rose...) à reconnaissance vocale de la Star Academy, et pour les autres de l'agenda grimoire secret cadenassé de Harry Potter. Ou vice-versa. De toutes façons, ils sont tous les deux fournis avec un stylo d'encre transparente, visible uniquement grâce à une lampe à UV fournie.

Comme toujours, la nuée de sets d'activités manuelles fait peau neuve. On a le tour de potier et le métier à tisser (faites comme les petits hindous de votre âge, du moins ceux qui ne sont pas dans les mouroirs...), l'atelier pour bougies (faites un cierge pour mamie et un godemiché pour la grande soeur, ou l'inverse...), et bien sûr la pâte à sel (même si c'est facile à faire chez-soi, ils ont besoin d'un set, allez comprendre...).

Question jeux de plein air, pour ceux qui habitent ailleurs qu'à Paris (il en faut...) il y a tout un tas de petites maisons avec armatures flexibles mais solides, bien plus astucieuses que ces vieilles tentes à monter soi-même, mais aux thèmes toujours indiciblement stupides : des châteaux de princesses ou de rois qui ont l'air de capsules spatiales, de barbapapa, de machins bariolés, bref de tout sauf de châteaux.

Les sportifs et sportives pourront s'en donner à coeur joie avec les coffrets d'initiation au bowling et à la pétanque, voire au billard miniature. A quand poker, cigares, bières et pastis ? Les échasses et le pogo stick (sorte de bâton à ressort sur lequel on peut sauter à pieds-joints, pour ceux qui ne connaîtraient pas cette invention américaine rendue populaire par les cartoons...) ne sont pas recommandées en appartement.

Les petits maquettistes pourront tenter de construire (souvent vainement, hélas, surtout si c'est la première fois) le Queen Mary 2, le Star Destroyer de la République du dernier film de Star Wars (je pense qua ça aura beaucoup plus de succès cette année...), ou le Concorde (c'est pour mieux te crasher, mon enfant !). Au moins, quand c'est ça, ce ne sont pas les Pokémons, Winx, et autres Yu-Gi-Oh à collectionner...

Question jeux de sociétés, comme d'habitude, les arrivages font la part belle à la fournée allemande de Noël. Ils sont forts ces Allemands, pour faire des jeux de société, que ce soit pour les grands ou pour les enfants. A chaque fois on les achète, et le concept est tellement étrange qu'on n'y joue que deux fois avant de ranger la boite, qui ira prendre la poussière en attendant le prochain jeu. C'est le concept du jeu à collectionner furtif !

Pour résumer, je dirais que ce Noël, comme tous les autres depuis longtemps, même avant que Papa Noël ne soit devenu rouge d'habit par la magie de Coca Cola, s'avère placé sous le signe du consumérisme. Et c'est tant mieux ! L'amour de son prochain, les chants, les amis, la naissance du christ (pourquoi pas...), c'est bien joli, mais sans les cadeaux, ce serait un peu comme l'ascension : ça passerait inaperçu, ou on se ferait chier.

05/12/2005

Attention aux losanges sur les routes...

La croix rouge instaure un nouveau symbole, plus passe-partout et moins connoté "religion" que la croix ou le croissant. Il s'agit d'une espèce de losange creux qui va cohabiter (pour reprendre le cri d'amour du crapaud et une citation de Pierre Desproges) avec les deux autres sigles, le temps qu'on s'habitue.

Outre le fait qu'il soit toujours aussi tentant (et facile) de prendre le drapeau, particulièrement voyant, de cette organisation ô combien humanitaire pour une cible, on ne peut que constater le symbolisme foireux de la chose... La croix rouge n'étant pas au delà de tout soupçon dans les affaires de corruption endémiques de l'ONU.

Le crystal rouge, car c'est son nom, est un "symbole de pureté et de transparence", dixit les responsables français de l'organisation. Qui plus est, "crystal" est un mot commun à de nombreuses langues (ce qui ne veut pas dire que c'est un symbole universel, hélas...). Et c'est sensé rappeler l'eau. Un losange. Ben voyons.

Bon, à moi ça me rappellerait plutôt le feu, ou les communistes, à cause de la couleur... Ou un genre d'empire despotique de Space Opéra, un gimmick extraterrestre de science-fiction, ou même un superhéros (qui aurait ce truc d'un goût douteux sur le torse, ce qui, pour le coup, serait du plus bel effet).

Enfin, tant pis, c'est fait... Si ça se trouve ils ont payé des millions d'euros à divers consultants et designers pour qu'ils pondent quelque chose de tellement pas connoté que ça ne ressemble à rien, pour se retrouver au final avec une version stylisée de la kryptonite rouge, mais c'est pas grave, c'est de l'humanitaire.

04/12/2005

Ils sont trop verts, bonbons pour les goujats...

Les additifs alimentaires sont, de nos jours, une chose merveilleuse... Je dis ça parce qu'ils sont chimiques, synthétiques, traités et comestibles (au moins un peu), et que ça évite d'emprunter à la nature quelques unes de ses parties les plus dégoûtantes et les plus abjectes.

Saviez-vous par exemple que le rouge des bonbons haribo (et autres) était issu de la cochenille, une sorte de chenille rouge (sans blague), mais qu'il est de nos jours traité, purifié et amélioré en laboratoire ? Qu'on emploie encore comme aphrodisiaque la cantharide, ou "mouche d'espagne", un insecte bleuâtre, pilé ?

Encore plus fort, on a utilisé l'arsenic au XIXe siècle comme colorant, non seulement pour les vêtements et les objets, mais pour certains aliments ! Et pourquoi s'en priver ? c'est vrai que c'est un si joli bleu-vert. Et depuis le temps qu'on l'utilise, les polices du monde entier la connaissent très bien.

Rappellons à ceux qui ne le sauraient pas que l'arsenic est un poison mortel pour l'homme et à peu près tout ce qui vit, et que c'est un minéral parfaitement naturel, tout comme le plomb, un autre poison. Comme ce n'est pas une toxine biologique, ses funestes propriétés ne sont pas détruites à la cuisson.

Voici une recette de bonbons à l'arsenic que vous pourrez essayer chez-vous... Du moins si vous arrivez à trouver de l'arsenic. Certains artistes peintres s'en servent encore, m'a-t-on dit, et c'est un produit courant dans l'industrie chimique. La pollution à l'arsenic cause d'ailleurs pas mal de dégâts humains.

Si vous ne trouvez pas, remplacez l'arsenic par du colorant vert, moins naturel, certes, mais bien moins fatal !

Bonbons à la menthe et à l'arsenic

Ingrédients:

400 g de sucre

5 cuiller à soupe de glucose liquide (sirop de sucre)

250 ml d'eau

1/2 cuiller à thé de crème de tartre

1/2 cuiller à thé d'huile de menthe poivrée (ou d'arôme menthe poivrée)

quelques gouttes d'arsenic (a remplacer par du colorant vert, bien entendu, pour m'éviter des ennuis avec la police. Sérieusement, ce n'est pas comme le sel ou le poivre, hein, c'est mortel. Oubliez l'arsenic...)

de l'huile... pour huiler

Accessoires:

Une poèle, une plaque chauffante, un thermomètre à sucre, des surfaces (des plaques de four sont idéales pour laisser durcir vos bonbons), deux assiettes et des récipients divers, des ciseaux, une pelle à tarte, une spatule en métal ou, idéalement, un couteau d'artiste peintre.

Préparation:

Huilez deux grandes assiettes et réservez.

Mélangez le sucre et le sirop de sucre dans une poele dotée d'un rebord (une poele pour déglacer les viandes et faire les sauces est idéale).

Ajoutez l'eau et touillez à feu doux jusqu'à ce que le sucre se soit dissout.

Ajoutez la crème de tartre, portez à ébullition et continuez de faire bouillir jusqu'à ce que le sucre ait atteint une température de 140°C (utilisez le thermomètre à sucre).

Vous pouvez tester le mélange en en lâchant quelques gouttes dans un bol d'eau glacée, le mélange devrait devenir friable.

Retirez la poele du feu et ajoutez la menthe poivrée.

Divisez le mélange à parts égales sur les assiettes (attention, c'est très très très chaud !).

En utilisant un couteau pour artiste huilé au préalable, ajoutez le colorant vert (et c'est le moment de ne pas ajouter la moindre quantité d'arsenic quelle qu'elle soit) sur une moitié du mélange (c'est à dire une assiette), en tournant bien pour distribuer la couleur partout.

La préparation doit maintenant reposer jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment froide pour être manipulée.

Profitez-en pour huiler les instruments dont vous aurez besoin pour la suite : les ciseaux, et les surfaces sur lesquelles vous travaillez, et celle sur laquelle vous allez laisser durcir les bonbons.

Huilez vos doigts (idéalement, huilez vos gants en plastique fins), puis faites un long "boudin" à partir de chaque assiette, et allongez-les en une espèce de ficelle épaisse.

Vous devriez avoir deux boudins tièdes de mélange sucré, dont un seul est coloré en vert.

Surtout, travaillez vite...

Entortillez les deux ficelles ensemble, et découpez de petits bouts réguliers avec une paire de ciseaux huilés, toujours dans le même sens.

Laissez durcir les bonbons, puis enveloppez-les individuellement dans du papier ciré, ou tout autre type d'emballage qui n'adhère pas à la nourriture.

Se conserve à l'abri de l'air dans une boite en métal.

Et surtout, à aucun point dans cette recette ni dans aucune autre préparation culinaire quelle qu'elle soit vous ne devriez inclure de l'arsenic, parce que c'est vraiment très très fatal, et que même à petite dose c'est dangereux (j'ai mis les symptômes sous forme de diagramme ci-dessous). Bon appétit !

02/12/2005

Pauvre comme job

Je vois dans divers articles de presse et surtout à la télévision de plus en plus d'histoires d'entreprises qui ferment et d'employés laissés pour compte. Décidément, on ne dirait pas que le chômage baisse depuis sept mois. On doit être en période éléctorale, c'est pas possible autrement...

Entre autres témoignages allant du poignant au larmoyant, je ne m'explique pas qu'il y en ait de plus en plus d'un type particulier et absurde : "La fermeture n'est pas une surprise, mais cela fait (X années) que je travaille chez (l'entreprise machin), et je n'ai pas envie d'arrêter parce que j'aime travailler là."

Ce témoignage particulier (quelle que soit la façon dont il est énoncé) dénote une bétise absolue. Mais ab-so-lue. Premièrement, il est évident que personne ne veut arrêter de travailler... Surtout si on a un bon poste depuis quelques années, si possible avec de l'avancement en perspective.

Deuxièmement, quand une entreprise ferme, tout le monde est logé à la même enseigne, ancienneté ou pas. Le patron ne peut pas faire apparaître de l'argent par magie pour continuer de payer ses employés sans rien vendre, de même qu'il ne peut pas les payer à ne rien faire... Enfin, si, mais pas dans le privé.

Quand ça ne se vend pas, ça ne se vend pas... On ne fonde pas une entreprise pour le plaisir, et sûrement pas pour le plaisir de ses employés. Il peut arriver qu'un patron ou qu'un freelance fasse ce qu'il aime, mais en règle générale, on ne travaille pas pour le plaisir, salarié ou patron !

Troisièmement, que sert-il de le crier sur les toits ? A attirer l'attention des politiciens ? Une aide du gouvernement ne serait-elle pas mieux employée auprès de ceux qui font montre d'un peu plus de bonne volonté dans la recherche d'un autre travail, dans une situation déjà difficile ?

Quatrièmement, si la fermeture n'est une surprise pour personne, alors, pour qui aurait eu deux sous de jugeote, ce n'est pas un drame : Tous ont pu prendre les devants et chercher du travail pendant les derniers mois, voire les dernières années de déchéance de leur entreprise.

Je vous accorde que trouver du travail n'est pas chose facile, loin s'en faut, mais si c'est vraiment ce qu'on veut, il faut profiter de toutes les opportunités et s'y mettre dés que possible... A plus forte raison lorsqu'on est encore payé par une entreprise et pas par l'ANPE, un système dont trop de gens abusent.

Bon, on va encore me traiter de réac... Eh bien j'assume. Tant pis. Que voulez-vous, on ne se refait pas ! Cela dit, je doute que les gens de gauche qui ont conçu le système de l'ANPE, de la sécurité sociale et de tant d'autres avancées sociales qui font notre fierté, approuvent l'usage qu'on en fait à présent.

Dans tous les cas, ce type d'articles et de reportages télévisés ne sert pas à aider ces pauvres gens, mais à tenter de mobiliser les français quant à la question en vue d'interviews et d'élections, et à diffuser des histoires pseudo-humaines qui font de l'audimat.

Qui plus est, au chapitre de la manipulation médiatique (qui fait toujours les gorges chaudes dans tous les chats Internet et sur les campus), un tel article a le pouvoir de radicaliser les opinions de ceux qui le regardent : Qu'on soit pour ou contre, on ne peut pas rester indifférent face au matraquage.

D'ailleurs, regardez-moi. Mais ceci est une autre histoire...

01/12/2005

De l'utilité du lavage de cerveau des enfants

Noël approche, et avec lui la cohorte des gniards baveux en quête de cadeaux, presque revenus à leurs instincts primaux, n'écoutant que la mode, la télévision, et la bête à l'intérieur qui leur dit de rechercher la gratification immédiate... Oh, que j'adore cet aspect noir de l'âme des enfants, non encore réalisée, non encore policée !

Ce sont ces petites personnes qui sont les plus honnêtes avec elles-mêmes, en fin de compte :  Quoi qu'on en dise, les enfants ne sont pas forcément moins intelligents ou plus moraux, ni plus innocents que les adultes ; la différence majeure est qu'ils ont moins d'expérience, c'est tout.

Mon neveu a sorti depuis déjà quelques jours sa dernière édition de la traditionnelle liste épistolaire au Papa Noël, toujours un best-seller auprès des parents. Elle est étonnament brève pour un enfant aussi dégourdi : Elle ne fait qu'une page (pas besoin de mettre un index) et elle ne compte aucune arme lourde...

J'ai donc commencé la série d'emplettes destinées à contenter le petit monstre (en débordant allègrement... C'est vrai quoi, avec une seule page, comment voulez-vous gâter un gosse correctement pour que plus tard il en ait suffisamment de complexes pour être avantagé dans la vie ?) tant qu'il y a le moins de monde à le faire.

J'ai réalisé que beaucoup des objets de la liste étaient issus de la pollution télévisée et de l'amour maternel. Bon, la télé, passe encore. De toutes façons, il va criser s'il ne l'a pas, et tout le monde va se moquer de lui s'il ne suit pas la mode. Et je ne souffre pas qu'un mien neveu soit par ma faute lésé dans son apprentissage social.

Que les parents et grands parents influencent le gamin pour qu'il mette certaines choses sur la liste, pourquoi pas... Comme ils achètent ce qu'ils veulent, je ne vois pas trop l'intérêt, mais bon, admettons. Tout ça fait partie du jeu. Le problème ce sont les cadeaux qui infantilisent ou qui cèdent aux caprices régressifs.

Par exemple, certains livres et certains jouets sur la liste sont carrément pour les bébés, ou pour les petits couillons attardés difficiles, ou pour ceux a qui leurs parents ne parlent pas et n'apprennent rien en dehors de l'école. A cinq ans, il est tout de même temps d'acheter les jouets destinés aux enfants de huit ans !

Soyons sérieux... Je suis élitiste, j'aime que mon neveu fasse partie de l'élite aussi. Je suis persuadé que ses parents l'élèvent très bien, mais je n'achèterai pas de cadeaux bébêtes... Comme si j'avais appris quoi que ce soit en classe que je ne savais pas déjà par ailleurs entre la maternelle et le lycée !

Allons donc, on voudrait qu'il annone péniblement à six ans comme ses petits camarades des écoles publiques crasseuses au niveau abyssal, au lieu de découvrir la littérature par des textes faciles mais déjà intéressants comme, au hasard, Bilbo le Hobbit ? Heureusement qu'il est dans le privé.

Tout ça pour dire, et je ne veux dénigrer personne (Enfin si, je veux dénigrer, insulter, rabaisser, écrabouiller tous ceux qui ne pensent pas comme moi sur ce point, d'ailleurs, parce que les enfants c'est sacré, tout de même...) que si vous ne traitez pas les enfants comme intelligents, ils ne le deviennent pas.

Posté par Elromanozo à 18:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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